Aujourd'hui à l'écoute de Morpheus Orphan, leur premier LP sorti fin 2011, on peut se rendre compte que le quintette a méchamment grandi. Le style scandinave est toujours bien là, mais plus affirmé se situant entre Illdisposed, Dark Tranquillity et Hypocrisy.
A savoir, un tempo rapide, rondement mené par le batteur Grégory Grandhenry, totalement accro à la double pédale. Et un chant growl qui ne fléchit jamais suivant harmonieusement les mélodies "brutales" dictées par les deux guitaristes hors pairs que sont Stefan Cox et Cédric Grandhenry.
Bref, Exuviated ne fait pas dans la dentelle avec un huit titres à la puissance constante et dévastatrice. En témoigne "Morpheus Orphan" , "Cross Out My Name" et le magnifique "Aeon Desire", trois titres qui pour moi sortent du lot et procurent à cet opus un certain côté jouissif.
On regrettera tout de même l'absence d'un ou deux titres supplémentaires car le morceau de clôture "When Sleeplessness Kills" est une sorte d'épilogue instrumental totalement dispensable, destiné probablement à donner quelques longueurs à un album un peu bref (36 minutes seulement).
A part cela, Morpheus Orphan est bien équilibré et témoigne déjà d'une belle maîtrise pour un album auto-produit. De même pour le artwork réalisé par Threadbare artwork qui offre au quintette une identité visuelle déjà bien affirmée et reconnaissable.

