Loud Noise Making qui porte plutôt bien son nom décharge 13 plages (dont une intro) aux rythmes syncopés, voire épileptiques et à l’énergie tonitruante. H.O.Z. ne laisse aucune place à l’accalmie et l’auditeur doit s’accrocher à tout ce qu’il peut pour rester entier. Ça part dans tous le sens et ça déboule de partout. Que ce soit avec les changements rythmiques, les guitares cinglantes ou les vociférations vocales multiples, tout est fait pour torturer le cerveau. La musique de H.O.Z. pénètre dans la matière cérébrale comme un tire-fond chirurgical.
H.O.Z. possède tous les ingrédients pour donner le mal de tête. Ça fume du côté des oreilles. Le terme mélodie est banni du vocabulaire des Français tandis que l’extrême trouve ici de multiples illustrations (sonores).
On n’est même pas surpris que le mastering eut été confié à Alan Douches (CONVERGE, THE LOCUST, ORCHID…) tellement ce dernier devait être le seul à y retrouver ses jeunes.
Alors que le style se veut des plus imprévisibles, après quelques écoutes, on prend conscience que sans démériter, H.O.Z. ne s’éloigne pas trop des règles du genre. Certes le groupe français s’en sort avec les honneurs et maîtrise, mais on ne peut qu’être contrarié par un manque de folie qui dépasserait les codes et l’imprévisible finit par devenir trop prévisible.
Quoiqu’il en soit, H.O.Z. se loge dans le haut du panier. Ce ne sera pas le premier, ni le dernier à trop se conformer à un genre tout en écrivant un très bon album. H.O.Z. n’est pas un cas désespéré loin de là sauf peut-être pour le commun des auditeurs qui risque bien de prendre ses jambes à son cou dès l’intro passée.

Daughters

