Reportage

Ieperfest 2005 : le samedi

Ypres (Ieperfest), le 27-08-2005

Dimanche 28 août 2005

Vu la répartition des groupes sur l'affiche de cette année, je ne ratais pas grand chose en y allant que le samedi... Les groupes du matin jouaient dans une petite salle à 2 minutes de la grande scène car un truc militaire se déroulait pas loin et fallait pas les déranger... La grande scène ne serait de nouveau occupée qu'à partir de 16h pour Deadlock...

Arrivés vers 12h30 on a raté un groupe de moshing hardcore et un truc all-girl youth crew band, rien de mortel quoi ! Le temps de payer l'entrée et on se prépare pour Ikaros qui va commencer sur la petite scène. Ikaros, c'est le nouveau groupe de David et Günnar ex-Leiah, dans une veine toujours très emo-pop... La salle était quasi vide, le public étant vraisemblablement venu voir des trucs plus metal. Concert assez sympa, leur album vient de sortir et les morceaux ont l'air bien foutus. Présence d'un clavier, au son parfois assez 80's qui ajoute de bonnes ambiances aux morceaux.

Amanda Woodward ensuite, je pensais voir une salle quasi-vide vu le style un peu différent et leurs textes en français. Mais non, salle comble, ça se bouscule pour rentrer, apparemment il y a pas mal de français dans la salle qui connaissent les paroles. Le son est nickel et l'accueil est remarquable, tout le monde semble avoir apprécié le groupe qui s'est bien donné sur scène. Ils repartent après un set un peu court (timing oblige) sous les acclamations.

Minus45degrees suivra, jeune groupe fraîchement signé sur Genet Records... Un metalcore très actuel avec quelques passages un chouilla chaotiques, le chanteur a une très bonne voix mais j'accroche moyennement... J'en profite pour aller un peu dehors voir un match de foot de cadets sur le terrain voisin.

The Je Ne Sais Quoi, ce groupe suédois qui nous joue un truc assez difficile à définir... C'est emo sans être emo, pop sans être pop, y a un clavier, des maracas, un tambourin, 2 batteurs, et 2 voix. Une masculine et une féminine. Je connaissais un peu leur album et ça m'a franchement botté, c'est sans prétention mais c'est frais et ça change de ces grosses brutes !

J'étais un peu venu pour eux, car leurs concerts sont toujours d'une intensité et d'une lourdeur incroyables. Je parle d'Amen Ra. Manifestement je n'étais pas le seul à les attendre car à peine le set précédent terminé, les gens commencent à s'amasser au devant de la scène. Quand ils commencent c'est avec une toute autre ambiance : tout éteint sauf 4 petits néons blancs posés sur la scène. Leur set commence et là c'est l'assommoir, ils jouent déjà très fort et l'ampleur de leur musique devient hypnotique. Le set est parfait, je ne vois pas trop quoi en dire d'autre. Les nouveaux morceaux sont encore mieux que les anciens et le LP est enfin sorti... Haaaaaaaa Am Kreuz... Mon concert de la journée, et de loin !

Malheureusement, vu le retard accumulé sur la petite scène (1h30) on a raté Deadsoil sur la grande scène et on arrive juste pour le dernier morceaux de Beecher. C'est beaucoup trop court pour en dire quelque chose. En sortant de la petite scène le son sur la grande a l'air vraiment épuré, ça manque de pêche et là je comprends que je vais passer le reste de la journée à mater des concerts de loin.

Reflux joue juste après, d'après le descriptif c'est des guitar-heroes, des bass-heroes et des drum-heroes... Pas mon truc en tout cas, mais bon sur scène faut bien avouer que c'est hyper impressionnant, ces gars-là alignent des parties hyper complexes sans sourciller, sauf le bassiste qui a gardé pour lui tout le potentiel frime du groupe. Techniquement c'est balaise mais musicalement j'accroche moyennement, ça ne m'emballe pas plus que ça.

Born/Dead, bah c'est du punk-crust et je ne suis vraiment pas fan. Mais y avait des gars qui dansaient et c'était drôle.

Rejuvenate... Rejuvenate... Non, passons au suivant.

Deadsoil, du metalcore bien foutu, un bon jeu de scène et des gars motivés, mais y a rien à faire j'ai l'impression que tout se ressemble dans ce style et j'ai un peu de mal.

Starkweather, c'est eux qui sont en tournée avec Amen Ra. J'avais entendu un morceau qui avait l'air chouette et tout le monde en parlait comme si ce serait la grosse claque de la journée. Au final c'était (encore une fois) du metalcore somme toute assez classique et ça manque un peu d'inspiration.

Do Or Die. Mmmmm. C'est bizarre, Do Or Die à l'Ieperfest. Non mais tant qu'à faire jouer un groupe wallon il aurait pu trouver autre chose... Le discours est simpliste et la musique aussi, heureusement que le pit est assez gros, c'est fun à regarder et ça faisait longtemps. Spéciale dédicade au type déguisé en lapin géant.

On termine cette journée par Darkest Hour. J'aime beaucoup l'album Hidden Hands of a Sadist Nation, mais ils ont un peu fait l'impasse sur ces morcaux j'ai l'impression. Si au début je suis assez emballé, après 2/3 morceaux le style est quand même assez répétitif et je regrette vraiment qu'ils ne jouent les morceaux que j'aime. Un type a quand même tenté un slam du haut des enceintes, comme dirait le batteur, I hope this guy's alive ! Hey man are you ok ? Il est fun le batteur, je m'étais déjà dit ça en matant des videos. Ils jouent malgré la première piste de Hidden Hands en rappel, me voilà un peu consolé mais un peu déçu de ne pas avoir eu droit à Oklahoma.

En résumé, j'aurais franchement pu quitter le fest à 17h en ayant vu ce que je voulais voir car je n'ai pas vraiment fait de découvertes intéressantes... Heureusement qu'il y avait la petite scène du matin pour sauver la journée !
TU AS AIME ? PARTAGE !
Google +
Twitter
Facebook
Whatsapp
E-mail
E-mail
Google +
Twitter
Facebook
AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

► AU MEME CONCERT

► COMMENTAIRES

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter !

Soit en deux clics via Facebook :

image

Soit via l'inscription classique (mais efficace) :

image

► A VOIR ENSUITE