Alors que la fin de leur tournée marathon à travers l'Europe approchait à grands pas, cette date bruxelloise aura tenu toutes ses promesses. Et s'il aura fallu arriver tôt pour assister aux shows de Horisont et de Satan's Satyrs, c'est pendant le concert des Californiens de The Shrine que l'ambiance est réellement montée d'un cran. Remuant et dans une forme olympique après pourtant plus de 35 dates assumées en à peine plus d'un mois, le trio outre-atlantique entame son set par le très entraînant "Tripping Corpse", extrait de l'album Bless Off, sorti il y a un an. Dans le public il n'en faut pas plus pour que la sauce prenne. C'est parti pour 40 minutes de folie pendant lesquelles The Shrine aura assumé à merveille son rôle de first act pour les Berlinois de Kadavar. A noter que le groupe sortira son prochain effort dans le courant du mois de janvier 2016.

Forts de trois albums, dont le dernier, intitulé Berlin, est sorti cet été chez Nuclear Blast, les Allemands de Kadavar affichent également une forme des grand jours. Sur scène, quelques triangles lumineux rappelant le logo du groupe, des amplis et une batterie. Sobriété et simplicité au menu, il ne faut rien de plus. Dès les premières notes, Kadavar impressionne. Derrière ses fûts, sur lesquels il martèle comme si sa vie en dépendait, Christoph Bartelt, aka Tiger, se la joue en patron. Puissantes, précises et quasiment orgasmiques, ses frappes ne diminuent pas d'intensité au fil des morceaux. De son côté, Christoph Lindemann, aka Lupus, en jette tout autant sur le manche de sa six cordes. Derrière toutes ces mèches blondes se cache un talent indéniable et la quasi totalité des morceaux de Berlin qui auront été joués ne viendront que le confirmer. Dans la fosse, chaque titre joué provoque un festival de mouvements de cervicales et de poings qui se lèvent. Après près d'une heure de concert, la chaleur qui s'est installée dans le VK en devient presque étouffante. Les visages que l'ont croise perlent de sueur, mais affichent tous une banane d'enfer, tout comme celle que l'on retrouve entre les poils de barbe des trois extraterrestres berlinois qui peuvent se targuer, une fois encore, d'avoir fait plus qu'assurer. Et si certains en doutaient encore, oui Kadavar fait bien partie des gros bras de ce mouvement revival 70's qu'ils parviennent d'ailleurs à alimenter d'une bien belle manière.



