Reportage

Zakk Wylde + Jared James Jones : le marathon rock’n’roll !

Luxembourg (Den Atelier), le 28-05-2016

Dimanche 29 mai 2016



Jour de marathon ! Oui, le traditionnel et annuel marathon de Luxembourg a lieu ce soir, mais les amateurs de Rock, eux, se sont donnés rendez-vous à l’Atelier de Luxembourg pour suivre une toute autre épeuve d’endurance, menée par le charismatique Zakk Wylde
Zakk Wylde


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. Les (nombreuses) vestes à l’effigie du groupe principal de Zakk sont donc de sortie, pourtant, point de Black Label Society
Black Label Society


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cette fois (quoique...), mais un show « solo » (ha ha !) en support de son Book of Shadows II. Une suite à un premier volet sorti en 1996 (déjà) et un exercice acoustique plutôt réussi dans sa version studio, qui méritait bien d’être défendu sur scène.



Peu à peu, Jared James Nichols
Jared James Nichols


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devient un grand habitué des premières parties de luxe (ZZ Top
ZZ Top


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, Lynyrd Skynyrd
Lynyrd Skynyrd


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, Glenn Hughes
Glenn Hughes


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,...) et ça se sent. Très à l’aise (« are you ready to rock ? ») et ravi de participer à cette tournée (il me le confirmait quelques minutes avant en interview), l’Américain a à cœur de livrer un set aussi enlevé que fun, à l’image de son dernier single en date, Don’t You Try, qui ouvre le concert de ce soir. Le son s’avère des plus consistants et met en valeur d’emblée le jeu si caractéristique de Jared, entre heavy Blues et pur Rock, ainsi que sa section rythmique imprenable. L’assise procurée par le duo basse/batterie s’avère sidérante de qualité, et fait même figure de révélation de la soirée. Quelle densité !



Mais c’est évidemment Jared qui se distingue le plus durant ce set, notamment par le biais de plusieurs solos parfaitement exécutés et durant lesquels le jeune guitariste semble comme en communion parfaite avec son instrument (Crazy). Ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une belle interaction avec le public, notamment pour Can You Feel It, repris en chœur à sa demande. Un public qui ne peine pas à répondre à ces sollicitations directes, et qui par ailleurs conclut les très bons moments de ce concert (Blackfoot, qui alterne passages enjoués ou heavy, ou Playing for Keeps) d’acclamations méritées. Unique cover interprétée ce soir, Rock and Roll, Hoochie Koo (Johnny Winter And) vient montrer aussi comment ce power trio aime procurer du fun avec ces moments bien rock’n’oll (c’est le cas de le dire). A revoir en tête d’affiche, peut-être dès la fin de cette année !



The Book of Souls II a beau être un album acoustique (bardé de solos électriques, certes), cela n’empêche pas Zakk Wylde
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de se promener avec toute sa collection de guitares électriques signatures. Au fur et à mesure que la scène se prépare (interminablement) et voit défiler nombre de roadies aux couleurs de Black Label Society
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(sans parler du merch, principalement à l’effigie du chapitre), on comprend rapidement que c’est l’équipe habituelle qui va œuvrer ce soir. Ce qui s’applique également au line up, puisque nous retrouvons John DeServio à la basse, Jeff Fabb à la batterie et le multi-instrumentaliste surdoué Dario Lorina au piano et aux guitares.



Au moins les fans se retrouvent en terrain connu et se font bruyamment entendre dès l’extinction des lumières. Zakk provoque indéniablement une certaine attente, et son charisme illumine la scène dès l’apparition de sa silhouette massive surplombée d’un chapeau melon. Ne perdant pas une seconde, il entame Sold My Soul, issu du premier Book of Shadows... à la guitare électrique. Et puisque Zakk reste Zakk, ce premier morceau lui offre sa première opportunité de solo rallongé à loisir, à force d’effets spectaculaires destinés à (se) faire plaisir (aux fans) : guitare derrière la nuque, avec les dents, pourquoi se priver ?

Une longue entame suivie du tiercé introduction de Book of Shadows II (Autumn Changes, Tears of December, Lay Me Down) reprenant peu ou prou la même recette, à la très agréable mise en forme sonore : arrangements au piano, couplets électro-acoustiques et solos endiablés se succèdent ainsi durant près de 30 minutes.


(crédits : PHOTOGROOVE)

Les transitions entre ce volet II et son prédécesseur né vingt années plus tôt s’opèrent des plus facilement. Ainsi l'atteste la doublette Road Back Home / Yesterday’s Tears, également l’occasion de s’amuser de voir ces nombreux Metalheads et autres bikers dodeliner de la tête le long de ces douces chansons.

Un autre (long) solo, puis une nouvelle oscillation ouatée entre les deux volets du répertoire solo de Zakk : Between Heaven and Hell d’abord, puis l’excellent Darkest Hour, et son solo épique. Difficile de bouder son plaisir: Zakk fait ce qu’il sait faire et ce pourquoi nombre de ses fans ont répondu présent ce soir. S’installant aussi au piano (laissant ainsi Dario Lorina briller) ou s’armant de son harmonica, notre guitar hero donne plus de variations à son set qu’il n’y parait, et lui confère même un moment fort quand il descend réaliser un nouveau solo dans le public en préambule à Throwin’ It All Away.

Plus posée, la deuxième partie du set joué ce soir confine à la mélancolie et montre un Zakk presque plus fragile, consacrant un effort important à son chant (Dead as Yesterday, Eyes of Burden, et surtout War Beyond Empty). Peu communicatif avec le public mais n’oubliant ni de présenter son line up, ni d’en appeler au « Luxembourg Chapter » en fin de set, il choisit de conclure un concert qui commence, il est vrai, à trop s’étirer par The King (l’occasion d’une nouvelle mémorable prestation au piano), suivi de Lost Prayer et du hit attendu, Sleeping Dogs.


(crédits : PHOTOGROOVE)

Un très bon concert pour un Zakk qui évolue avec une certaine grâce dans son répertoire plus personnel, et, puisqu’il n’evite pas ses écueils habituels (solos étirés notamment), se tient bien mieux dans cette configuration club qu’en festival, où le gaillard gagnera à densifier sa setlist pour rester efficace. Un excellent moment pour qui sait à quoi s’attendre en tout cas.

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