Reportage

Foo Fighters, Broken Leg Tour : une jambe de bois mais le feu sacré !

Cologne (Lanxess Arena), le 06-11-2015

Dimanche 8 novembre 2015



L’image a fait le tour du monde, et pas seulement dans la sphère Rock : le 12 juin dernier, Dave Grohl réalise une chute aussi surprenante que spectaculaire durant le deuxième morceau du concert de Foo Fighters
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donné ce soir-là en Suède. La jambe cassée, il remonte sur scène après un long intermède assuré par ses fidèles musiciens, pour finalement annuler la suite de la tournée, Werchter y compris.



Mais Mr Nice Guy fait partie des bienheureux sachant prendre la vie du bon côté et transformer les menaces en opportunité. La suite de la tournée, aux US, se voit alors rebaptisée Broken Leg Tour, et c’est bien sous ce patronyme facétieux que les Foo Fighters
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reviennent en Europe cinq mois après le "drame" pour donner onze concerts exceptionnels le temps d’une courte tournée.



Aucune date en Belgique ou au Luxembourg, et Paris en semaine : direction donc la Lanxess Arena de Cologne en ce doux vendredi soir de début novembre pour voir comment se portent Dave et ses Foo’s, au sortir de cet épisode rocambolesque, mais aussi d’un Sonic Highways en demi-teinte, au sentiment d’inachevé malgré quelques excellents moments.



S’élevant à l’Est de Cologne, la Lanxess Arena affiche ce soir complet de ses presque 20000 places. Le camp de base de la VfL Gummersbach (Handball), et de la Kölner Haie (Hockey) s’habitue à accueillir les grands événements du genre, rock, pop ou variété, mais cette venue des Foo Fighters
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reste un bel évènement, salué comme il se doit par des panneaux à l’entrée de la ville. En arrivant sur les lieux, la présence extérieure de la salle impose autant que la configuration du quartier, entre parking géant, hôtels et... escaliers en tout genre. Après avoir traversé la foule et monté les marches vers le paradis du rock (pour ce soir en tout cas), nous voici donc à l’intérieur de la bête.



Autant la facilité avec la laquelle les Allemands organisent l’accès au site et à la salle fascine, tout comme d’ailleurs les multiples kiosques permettant de se restaurer et de s’hydrater, autant je suis resté longtemps perplexe devant le système de placement permettant de gagner nos places. Mais qu’importe, Trombone Shorty a déjà commencé son set et je dois bien avouer être assez déçu quant à ce choix de tour support pour un événement de cet importance. Le concert reste sympathique, les covers de Rage Against The Machine
Rage Against The Machine


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(Bulls On Parade) et Green Day
Green Day


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(Brain Stew) aussi, mais on attendait quelque chose de plus consistant et de raccord avec la soirée.



Les choses se concrétisent lorsque la bannière des Foo Fighters
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se déploie enfin, accompagnée de l’inévitable et naturel bruissement du public. Une bannière qui s’avère être en fait un rideau, pour une entrée qui sera donc classico-spectaculaire... tout en espérant que le tomber de rideau ne connaisse pas le même incident que la veille à Amsterdam, où le groupe dut recommencer son premier titre.



Et quel premier titre, quelle entrée en matière ! Après les premières invectives lancées par un Dave manifestement très remonté avant même d’émettre la moindre note, c’est bien le fameux, l’immense, Everlong qui résonne dans les travées de la Lanxess Arena. Evidemment, démarrer par un tel chef d’oeuvre provoque autant de clameurs que (presque) d’inquiétude, tant ce morceau emblématique constitue généralement une fort belle conclusion. Mais nous y reviendrons.



Alors que le rideau tombe sous l’effet des premières notes vivement assénées, la qualité de la production proposée ce soir saisit immédiatement : superbes lights, écrans géants et son (imparfait mais) plus agréable que prévu pour une salle de cette taille se combinent pour créer cette sensation de frisson propre aux grands événements. Démarrer par un Everlong de ce niveau et doté d’une telle mise en forme, voilà qui suscite immédiatement l’excitation générale. Frissons garantis.



Une excitation qui ne faiblit en rien pour cette première partie de concert puisque les hits s’enchaînent : le nerveux Monkey Wrench, le sucré Learn To Fly, le récent Something for Nothing, sans oublier The Pretender... quel démarrage en trombe ! Entre les morceaux, tous illustrés par un jeu de lumière propre voire des projections spécifiques (comme la radio de la fameuse jambe cassée, ou ces jeux d’images sur les écrans géants), Dave joue son rôle de showman enduit de son habituel talent, aussi pro que délirant. Tantôt en rappelant les circonstances de l’accident, tantôt en promettant une longue nuit de rock’n’roll, il sait comment se mettre un public dans la poche et faire redoubler d’intensité une ambiance qui n’en manque pourtant pas.



Ceci au risque d’étirer artificiellement certains morceaux, à la manière d’un Billy Joe de Green Day
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. Ainsi, avant de se muer en un superbe instant de communion illuminé par les smartphones du public, Big Me s’introduit par une longue présentation-hommage de l’équipe accompagnant le groupe en tournée. Jusqu’au nouvel meilleur ami de Dave, qui lui a conçu ce trône particulier lui permettant d’effectuer ses concerts assis. Joliment illuminé et intelligemment motorisé de façon à pouvoir parcourir l’avancée de la scène dans le public, ce siège participe à la grandeur de la production mais surprend presque si on considère que le stage dive ultime de Dave a eu lieu il y a cinq mois déjà.



Tout aussi longuette, la présentation du line up à laquelle nous n’échappons pas, après le généreux Congregation (une réussite en live) et l’entrainant Walk, a au moins le mérite de ne pas s’accompagner de ce chapelet de covers auquel les Foo s’abandonnent un peu trop depuis l’été dernier. La certaine mise en valeur des musiciens de Foo Fighters
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restant un moment appréciable puisque les Pat Smear, Nate Mendel, Taylor Hawkins et Chris Shiflett sont loin d'être en reste quant au succès du groupe.



Mais puisque ce milieu de concert marque un certain decrescendo dans l’intensité proposée ce soir, on accueille avec soulagement un My Hero tonitruant, enchainé avec un Times Like These gracieux dans un dyptique morceau enlevé/morceau posé caractérisant cette deuxième partie de concert peu avare en hits : Breakout, repris a capela par le public fou furieux, Arlandria, Skin and Bones. Et puis la "chanson d’amour" (dixit Dave) All My Life vient relancer les débats, rapidement repris via These Days, puis un White Limo ultra-énervé rendant bien justice à Wasting Lights, très représenté ce soir.



La fin du concert approche, mais Dave Grohl l’explique, les Foo Fighters
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ne sont pas du genre à jouer au faux rappel. Autant dire qu’il faut profiter à fond des instants restants et c’est avec surprise et bonheur que l’on entend vibrer les premières notes d’un magnifique Aurora, tout en ambiance. L’enchainement avec le cultissime This Is A Call n’en est que plus dantesque, tout autant que ces lights et projections rappelant la douce époque du premier album (plus de vingt années que le groupe existe, Dave le rappelle d’ailleurs plusieurs fois ce soir). Juste le temps de s’envoyer la désormais traditionnelle cover de Pink Floyd
Pink Floyd


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(In The Flesh ?) que la conclusion arrive déjà : alors, Everlong ayant déjà été jouée en ouverture, quel autre morceau de bravoure que Best of You pour achever ce set épique ? Aucun à vrai dire. Un choix payant.



Au moment de saluer le public et de repartir, Dave Grohl effectue quand-même quelques pas à l’aide de son attelle et vient marquer la fin d’un concert monumental auquel rien n’a manqué. Une telle pelletée de tubes, un groupe à ce point en osmose et doté d’une aussi belle production ne pouvait que réussir. Définitivement le plus grand groupe de rock actuel : grandiose !



Setlist :
Everlong
Monkey Wrench
Learn to Fly
Something From Nothing
The Pretender
Big Me
Congregation
Walk
Cold Day in the Sun
My Hero
Times Like These
Breakout
Arlandria
Skin and Bones
All My Life
These Days
White Limo
Aurora
This Is a Call
In the Flesh?
Best of You


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