Reportage

Primordial enrhume la Kufa

Esch-sur-Alzette (Kulturfabrik), le 17-04-2018

Mercredi 18 avril 2018

Malgré une courte excursion effectuée au printemps 2016, les « vraies » tournées de Primordial
Primordial


Clique pour voir la fiche du groupe
en tête d’affiche sont devenues rares. Ces quelques dates printanières données en support du nouvel album (Exile Amongst the Ruins) constituent donc de véritables petits événements, renforcés par les supports de choix que sont Der Weg einer Freiheit
Der Weg einer Freiheit


Clique pour voir la fiche du groupe
et Moonsorrow
Moonsorrow


Clique pour voir la fiche du groupe
. Chic !



On se retrouve donc à l’heure dite pour ne pas manquer le set de Der Weg einer Freiheit
Der Weg einer Freiheit


Clique pour voir la fiche du groupe
, pourtant déjà vus plusieurs fois ces derniers mois dans la région : en ouverture de Heaven Shall Burn
Heaven Shall Burn


Clique pour voir la fiche du groupe
il y a un an environ ou encore en compagnie de Regarde Les Hommes Tomber
Regarde Les Hommes Tomber


Clique pour voir la fiche du groupe
en septembre dernier, Der Weg a fait plus que bonne impression à chaque fois. Depuis, Finisterre a eu le temps de mûrir dans nos esgourdes et les Allemands vont nous fournir une entrée en matière bien costaude même si la Kufa se remplit encore timidement en ce début de soirée (effet kiss cool du cafouillage lors du post Facebook annonçant le running order ?). Jouissant de toute la scène (et non d’un petit bout comme c’est malheureusement souvent le cas pour un groupe d’ouverture) et d’un temps de jeu conséquent (45 minutes !) Der Weg einer Freiheit
Der Weg einer Freiheit


Clique pour voir la fiche du groupe
a tout le temps d’installer son Black puissant et mélodique qui bénéficie en outre d’une sonorisation assez renversante (quoique plutôt étouffée au début) et de lights soutenus, comme ces grands renforts de stroboscope accompagnant le refrain de Skepsis. Puissance, émotion prégnante à chaque morceau, et même un Nikita Kamprad (toujours campé dans son éternel tshirt Dissection) particulièrement locace aujourd’hui. Bref, pas grand-chose à reprocher à Der Weg ce soir même si on aurait bien pris un petit Der Stille Fluss en rab !



Place à Moonsorrow
Moonsorrow


Clique pour voir la fiche du groupe
ensuite, qui va clairement répartir le public en deux camps : les fans du groupe manifestement acquis d’avance et lorgnant goulûment sur une setlist apparemment bien chiadée, et les autres, finalement peu enthousiasmés par ce Black Folk plutôt festif – voire pouet pouet diront certains. Assez peu connaisseur du groupe, je me contente d’assister au concert en mode découverte. Alors, passé l’effet amusant de voir des gaillards en corpsepaint se poiler et faire des blagues, ou de me rendre compte que se tient face à nous le sosie de Floki, on remarque d’emblée quelques riffs fort efficaces et un alliage entre chant Black et claviers mélodiques plutôt saisissant. Mais quelle longueur... Les morceaux répétitifs au possible s’enchainent durant plus d’une heure pour, en ce qui me concerne, plomber un peu cette soirée qui devait rester avant tout celle de Primordial
Primordial


Clique pour voir la fiche du groupe
.



Et nos Irlandais investissent enfin la scène vers 22h20 (!) pour nous livrer leur premier concert au Luxembourg, petit évènement à souligner considérant le long historique du groupe. Comme à son habitude, A.A. Nemtheanga, tout en guenilles et corpsepaint, attire les regards et nous lance son traditionnel et toujours électrisant « We are Primordial from the Republic of Ireland. Are you with us ? ». De quoi motiver un public, assez avide d’une bonne rasade de musique irlandaise, à défaut de Jameson.

Une soif bien étanchée par les hits classiques du groupe (As Rome Burns, No Grave Deep Enough, Gods to the Goddess,…) et par les nombreux extraits d’Exile Amongst the Ruins joués ce soir. Autant souligner tout de suite que si ce choix de mettre en valeur le dernier né de la discographie du groupe reste parfaitement compréhensible, il n’est pas sans impact sur la force du set proposé ce soir. Ainsi, si on apprécie en effet quelques unes des compos proposées (par exemple, To Hell or the Hangman, typique Primordial
Primordial


Clique pour voir la fiche du groupe
) il est indéniable qu’elles ne possèdent pas toutes la même intensité que le Primordial
Primordial


Clique pour voir la fiche du groupe
d’antan, celui qui faisait lever le poing au ciel sous les trombes d’eau du dernier Fall of Summer par exemple.

Ainsi, au fur et à mesure que s’égrènent les chansons on finit par se rendre compte tristement que ce concert ne tiendra pas toutes ses promesses. Outre ce choix de setlist fort éloigné du Primordial
Primordial


Clique pour voir la fiche du groupe
en mode ‘best of’ habituel, impossible également de ne pas souligner la performance moyenne de A.A. Nemtheanga au chant, tout charismatique qu’il soit. On lui pardonnera volontiers car le gaillard tient semble-t-il une bonne crève, mais ce défaut nuit forcément davantage à un concert de Primordial
Primordial


Clique pour voir la fiche du groupe
qu’il ne le ferait pour n’importe quel autre combo doté d’un braillard en chef. Restent néanmoins les quelques interventions assez drôles de notre ami, pointant du doigt ceux qui n’applaudissent pas assez en rythme à son goût, demandant le silence lors de l’introduction de certaines chansons ou encore s’étonnant de notre patience pour un mardi soir.



Une patience cependant un peu trop mise à l’épreuve puisque la salle se vide ostenssiblement en fin de set, avant même le duo de choc qui conclura la prestation de ce soir : les excellents The Coffin Ships et Empire Falls, repris en cœur par le public restant.
Comprenons-nous bien : Primordial
Primordial


Clique pour voir la fiche du groupe
reste un excellent groupe que l’on reverra avec plaisir sur scène. Mais avec si possible un Alan Averill plus en voix et une setlist plus équilibrée !

Remerciements à la Kulturfabrik
TU AS AIME ? PARTAGE !
Google +
Twitter
Facebook
Whatsapp
E-mail
E-mail
Google +
Twitter
Facebook
6

► COMMENTAIRES

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter !

Soit en deux clics via Facebook :

image

Soit via l'inscription classique (mais efficace) :

image

► A VOIR ENSUITE