
Dès l'entrée en scène de All Hail the Yeti, le public parsemé présent est embarqué dans l'ambiance d'Halloween avec l'arrivée du groupe dans des déguisements adoptés spécialement pour l'occasion. Le mot d'ordre est à la déconnade avec un interlude musical complètement déjanté entre chaque titre ; il s'agit tantôt d'un thème de far-west, tantôt d'une fontaine qui coule ou encore d'une dame qui semble éprouver bien du plaisir. Diverses interventions extérieures viennent en rajouter une couche, dont notamment un long-garou qui partagera la scène avec eux le temps d'un titre.
On s'amuse beaucoup, au détriment de leur musique qui mériterait plus d'attention. Le duo vocal entre le chanteur Connor Garritty et le bassiste Nicholas Diltz est impressionnant mais il est fort probable que le public ne retienne que l'aspect festif.

Après une brève pause, le public est présent en plus grand nombre pour le début du show de Billybio, nouveau groupe dont le frontman n'est nul autre que Billy Graziadei, connu pour sa participation à Powerflo mais surtout Biohazard. Nous avons droit à un mix entre des titres du premier album de Billybio, Feed the Fire, qui sortira le 30 novembre 2018 et des titres de Biohazard.
Après un début assez timide, l'énergie de Billy Graziadei produit son effet. Il n'hésite pas à descendre dans le public pour lancer un circle pit et réveille une audience qui devient rapidement déchaînée. Les titres de Billybio qui nous étaient jusqu'alors inconnus ont attisé notre curiosité, au point qu'on attend avec impatience la sortie de Feed the Fire afin d'apprécier le résultat de cette première production dans sa globalité ; certains titres manquaient d'originalité mais si l'album renferme l'énergie dégagée en live, Billybio en ravira plus d'un.

Avec plus d'une heure de retard sur le planning initial, Life of Agony débute enfin les hostilités du dernier acte de la soirée. Le public est complètement déchaîné au point qu’il est difficile de ne pas être transporté d’un côté à l’autre de la salle.
Le show se compose majoritairement de compositions de leur premier album, River Runs Red (1993). Ainsi, Life of Agony débute avec Through and Through, puis enchaîne avec My Eyes et Bad Seed. Le choix est assez suprenant étant donné la sortie récente du très bon A Place Where There’s No More Pain (2017).
Mina Caputo a une présence scénique hors norme qui ne peut que vous subjuguer. Elle est habitée et a un pouvoir hypnotique sur le foule qui lui mange dans la main. Veronica Bellino n’est pas en reste avec un solo de batterie absolument génialissime en introduction de Lost at 22.

La soirée touche tout doucement à sa fin avec l’intervention de Billy Graziadei qui refait son apparition pour interpréter Punishment en compagnie de Life of Agony. Il enflamme un peu plus l’audience en débutant le morceau en étant porté par la foule. Le final se compose de Method of Groove, Underground et River Runs Red.
La seule ombre au tableau de cette excellente soirée est le son perfectible pendant une partie de la prestation de Life of Agony ; même en se déplaçant à plusieurs endroits de la salle, le problème n’a pas été solutionné. Pour le reste, nous sommes conquis par cette soirée d’Halloween au Reflektor.


