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Femmes dans la musique : Scivias balance des chiffres et des projets

Mardi 8 octobre 2019

Celles et ceux qui suivent le sujet savent que Shoot Me Again a rejoint le réseau Scivias pour participer à une meilleure représentation des femmes dans le secteur de la musique en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le 25 septembre dernier, Scivias a présenté son premier rapport, à l’atelier 210 à Bruxelles. On y était avec une cinquantaine de partenaires et d’artistes, tous sexes confondus.



Pour rappel, les membres fondateurs sont Wallonie-Bruxelles Musiques, Court-Circuit, le Conseil de la Musique, le Studio des variétés Wallonie-Bruxelles, le Service des musiques non-classiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Botanique. En collaboration avec FACIR. Scivias a été rejoint par 12 structures : labels, festivals, agences de relations publiques et médias.

Quelques chiffres

Ce premier rapport de Scivias est le résultat des différentes données récoltées ainsi que des observations réalisées.

Parmi les données, par exemple, on apprend que la programmation des Nuits Botanique 2019 est composée de 35% de femmes et 65% d’hommes. Au Brass, il y a 50% de femmes et 50% d’hommes bénévoles.
D’après une enquête réalisée par Court-Circuit auprès de ses membres, dans tous les genres musicaux les femmes sont minoritaires à part en soul/r’n’b. Le metal, electro, jazz et rock sont les genres avec le moins de femmes. Elle sont davantage représentées dans les genres pop et soul/r’n’b.
Chez Shoot Me Again, l’équipe est composée de 8 femmes et 13 hommes. Dans les articles écrits en 2018, 16% de femmes ont été interrogées contre 84% d’hommes.

Scivias informe que, dans les prochains mois, l’équipe agira pour une meilleure présentation et un affinement de ces données qui serviront de colonne vertébrale à l’action, tout en fournissant une vue adéquate sur l’état de la question au sein du secteur musical de la FWB.
Pour découvrir l’ensemble des chiffres, vous pouvez consulter le rapport sur http://scivias.be/rapport

Long terme

Scivias informe que de nombreux réflexes sont à enrayer. « Cette déconstruction mène évidemment à la reconstruction et nous observons que cette mobilisation a déjà permis d’agir en commun et de rassembler des structures qui ne communiquaient jusqu’à présent que de manière indirecte. Nous avons également pu prendre conscience de la richesse de l’intelligence collective dans un objectif commun. »
Sur le long terme, Scivias espère recueillir le maximum d’informations, d’outils, d’éléments permettant d’alimenter une réflexion plus large. Pour la plupart des structures, les intérêts s’inscrivent dans une logique à court-terme, il s’agit donc de penser la problématique de manière élargie et d’inclure l’idée de long terme.
Scivias souhaite également que les questions soulevées dans le rapport soient répercutées à d’autres niveaux : formation musicale des enfants, à l’école, dans les académies et conservatoires, dans la diffusion dans les médias (radio, télévision, journaux, web), etc.
« L’objectif est de pérenniser l’outil, explique Julien (Wallonie-Bruxelles Musiques). Des idées sont entrain de germer comme la création d’un label de qualité dont les contours seraient fixés par décret, ce qui permettrait d’avoir un cadre transparent et intelligible pour les partenaires, présents et à venir. »

Elles ont dit

Elise (Scivias) « Faites passer le message autour de vous pour que d’autres membres rejoignent Scivias. Plus on est nombreux, plus ça a de sens. Le projet est amené à grandir. »
Gilke (Beursschouwburg - centre des arts multidisciplinaire à Bruxelles): « Il y a des femmes musiciennes, c’est le système qui les invisible. »
Flo (Voix de femmes): « Les femmes sont jugées plus par les yeux que pour leur talent. Un test a été fait dans le cadre d’une audition. Quand les musicien·nes jouent derrière un paravent, les femmes ont 50% de chance en plus de passer au 2e tour et 30% en plus d’être recrutée. »
Elise (Scivias) : « L’écriture inclusive démasculinise la langue française, elle ne la féminise pas. »



Pour terminer, je partage avec vous une réflexion que je viens d’avoir, en tant que membre du jury, dans le cadre des écoutes des groupes ayant posé leur candidature pour le LOUD2019. (Pour info, le LOUD est un dispositif d'accompagnement et de promotion dédié aux artistes metal, noise, punk, doom, post-hardcore, etc.) Du côté francophone, il y a 13 groupes composés d’un membre féminin ou plus sur les 96 groupes inscrits. Du côté néerlandophone, on est à 18 groupes sur 107. Donc, entre 6 et 7% de groupes composés d’une ou plusieurs femmes ont postulé au LOUD. Ou, si vous préférez, entre 93 et 94% de ces groupes sont exclusivement composés d’hommes.

Concrètement, nous, membres de Shoot Me Again, utilisons l’écriture inclusive et nous souhaitons donner la possibilité à plus de femmes de s’exprimer dans nos articles, interviews, news, etc. Ceci afin de les rendre visibles.
Nous sommes également vigilant·es à ne pas diffuser des informations qui seraient susceptibles de véhiculer une image dégradante et/ou faussée de la femme. Idem pour les photos.
La réflexion reste ouverte en interne et évolue au fil de nos discussions.


Qu’est-ce que vous attendez pour rejoindre la dynamique en tant que membre adhérent ?
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdiNewMa1Gtd4QeyzmZWQNZr2O12YcVdW8YNmJEWy-fieF-2w/viewform

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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évèn...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrièr...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe e...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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