Reportage

Idles : ''We are not a punk band''

Bruxelles (Botanique), le 01-11-2018

Vendredi 2 novembre 2018

En ce premier novembre, jour des Morts, on pourrait s’attendre par cliché à aller voir des sous-genres sombres du métal. Ce soir pourtant, nous avons choisi d’aller dans la soirée la plus énervée de Bruxelles. L’un des groupes britanniques qui aura marqué 2018 faisait une soldout au Botanique.

Après un premier passage plus discret, il y a 6 mois au même endroit, Idles
Idles


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arrivait en prince ce soir dans la capitale. Le complet de l’Orangerie se ressent bien, tant au bar que pour la première partie.

À 20H se lance le support, ça vient du sud de Londres et ça s’appelle John. Un duo guitare – batterie/voix, qui fait un punk-rock assez desert rock tant dans la voix du batteur que dans les riffs bien gras. Pour faire simple, dans ce groupe : les 2 membres se prénomment John et ensemble ils forment John. Pas besoin de chercher midi à 14 heures. Il est facile de se laisser entraîner par John avec un timbre digne du géant d’Orange Goblin
Orange Goblin


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et son jeu parfaitement exécuté sur ses fûts. L’autre John assure bien à la guitare, une dextérité qui reste simple purement rythmique pour bien s’accorder avec son partenaire. La demi-heure dont John (on s’y perd, non ?) bénéficie est très plaisante, bien qu’un peu trop dans la même tonalité. On apprécie, mais on demande tout de même plus de variations dans le set.

On a droit à un petit bonus de la part du Botanique ce soir : entre les concerts de l’Orangerie, le Witloof (cette jolie cave voûtée) nous offre Flasher. Flasher est l’un des groupes à surveiller pour les prochaines années, comme la moitié de ce qui se produit dans ce sous-sol, bien que techniquement pas l’endroit le plus performant. On profite donc d’une partie du set de 40min du jeune trio. Un punk-rock très indie, voir même un peu psyché qui rend magnifiquement sur album, mais en live n’est pas encore au point. Bien qu’il y ait ce petit « truc » à l’oreille pour la partie instrumentale, vocalement il y a du travail. On ne dira rien à propos du mixage, la salle n’aidant pas ce soir.

Il y a une raison, et pas des moindres, au fait de ne pas avoir écouté la fin de Flasher : Idles
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. Même si le quintet débarque avec presque 10 minutes de retard sur scène, on comprend vite qu’ils ne viennent pas pour rigoler. Une intro progressive qui est l’arrivée de chaque membre en jouant son instrument. Le public reste ne fait pas un bruit, c’est la définition du « calme avant la tempête ».
Avec seulement 2 albums au compteur, difficile de ne pas jouer quasi toute sa discographie. Pas moins de 10 titres sur les 12 que comporte Joy as an Act of Resistance, ainsi que 7 de Brutalism. Sur 1H15 de concert on nous balance 18 morceaux, aux 2 albums est venue s’ajouter Cry To Me en version purement british. Comme vous vous en doutez, ça valse sur scène, encore plus à voir les déhanchés des musiciens. C’est un avec réel plaisir que Idles
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nous offre toute son énergie. Joe et ses 4 comparses donnent tout dans une rage fiévreuse.

Des guitaristes qui sautent dans le public, un chanteur qui gobe littéralement son micro, des blagues, on sent que ça s’éclate bien sur scène. Le frontman (Joe) est hargneux, son groupe est bien engagé dans ses idées : anti Brexit, pro féministe, soutient aux immigrés, etc. Sans tomber dans le clivage politique, le groupe défend ses idées et un certain bon sens social. Pour la partie live c’est un superbe niveau avec un light show et un son qui ravivent la salle. Le pogo n’a pas une seule seconde de répits, les 5 gars de Bristol ne sont pas du genre à bavarder, ils restent dans l’adrénaline comme pour nous pousser au K.O. !

Il n’y a rien à redire, Idles
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domine complètement son concert et musicalement pour un aussi jeune groupe on ne peut que les féliciter, ce qui sera largement fait. C’est certainement l’un des groupes anglais qui aura marqué 2018. On devrait entendre encore plus parler s’ils sortent un 3ème disque d’un tel niveau, les grandes scènes vont rapidement ouvrir les portes à « ceux qui ne font pas du punk ».
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AUTEUR : Clément
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extr...
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extrêmes et alternatives tout de même malgré un bon éclectisme. Jeune de la génération Y, il laisse avec plaisir les sonorités sorties des méandres de l'internet 2.0 se faire entendre. Mais la vie...
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extrêmes et alternatives tout de même malgré un bon éclectisme. Jeune de la génération Y, il laisse avec plaisir les sonorités sorties des méandres de l'internet 2.0 se faire entendre. Mais la vie n'est pas pas que virtuelle et heureusement d'ailleurs, les concerts et festivals restent un plaisir inébranlable...
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extrêmes et alternatives tout de même malgré un bon éclectisme. Jeune de la génération Y, il laisse avec plaisir les sonorités sorties des méandres de l'internet 2.0 se faire entendre. Mais la vie n'est pas pas que virtuelle et heureusement d'ailleurs, les concerts et festivals restent un plaisir inébranlable d'écouter et partager la musique selon lui. ...
Etudiant en journalisme à l'IHECS. C'est un véritable dévoreur de musiques sous beaucoup de formes, avec une grosse dominante sur les musiques extrêmes et alternatives tout de même malgré un bon éclectisme. Jeune de la génération Y, il laisse avec plaisir les sonorités sorties des méandres de l'internet 2.0 se faire entendre. Mais la vie n'est pas pas que virtuelle et heureusement d'ailleurs, les concerts et festivals restent un plaisir inébranlable d'écouter et partager la musique selon lui. ...

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