Chronique

CELESTE
Morte(s) Née(s)

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Denovali Records



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Jeudi 29 avril 2010

Celeste
Celeste


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continue son rythme diabolique de 1 album par an. Après successivement Pessimiste(s) et Nihiliste(s), Misanthrope(s) était en quelque sorte l’album de la confirmation, qui plaça le groupe au statut de fier représentant du metal ou hardcore ou post-quelque chose français. Car oui, le groupe franchit allègrement les frontières des genres et ce qui les rend difficiles à catégoriser. Hardcore, plus vraiment. Post-hardcore ? Peut-être mais pas seulement. Ils empruntent eux-mêmes le terme black-metal ainsi que certains de ses symboles mais on est quand même loin de l’égorgement de porcs sur scène ou du maquillage noir et blanc qui fait peur (quoique).

Le terme black-metal n’est pas mal choisi. Les riffs suraigus me rappellent mes premières amours avec cette musique (Dark Funeral
Dark Funeral


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, Immortal
Immortal


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) mais sans entrer dans cette course contre le métronome. Non, ils conjuguent plutôt riffs black-metal avec rythmiques lourdes mid-tempo typiques de cette scène post-hardcore qui est si incontournable aujourd’hui. Le tout dans des ambiances bien sales, crades, douloureuses, presque difficiles à supporter à long terme. Vous l’aurez compris, on n’est pas dans l’édulcoré et le grand public. Celeste joue la carte de l’extrême et commence à bien maîtriser son truc. Une fois lancé, Morte(s) Née(s) attend 17 minutes pour respirer un peu et nous donner un break de quelques minutes avec l’instrumental “(S)”.

En 4 albums, le groupe n’a pas réellement changé. Certes il a évolué mais a gardé intacts les ingrédients qui ont fait de lui une bête curieuse qui incite même les gens qui ne le connaît pas à venir le voir en live. Car toute la puissance du groupe se révèle sur scène. Bon ok, on dit ça à chaque fois et c’est vrai que dans la scène underground, les groupes qui montrent tout leur talent en live sont légion. Mais Celeste parvient à retranscrire ces ambiances glauques sur scène, à grands coups de stroboscopes et de diodes rouges sur le front. Ils ne savent plus quoi inventer, allez-vous me dire ! Mais ça fait son petit effet.

Sur ce Morte(s) Née(s), le groupe s’exprime toujours en français et si le chant de Johan, volontairement en retrait au niveau de la prod, est difficilement compréhensible les titres sont un mélange de poésie noire et d’ironie malsaine : Un miroir pur qui te rend misérable, Il y a bien des porcs que ça ferait bander de t’étouffer, De sorte que plus jamais un instant ne soit magique.

Une nouvelle fois, saluons l’initiative de Denovali Records qui met cet album en libre téléchargement. Soutenez cette initiative pour que cette façon de faire s’étende. Faites un don, achetez l’album ou achetez-leur du merch ! Tout se passe sur http://www.denovali.com/celeste/

Et vivement l’année prochaine pour la suite.
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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