Chronique

ARCHITECTS
Daybreaker

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Century Media

11 titres - 41 minutes
Sorti le 28-05-2012


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Jeudi 31 mai 2012

Architects
Architects


Clique pour voir la fiche du groupe
. Voilà un groupe qui a efficacement (mais involontairement) divisé ses fans. The Here And Now, sorti en 2010, a joué le rôle de coup de hache ultime, séparant à jamais leur fans en deux catégories :

D'un côté, les true fans de la première heure, aficionados de breaks, contre-breaks et de riffs surcomplexes typiques du math-core découvert sur l'album Ruin.

D'un autre, ceux qui ont découvert le groupe avec les morceaux les plus mélodiques de Hollow Crown, surtout ceux où Sam Carter chante en voix claire façon lover pour midinettes.

Alors évidemment, quand le groupe s'est rapproché de cette deuxième catégorie, la première a crié au scandale et juré sa haine éternelle au groupe. Avouons-le maintenant, il y avait pas mal de mauvaise foi dans ce déluge d'insultes à l'égard du groupe car The Here And Now était plutôt bien ficelé et les morceaux efficaces tant qu'on est pas 100% allergique aux voix claires qui étaient bel et bien plus présentes qu'auparavant.

Alors pendant la préparation de ce Daybreaker, le groupe a plusieurs fois annoncé se rapprocher de leurs premières heures, revenir sur une facette plus heavy de leur musique, etc. Ils ont également annoncé être de nouveau en colère (!), plus pour leurs petits problèmes personnels mais pour l'évolution du monde et la politique en général. Démarche qu'ils avaient entamée avec le morceau Devil's Island, morceau inspiré des émeutes londoniennes qu'ils avaient diffusé à la fin de l'année dernière.

Et on pouvait volontiers les croire à entendre le premier extrait de l'album, Alpha Omega. En effet ça crie, en effet c'est vraiment pêchu, en effet on y retrouver même des parties de guitare dignes des premières heures du groupe. Mais avouons-le, il manque clairement cette petite part d'inventivité qui caractérisait le groupe. Curieusement, c'est le refrain en voix claire qui sauve le morceau assez décousu... mais décousu dans le mauvais sens du terme.

On reste sur le même terrain avec These Colours Don't Run sur lequel, fait rare, on ne trouve pas de voix claire. Par contre un truc me gêne d'emblée avec la voix criée. La production a l'air de fausser complètement le jeu, car la voix de Sam Carter, qui varie les intensités dans ses cris, semble trop saturée dans les cris les plus forts. Ca peut sembler un détail mais ça enlève tout le naturel de la voix, ce qui gâche un peu tout évidemment.

Vous ne l'avez peut-être pas encore compris mais on n'évitera malheureusement pas de tomber dans le sirupeux vomitif par la suite avec Truth, Be Told ou Behind The Throne, sur lequel le groupe s'essaie dans un registre vaguement aérien et centré sur la voix.

On ne se penchera même pas sur Even If You Win You're Still A Rat, avec un featuring complètement inutile de Oli Sykes (Bring Me The Horizon
Bring Me The Horizon


Clique pour voir la fiche du groupe
).

Je vais sauver un peu l'album en disant que malgré tout ça il n'est pas complètement mauvais. Il se laisse écouter sans vraiment gêner mais au niveau inspiration on est clairement en-dessous de ce qu'ils ont fait avant, même de The Here And Now qui avait tant créé la polémique. Ce dernier ne fera sans doute pas tant parler de lui, et c'est une bonne chose pour le groupe.


Tags : metalcore brighton angleterre bring me the horizon
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
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Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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