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Live report 29-09-2017 par Guillaume 4 min de lecture

Rentrée Black à la Kulturfabrik avec Der Weg et Regarde Les Hommes Tomber

Et de trois ! Trois concerts luxembourgeois en moins d’une année pour Der Weg Einer Freiheit, déjà présent en cette chère Kulturfabrik de Esch-sur-Alzette en octobre 2016 pour clôturer la petite scène du Bang Your Head Luxembourg, puis en support de Heaven Shall Burn au printemps dernier (à l’Atelier cette fois). Depuis, Der Weg Einer Freiheit a sorti un album (Finisterre) encore une fois de grande qualité et se paye donc le luxe bien mérité d’une vraie tournée en tête d’affiche, partagée de surcroît avec les non moins excellents Regarde Les Hommes Tomber, pour une affiche 100% Black moderne à l’européenne.

Arrivé à la Kufa pile poil pour le début des hostilités, j’ai quand-même le temps de jeter un œil au merch’ plutôt sympa proposé ce soir, et d’avoir un joli aperçu du décor de scène et des lights à dominante rouge utilisés par Regarde Les Hommes Tomber, que je me réjouis de revoir après ce concert dantesque du Netherlands Deathfest 2017, et ce d'autant plus depuis l'annonce d'un supplément de temps de jeu suite à l'annulation d'Inter Arma. L’encens diffusé depuis quelques minutes finit de me mettre dans l’ambiance et le concert démarre enfin – non sans laisser passer une intro un peu longuette, qui sera vite oubliée tant la prestation de Regarde Les Hommes Tomber me glace le sang... dans le bon sens du terme si on peut dire. Dramatiquement intense et planant en diable, le show très carré des Français est complètement maîtrisé (on oubliera très vite les 2-3 réglages nécessaires au niveau du micro ou les quelques fausses notes). Il faut dire que la setlist quasi-exclusivement axée sur Exile sert de façon assez magnifique le concert proposé ce soir, et restitue surtout superbement cette ambiance à la fois oppressante et éthérée propre au groupe. On baigne totalement dans l’atmosphère dégagée par Regarde Les Hommes Tomber et on ressort de ce concert mentalement épuisé tout autant qu’inondé par l’aura qui se dégage de l’ensemble. Sacré voyage !



A peine le temps d’aller prendre l’air (et une bière… merci les amis) que Der Weg Einer Freiheit est déjà en pleine action, dégainant de manière assez surprenante ce petit Einkehr, excellent extrait de Stellar, plutôt groovy jusqu’à son break lumineux. Une entrée en matière suivie du maintenant classique Der Stille Fluss, un des titres phares des Allemands et qui produit toujours son petit effet, même s’il ne fut pas sonorisé de la plus belle des manières ce soir. Un petit défaut dans les guitares vite réparé, et l’occasion de rappeler d’ailleurs que Der Weg s’est (re)doté depuis cette année d’un bassiste live, un choix que l’on peut saluer et qui sert bien le groupe comme on peut s’en rendre compte dès Repulsion, autre extrait de Stellar joué ce soir, ou lors de l’interprétation d’autres morceaux plus anciens tels que Zeichen ou Ewigkeit.

Mais pour mon cinquième concert de Der Weg Einer Freiheit en un peu plus d’un an, et même si quelque part on peut saluer l’effort de passer ainsi en revue l’ensemble de cette riche discographie, j’attendais quelques modifications dans la setlist. Car Finisterre est passé par là, et permet effectivement à Der Weg de varier un tant soit peu ses effets comme en atteste l’enchainement des deux parties de l’épique Skepsis, ou encore l’interprétation d’Aufbruch, que l’on attendait plus logiquement en intro mais qui passe creme ainsi placé en fin de set, et ce malgré un chant clair à revoir.



Du reste, sur scène, Der Weg dégage toujours cette impression de majesté tranquille, enquillant sans peine ses pavés oscillant entre mélodies extensives et avalanche de tremolos dramatiques, bien noyés au sein de morceaux à la construction élaborée. Une caractéristique chère au groupe, mais qui n’évite cependant une certaine redondance d’un titre à l’autre.
Peu importe finalement, tant Der Weg Einer Freiheit se plait à livrer à nouveau un de ces concerts qui semblent raconter une histoire, bien loin d’un Black basique et bas du front. Un vrai show, recherché, qui créé sans difficulté un lien avec le public (qui a répondu présent ce soir à Esch), même en communiquant si peu, au point de générer une ovation bien méritée en fin de concert (tout comme pour Regarde Les Hommes Tomber plus tôt). De quoi motiver un rappel attendu et rendu avec l’hyper efficace Lichtmensch, conclusion presque tranquille de cette superbe soirée Black !

Remerciements à la Kulturfabrik et à The Schalltot Collective
Photos : Andre Condne

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