Horizons débute sur une intro, très électro et d’influence industrielle. Origines conjugue bien samples et instruments avant d’attaquer Ardente Désillusion. On retrouve encore cette touche industrielle avec son synthé assez pop (on pourrait y voir une référence à Rammstein) ainsi qu’une autre grosse particularité.
Icarus Rising a fait le choix du chant/scream en français, assez rare dans ce milieu très anglophone en général. Pour résumer musicalement on reste sur du metalcore à penchant fort metal, accompagné de passage mélodiques à voix claire.
Les instruments sont un bon mix de metal et –core, sans trop se compliquer la vie mais très efficace. Malgré que le scream ne soit pas toujours des mieux articulé, on hoche la tête avec plaisir sur L’aube du dernier jour, ou Entre l’ombre et la lumière. Des passages clairs et mélodiques viennent atténuer les larges zones propices au headbanging et mosh. Seul soucis sur cette voix claire : elle a la fâcheuse tendance à toujours monter en fin de phrase, ce qui à la longue devient très lassant.
Cependant un contre-exemple en chant est présent, Le syndrome d’Icare, ne tombe pas dans cette « erreur » et parvient donc à se hisser au rang du meilleur titre de Horizons.
Au niveau des paroles, on reste dans le même domaine que beaucoup de groupes de post-hardcore, métaphores en moins. L’Homme, ses ressentiments, le don de soi, sont au centre des textes. Des paroles parfois difficiles à saisir lors des screams comme sur le, pourtant musicalement touchant, dernier morceau : Fragments.
Au bout des 8 titres, on constate un EP cohérent, qui a ses qualités et ses défauts. Les Français de Icarus Rising ont bien bossé et ont surtout créé leur univers pour un premier grand saut dans le vide. Il ne leur reste plus qu’à nous impressionner durant cette descente et se poser sans encombre sur le sol de la pérennité.
France - metalcore
Rammstein