Reportage

Emptiness a plutôt bien porté son nom

Bruxelles (Botanique), le 30-03-2017

Dimanche 2 avril 2017

Emptiness a sorti récemment avec Not For Music une vraie perle noire que le groupe bruxellois présentait ce jeudi « à domicile », au Botanique, avec un plateau tout aussi local et plutôt alléchant. Difficile de rater ça, le groupe étant assez clairement une des valeurs montantes du metal sombre à la belge...



Depuis Nothing But The Whole, Emptiness
Emptiness


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a entamé une mue assez nette qui l'éloigne du metal « extrême », aux confins du death et du black atmosphérique, pratiqué à ses débuts. Not For Music a confirmé cette évolution avec de plus en plus d'ambiances rappelant la musique darkwave, coldwave et gothique tout en conservant la crasse d'un black metal atmosphérique assez minimaliste. Un vrai OVNI qui conserve aussi dans son esprit ce côté malsain et résolument obscur propre à la scène belge emmenée par la Church of Ra, notamment.
J'avais loupé le concert du groupe au Eindhoven Metal Meeting, lui privilégiant Tiamat
Tiamat


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. Au vu du compte-rendu dithyrambique de Matthias (report ici: http://www.shootmeagain.com/livereports/842_eindhovenmetalmeetingjour2louesoitbatushka ), j'avais toutefois quelques regrets et je n'ai évidemment pas manqué l'occasion de venir découvrir (hé oui) le Botanique par la même occasion – d'autant que l'affiche, avec un Bonepipe
Bonepipe


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qui m'avait fait forte impression en ouverture d'Urfaust
Urfaust


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au M4, est aussi cohérente qu'alléchante.

Premier constat : le bâtiment, déjà très joli de l'extérieur, vaut vraiment le coup d'oeil... mais l'idée que des concerts, a fortiori de metal, s'y déroulent va continuer à me surprendre longtemps. D'autant que la scène de la Rotonde, où se déroulait la soirée, est aussi petite que mal fichue à mes yeux. Inconfortable, surchauffée, bref pas du tout ma tasse de thé – mais c'est tout personnel. Après tout, je fais partie de ceux qui évitent autant que possible les concerts à l'AB tant je trouve cette salle insupportable... je dois donc être spécial.
Reste qu'au moment d'aller voir Bonepipe
Bonepipe


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, je déchante aussi concernant le son, terriblement faible pour ce style musical. La voix du chanteur, part importante de la puissance du groupe, est comme en sourdine, tandis qu'à aucun moment je ne retrouve ce côté malsain qui m'avait tant bluffé au Magasin 4. De même, je ne sais pas si c'est l'éclairage ou la disposition de la salle qui empêche d'apprécier pleinement les images projetées derrière le groupe, que j'avais trouvées plutôt immersives et qui sont ici au mieux anecdotiques. Bref : zéro pointé et je ne pense pas que ce soit la faute de Bonepipe
Bonepipe


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.



Fort heureusement, Bathsheba
Bathsheba


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s'en sortira mieux grâce au charisme indéniable de sa chanteuse Michelle Nocon, sorte d'incantatrice ténébreuse aux envolées vocales parfois doom, parfois plus rugueuses sur des riffs massifs qui, enfin, nous sortent de notre torpeur. La musique de Bathsheba
Bathsheba


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s'inscrit nettement dans cette mouvance « occult » qui pullule en ce moment, mâtinée des habituelles touches de sludge et de post-machin qui pourront bien finir par lasser à un moment mais font toujours leur petit effet en live. Solide.



Reste à voir comment la tête d'affiche du jour s'en sortira. Emptiness
Emptiness


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débute le concert en douceur sur Meat Heart et ses notes darkwave et ambient du plus bel effet. Mais immédiatement, on se rend compte qu'il manque « quelque chose ». Les projections, comme pour Bonepipe
Bonepipe


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, sont mal mises en valeur, la voix de Jérémie Bezier est trop peu audible et le public semble au final peu réceptif, comme s'il était là par hasard. Les titres s'égrènent dans une ambiance qui, de plutôt solennelle, finira par devenir soporifique malgré les quelques sursauts que représentent les imparables Your Skin Won't Hide You et surtout l'extraordinaire Behind the Curtain, tiré de Nothing But the Whole. La musique d'Emptiness
Emptiness


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est devenu depuis deux albums nettement plus personnelle, pointue et intéressante, c'est un fait ; reste qu'elle nécessite un écrin adapté pour briller. Ce jeudi soir, le Botanique n'était clairement pas le bon endroit. Un coup dans l'eau.
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AUTEUR : Florent
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on é...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Agai...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...

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