Jürgen Bartsch : Oh c'est vraiment excellent je dois dire. Déjà depuis le début. Hier, c'était la première soirée géniale avec des actions comme jeter des bateaux contre les murs et des trucs comme ça. On s'est faits jeter du festival ce qui n'était encore jamais arrivé. (rires) Donc oui, ça se passe très bien. C'est une chouette combinaison de personnes et ça se finit toujours tard si tu vois ce que je veux dire.
Quand on cherche des infos sur Bethlehem, la première chose qu'on voit est que vous avez eu pas mal de problèmes avec la police en Allemagne et aux États-Unis dans le passé. Est-ce que c'est la raison pour laquelle vous n'avez jamais fait de tournée ?
J.B. : Non, ça a plus à avoir avec les gens en général. Parce que tout le monde ne veut pas faire ça et malheureusement, certains anciens membres du groupe n'était pas intéressés par ça. Bethlehem n'a jamais été un groupe à proprement parler. C'était plus un ensemble d'individus. Chacun s'occupait de sa petite personne. Ça n'a jamais été possible de faire des concerts ou des tournées car on se serait entretués. (rires)
C'est la raison, en gros. C'est la première fois que j'ai l'impression que Bethlehem est un vrai groupe. Ça rend les choses possibles. On a fait notre premier concert aux États-Unis directement, devant des milliers de personnes. Ce n'est pas quelque chose que tout le monde peut faire.
Rogier Droog : Pour le premier concert, on a pris l'avion jusqu'à Madrid.
J.B. : Oui, le premier concert était à Madrid.

© John Gallardo
Votre musique a beaucoup changé depuis vos débuts. Elle est devenue plus moderne sur les derniers albums. Comment expliques-tu ça ? Est-ce une décision consciente ?
J.B. : Non, c'est juste la progression. Ça vient naturellement. On ne planifie pas la musique. Ça vient juste comme ça vient. On n'a jamais été intéressés par le fait de donner aux gens exactement ce qu'ils veulent. On fait ce qu'on veut.
Donc que jouez-vous lors de cette tournée ?
J.B. : En gros, on joue les trois premiers albums. Tu veux dire quelque chose peut-être ?
R.D. : Pendant cette tournée, étant donné que c'est la première fois qu'on joue en live, on retourne beaucoup dans le passé parce que Bethlehem a marqué son empreinte dans le passé, avant que je sois là. Et c'est quelque chose qu'on montre vraiment lors de cette tournée. Donc la setlist est beaucoup composée de morceaux des trois premiers albums et ensuite, on travaillera plus au prochain album. Ça sera comme une nouvelle ère pour Bethlehem une fois encore avec des choses que les gens n'ont jamais entendu avant. Pareil mais différent quand même.

© John Gallardo
Tu viens de parler du nouvel album. Où en êtes-vous ?
R.D. : C'est en cours. La plupart des paroles sont écrites, et c'est à nous après la tournée de commencer à assembler les pièces du puzzle. On verra où ça nous mène. Tu peux être sûre d'une chose, et c'est ce que j'adore à propos de ce groupe, c'est que ça ne se finira jamais comme prévu. Tout se fait très naturellement et le résultat pourrait être très différent de ce qu'on imaginait d'abord mais toujours aussi bien.
Donc maintenant, tu penses avoir le line-up parfait pour continuer avec ce groupe ?
J.B. : Oui, exactement.

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Avez-vous d'autres projets ?
J.B. : Non. Une fois que la tournée sera terminée, on prendra une pause. Il ne reste plus que deux ou trois mois cette année. Et après on se concentrera sur la composition de nouveaux morceaux. Je veux dire, les morceaux sont déjà écrits mais ça doit encore être arrangé. Comme ça, on peut entrer en studio l'année prochaine. On recommencera les concerts en janvier. On va jouer à Berlin, puis je pense que c'est Dublin, Münich et puis peut-être le studio. Ça pourrait prendre un mois pour l'enregistrement. Ensuite on verra, the usual shit : tournée, album, tournée, album, tournée, album jusqu'à ce qu'on soit trop vieux.
Donc c'est ça le plan maintenant, des tournées.
J.B. : Oui.
Tu fais partie de Bethlehem depuis longtemps. Quand tu y repenses, y a-t-il quelque chose que tu aurais fait différemment ?
J.B. : Oui, je n'aurais rien fait. (rires)
Non, différemment, je ne peux pas dire ça. Ça s'est juste passé. Ça n'a jamais été vraiment pensé comme je le disais. Tout est venu automatiquement et naturellement. Si j'avais l'occasion, sérieusement, je ferais ça autrement à cause de tout le stress. Ça ne te rend pas plus jeune. Ça te prend beaucoup d'énergie. Faire de la musique, c'est génial bien sûr, mais ça craint beaucoup parfois aussi.
Avez-vous quelque chose d'autre à dire ?
J.B. : J'ai promis aux autres qu'on dirait bonjour de la part de Philipp et Jörg de Secrets of the Moon. Et notre ingé son, Frank, a un drôle d'accent parce qu'il vient d'ailleurs en Allemagne où les gens parlent bizarrement.
R.D. : On pourrait beaucoup parler, mais on va juste se taire et vous laisser voir le show. L'année prochaine, un nouvel album arrivera et vous pourrez tous vous faire votre propre impression.


Secrets of the Moon
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