''C’est vraiment important pour nous d’avoir quartier libre sur scène, notre jeu de scène et notre musique ne font qu’un et on ne calcule rien''


Dimanche 24 août 2008

Mars 2008. Après les avoir vus au Muziekodroom de Hasselt 3 ans plus tôt, j'ai la chance de décrocher, via mon contact chez Relapse Records, une interview avec Ben Weinman. L'occasion de faire avec lui le point sur l'histoire du groupe et son évolution musicale depuis ses débuts, principalement avec les différents de line-up, le plus visible étant l'arrivée de Greg Puciato avec comme premier impact discographique le percutant Miss Machine, qui offre toutefois une approche différente de leur cultissime Calculating Infinity.

Rendez-vous à 19h pile, leur agent était formel. Je la cherche mais tombe de suite sur Ben Weinman qui semble me chercher ou du moins m'attendre. On se salue, discute un peu avant de tomber sur l'agent qui semble heureuse de ne pas avoir à faire les présentations. Direction le backstage de Hof Ter Loo. Après avoir circulé dans un dédale de couloirs et de portes on arrive finalement dans leur loge. On petit coucou au reste du groupe et on peut s'installer à table.


E : Ok ! La première question est au sujet de tous ces changements de line-up dans The Dillinger Escape Plan. Depuis l’an dernier, Chris et Brian ont quitté et tu es maintenant le seul membre originel.

B : Eh bien, tous les groupes changent ! Les groupes changent au fil du temps, de plein de façons différentes… On vit de nouvelles expériences, on vieillit… Tu sais, nous ne pouvons pas effacer tout ce que nous avons traversé, mais notre attitude est restée la même et c’est ça qui nous a toujours motivés à créer de la musique qui nous emballe et… ça peut sembler cliché mais quand on a commencé à jouer on a pas vraiment décidé de jouer ce style, on a juste écrit la musique qu’on avait envie d’entendre. Puis au fil du temps, on a commencé à être inspiré par le heavy metal, et tous des trucs rock en général puis aussi par des groupes plus jazz et fusion… et à l’époque il y avait un fossé énorme entre les styles ! Tu avais un groupe hardcore ou un groupe punk ou un groupe metal ! Un hardcorekid n’aimait pas Slayer, un metalkid, enfin tu vois ! Et au début c’était très bizarre parce que personne n’arrivait à nous catégoriser…



E : Je me souviens même qu’il y a quelques années, des metalheads vous demandaient pourquoi vous n’aviez pas les cheveux longs…

B : Oui, absolument (rires) ! Enfin, on a surtout essayé de maintenir une attitude, et même si la musique n’est plus exactement la même, on continue de jouer la musique qu’on a envie d’entendre. Premièrement, on essaie de ne pas réfléchir à ce qu’on croit que les gens veulent nous entendre jouer, car on sait que ça ne marche jamais. Deuxièmement, on doit être heureux de ce qu’on fait. Troisièmement, si vous les gars appréciez le groupe depuis tant d’années, malgré tous les changements qu’il y ait pu avoir, c’est ok pour moi ! Les fans aiment qu’on soit un groupe vrai et honnête ! Tu sais, quand on a commencé, j’avais une certaine vision du groupe, et j’ai toujours la même chose en tête, mais les autres apportent chacun leur petit quelque chose qui fait avancer la machine ! Tu sais, je suis peut-être le seul membre originel du groupe mais Liam est dans le groupe depuis pas mal d’années, Greg aussi est là depuis un bout de temps… Et quasiment tous les gens qui aiment le groupe ne l’ont connu qu’avec Liam et Greg… Et Brian a aussi joué avec nous pendant un paquet d’années !
Liam ! Il est parti il y a combien de temps, Brian ? 3 ans ?

L : Oh… pas 3 ans, mais c’est vrai que le dernier concert qu’il ait joué avec nous, ça doit bien faire 3 ans…

B : Oui, donc en fait on est un groupe plutôt stable.

E : Mais tu as toujours l’impression de jouer dans le même groupe qu’il y a 10 ou 11 ans ?

B : Je ne sais pas, c’est bizarre, je ne ressens pas les changements de cette façon ! Mais parfois je regarde les vieilles photos promo et je me dis « merde, c’est bizarre » ! Mais les changements se sont fait très graduellement, on est toujours super proches de presque tout le monde, on se voit toujours, on fait des virées ensemble… et même s’ils ne jouent plus dans le groupe, c’est comme s’ils en faisaient toujours partie ! Ils viennent aux concerts… Notre ancien bassiste est venu en studio avec nous, Dimitri, notre ancien chanteur, participe sur un morceau de l’album…

E : Ben, on peut te considérer comme le membre le plus important du groupe, puisque tu es, comme on en discutait plus tôt, le seul membre d’origine, mais tu es aussi le manager du groupe, j’ai lu ton article sur ta page Myspace… Est-ce que tu te sens plus impliqué dans le groupe que Liam ou Greg par exemple ?

B : (réfléchit quelques secondes) C’est très important pour moi de m’impliquer autant dans le groupe, car il y a des décisions qui doivent être prises, et on a besoin d’un certain contrôle de qualité… Bien sûr la qualité c’est très subjectif, mais je veux dire un contrôlé de « qualité Dillinger », quelqu’un qui veille sur la façon dont les choses qui se passent soient en accord avec la vision du groupe, de sorte à maintenir cette identité Dillinger… Evidemment Dillinger ne serait pas Dillinger sans Liam et Greg, et même sans Gil et Jeff, même s’ils ne sont pas là depuis longtemps… donc tous les membres sont aussi importants l’un que l’autre, même si c’est vrai que les choses seraient sans doute différentes si je ne m’occupais pas de cet aspect du groupe… alors je continue à m’en occuper, pour le meilleur et pour le pire. Cela ne me rend pas plus important pour autant, mais chaque groupe ou société a besoin d’un leader, tu vois ce que je veux dire ? Il s’agit simplement du rôle que chacun a à jouer, et le mien comprend ce côté de l’affaire…

E : Mais tu es quand même d’accord avec le fait que ta place dans le groupe ait plus d’importance que celle des nouveaux membres, par exemple ?

B : Eh bien, c’est évident que les nouveaux membres ont moins à dire que les anciens membres, ce qui est logique puisqu’ils n’ont pas autant d’engagement… Mais le but est que tout le monde soit heureux en rentrant le soir…



E : Et en ce qui te concerne, qu’est-ce qui pourrait te rendre plus heureux dans le groupe ? Votre musique a considérablement évolué depuis le MCD avec Mike Patton… Vous avez commencé à expérimenter de plus en plus… Tu penses que vous pourrez aller encore plus loin dans cette direction ?

B : Absolument ! Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de différences entre aujourd’hui et les moments où on a commencé. Tu sais, le tout premier morceau jamais sorti de Dillinger Escape Plan, c’était sur notre EP éponyme. Je ne sais pas si tu as déjà entendu cet EP, mon pote ?

E : Bien sûr !

B : Eh bien le tout premier morceau de cet EP, c’est un instrumental ! C’est la toute première chose que le groupe ait mise au monde et elle était même assez expérimentale, alors pour moi il n’y a pas de grandes différences entre ce morceau et certains morceaux que l’on fait maintenant ! Notre tout premier morceau n’était pas heavy du tout !

E : Mais les gens ne savent pas ça…

B : Exact ! Depuis le tout début nous avons choisi d’être un groupe extrême et nous voulons continuer à en être un, mais sans que ça nous force à jouer toujours la même chose ! On veut être le genre de groupes qui peut évoluer, qui est parfois imprévisible, comme Faith No More ou Fishbone par exemple, avec des super musiciens. Même dans la scène underground, tu sais, il n’y a même plus vraiment de scène underground ! Je me souviens quand j’allais à des concerts à New York City, ça faisait un peu peur, il y avait une espèce de nervosité ambiante, ma mère n’aimait pas que j’y aille… enfin, je veux juste éviter que Dillinger Escape Plan devienne une espèce de groupe prévisible…

E : Donc, aucune chance de voir arriver un jour un Calculating Infinity numéro 2 ?

B : Non, non pas du tout ! C’est marrant parce que beaucoup de gens demandent ça mais je suis sûr que si on le faisait, tout le monde serait déçu et se dirait « oh non, encore le même disque »… Tu sais, quoi qu’on fasse, il y aura toujours des gens pour et des gens contre… On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est comme ça !

E : Brian a quitté il y a un an maintenant… j’ai entendu qu’il s’était blessé ?

B : Oui, c’est ça.

E : Mais il y a alors une chance qu’il revienne dans le groupe un jour ?

B : Eh bien… je ne suis même pas sûr qu’il soit lui-même intéressé ! C’est vraiment dommage que ça se soit passé de cette façon, sa blessure l’empêche de jouer de la guitare alors qu’il aime ça par dessus tout, mais le fait est que suite à ça il est reparti en Virginie, et il a commencé une nouvelle vie. Alors même s’il pouvait recommencer à jouer, je ne sais pas s’il aurait envie de revenir dans le groupe.

E : Peut-être avec moins de tournées…

B : Oui, peut-être avec moins de tournées mais ça voudrait dire y consacrer moins de temps… Tu sais, pendant longtemps on a espéré qu’il se rétablisse et qu’il revienne jouer dans le groupe.

E : Mais il a une nouvelle vie maintenant…

B : Oui, voilà.




E : Mais ce genre de vie, que beaucoup considèrent comme une vie « normale », est-il possible à combiner avec votre vie de tournées intenses, vous qui repartez aux Etats-Unis la semaine prochaine pour enchaîner aussitôt avec le Japon et l’Australie ?

B : C’est difficile, tu sais… c’est difficile. On n’a rien, aucune sécurité, aucune stabilité, tout change tout le temps. Tu sais, même si on essaie de faire un peu d’argent en tournée, quand on prend un peu de temps libre ou qu’on essaie d’avoir une vie un peu plus normale l’argent ne rentre plus… On ne reçoit pas notre paie chaque semaine, on ne sait jamais de quoi le lendemain est fait. On ne peut pas rester là, s’installer dans une maison, avec des gosses, des chiens…

E : La vie normale quoi !

B : Oui c’est ce qu’on appelle la vie normale mais je ne sais pas si c’est la meilleure vie, la meilleure façon d’appeler ça, ce serait plutôt la vie banale. Je pense que c’est possible de combiner vie banale et quelques tournées par-ci par-là mais on n’est pas ce genre de groupe à sortir un single puis faire 2 mois de tournée puis revenir à la maison. On n’est pas un groupe de pop énorme, on a la vie plutôt dure.

E : Mais quand vous revenez aux Etats-Unis, je suis sûr que vous retrouvez votre entourage, votre cercle d’amis, ce n’est pas trop difficile à vivre de quitter de nouveau tout ça pour revenir en Europe ? Il n’y a rien là-bas qui te ferait dire « je devrais encore rester un ou deux mois de plus » ?

B : Tu sais, c’est difficile de bâtir des relations à long terme en étant si souvent absent. Par exemple, le mois dernier deux membres de ma famille ont eu leur anniversaire, je n’étais pas là, j’ai dû leur envoyer leur cadeau par poste. Eux, ils étaient là pour le mien. Et même quand on rentre à la maison, on parle à nos amis et ils nous semblent tellement différents… c’est difficile de vraiment se comprendre.

E : Parce qu’ils ont des gosses et des chiens !

B : Ouais, exactement ! Et ils ne vivent que le week-end. Ils vivent deux jours par semaine. Ils s’arrangent pour tout caser dans ces deux jours et j’ai beaucoup de mal à comprendre ça. Nous, on n’a pas de week-end. On joue tous les soirs…

E : … Et vous vivez tous les jours !

B : Oui, on n’a pas de vacances ou de week-end, notre vie est comme ça tous les jours. Et c’est ce qu’il y a de mieux.

E : C’est pour ça que tu fais de la musique ?

B : Je pense, oui.

E : Mais la musique est aussi une façon de propager vos idées et on sait tous que la situation politique américaine actuelle est très controversée (ndlr : pour rappel, l’interview a été réalisée en 2008, le président américain était donc George W. Bush), n’avez-vous jamais voulu utiliser votre musique pour essayer de mettre en avant vos idées politiques, comme beaucoup de groupes le font ?

B : Non, The Dillinger Escape Plan
The Dillinger Escape Plan


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c’est plutôt de la masturbation pour nous. J’aimerais pouvoir dire de grandes choses, essayer de faire changer les gens mais pour nous, écrire des chansons c’est plutôt sortir ce qui doit l’être. Un peu comme quand tu as une érection pendant toute la journée, une fois que tu as fini tu te sens bien, satisfait, tu repars en tournée, tu joues tes chansons, et à un moment tu commences à avoir de nouveau une érection et tu dois sortir un nouveau disque.

E : C’est un besoin ?

B : Oui c’est un besoin. Il le faut. The Dillinger Escape Plan
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c’est très égoïste, c’est un putain de grand projet de masturbation.

E : De la masturbation de groupe !

B : Oui pour chacun d’entre nous. Et quelque part, chaque show est la représentation de tout ça. C’est en gros ce que ça représente pour nous. J’admire les groupes qui utilisent ce qu’ils font pour diffuser un message mais ce n’est pas notre cas et de toute façon nous avons tous des idées et points de vue assez différents, mais nous avons en commun notre amour de la musique et notre passion pour ce que nous faisons.



E : A propos de votre musique justement, tu penses que le fait qu’elle devienne un peu moins violente pourrait impliquer que votre attitude sur scène devienne moins extrême ? Je pense notamment au Reading Festival 2004 où Greg a fait ce truc avec son t-shirt (ndlr : la légende raconte que pour réveiller le public, Greg a déféqué dans un sachet avant de l'envoyer dans le public qui lui a renvoyé le sachet, que Greg a ensuite ouvert pour se l'étaler sur son T-shirt à la fin du show), est-ce que vous pourriez faire ça sur vos nouveaux morceux ?

B : (rit puis réfléchit) … Je ne sais pas ! En fait, quand on a commencé à travailler sur cet album on était un peu dans la galère, on essayait de s’en sortir financièrement, de survivre. On était assez frustrés ! Ces frustrations ont créé un album composé de 100% d’émotions. Même sur des morceaux moins agressifs ! Par moins agressifs j’entends qu’on n’y ressent pas de la colère mais des émotions et frustrations…

E : Les gens confondent toujours agressivité et violence pure…

B : La musique technique ne donne rien d’agressif ou d’émotionnel. La plupart de cette musique est surtout dénuée de toute émotion et n’est que mécanique. Si tu joues de la musique technique et que tu veux y ajouter de l’émotion tu dois créer de la tension mais on n’est pas ce genre de groupe à réfléchir intelligemment sur l’effet de notre musique, genre « si on met cette partie-là comme ça ça va être cool parce que ça va donner ça etc. ».

E : Vous ne laissez pas de place à la théorie dans ce que vous faites alors ?

B : Non… Tu sais, on ne se considère pas comme un groupe violent. Quand on joue on ne se soucie pas de ce qui se passe autour de nous. Ce n’est pas comme si on essayait d’être agressifs envers le public. Les gens viennent vers nous, pas l’inverse.

E : Mais je me souviens il y a trois ans, la dernière fois que vous avez joué en Belgique (ndlr : à Hasselt en mars 2005), j’étais tout près de la scène et tu m’as subitement sauté dessus, guitare en avant. Ce genre de trucs peut effrayer les gens, tu sais !

B : (rit)… oui bien sûr les gens peuvent voir ça comme ça mais maintenant je pense que les gens qui viennent nous voir nous connaissent et maintenant certaines personnes sont déçues quand nous ne nous comportons pas comme ça ! Ils ont vu nos vidéos sur Youtube, et ils se disent « j’ai vu que ce type-là a marché sur des gens, l’autre a sauté guitare en avant, et ce soir ils n’ont rien fait de tout ça ». Le truc c’est qu’on fait ce qu’on a envie, c’est tout. On pourrait vraiment être plus violents. On pourrait leur lancer des objets tranchants à la tête. On peut aussi décapiter des porcs sur scène comme certains groupes black-metal.

E : Pas ce soir s’il te plaît !

B : Non mais peut-être sur la dernière date de cette tournée !

E : Ce serait surtout la TOUTE dernière tournée de Dillinger Escape Plan
Dillinger Escape Plan


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!


B : (rit)… oui peut-être ! Mais ce n’est vraiment pas le but évidemment, de blesser des gens. Dans 99,99% des cas les gens rentrent de nos concerts à la maison sains et saufs. Mais c’est vraiment important pour nous d’avoir quartier libre sur scène, notre jeu de scène et notre musique ne font qu’un et on ne calcule rien, tout se fait comme ça.

A ce moment, un type bizarre déguisé en épouvantail entre dans la pièce et nous salue.

E : Euh… qui est-ce ?

B : Ah, il est dans Stolen Babies
Stolen Babies
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(ndlr : qui jouait juste avant TDEP ce soir-là). C’est un vampire. Il a été mordu une nuit…

E : Par quoi ?

B : Par une espèce de créature de la nuit.

E : Oh, ça craint.

B : Oui, et depuis ce jour-là il est devenu très pale.

E : Oh, il a l’air d’aller bien comme ça.

B : Oui mais son pénis a rétréci aussi.

E : Ah mais ça c’est normal, c’est dû à l’âge.

B : Oui c’est vrai et les vagins deviennent plus gros aussi (rires).

E : (rires) Ok, et ça fait quoi de tourner avec ces gars ? C’est aussi la seconde fois que vous tournez en Europe avec Poison The Well
Poison The Well


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, comment ça se fait ?


B : Eh bien on ne s’était même pas revus entre les deux tournées, et quand on a lancé la nôtre on s’est rendus compte qu’ils comptaient partir plus ou moins aux mêmes dates donc on s’est arrangés comme ça !

E : Ok Ben, une toute dernière question… à quoi peut-on s’attendre pour l’avenir de The Dillinger Escape Plan
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?


B : J’aimerais le savoir. Tu sais, on vit au jour le jour, on ne calcule pas.

E : Ok, on verra alors ! Merci Ben pour cette interview.

B : Merci à toi mec, à plus !
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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