- CHRONIQUE - MUSIQUE -
SERPENTINE PATH
S/T
Label :
Relapse Records
Date de sortie : 17-09-2012
Clairement sur papier, SERPENTINE PATH présente un pedigree plus qu'alléchant. Composé de 3 membres du groupe New-Yorkais UNEARTHLY TRANCE mais aussi de Tim Bagshaw (ex-ELECTRIC WIZARD/RAMESSES), SERPENTINE PATH annonce du lourd de chez les sorcières.
D'ailleurs l'intro, non dénuée d'un certain humour, annonce de suite que l'on ne va pas jouer avec le gentil lutin Plop. 6... 6... 6... qu'on vous dit ! L'album sera Doom à souhait.
De toutes parts, SERPENTINE PATH va écraser ce son lent et massif. Suintant et débordant de riffs lentes et grasses, il construit des rythmes pachydermiques. La référence ultime (BLACK SABBATH) est toujours présente, mais elle a pris quelques dizaines de kilos supplémentaires et ce n'est pas le poids de l'âge ici.
Côté chant, SERPENTINE PATH, qui n'est plus à un attribut effrayant près, s'acoquine d'un chant abyssal plutôt orienté Death mais tout aussi lent et pesant que le reste du groupe. Ce style léthargique n'est pas sans me rappeler les premiers albums de DEATH (le groupe) par ailleurs.
Certes nous sommes face à des connaisseurs dans le genre dont le jeu de batterie chewing-gum est aussi caractéristique que les riffs typiques de Tim Bargshaw. Mais cet ensemble monolithique souffre de son apanage. En effet, sur la longueur, le premier album de SERPENTINE PATH a cette fâcheuse tendance à se répéter quelque peu. Les mimics deviennent convenues au fur et à mesure que l'on avance dans le disque. Cette redondance est bien contre-balancé à certains moments, notamment par Tim Bargshaw qui se sent inspiré par quelques élans, toutefois trop peu nombreux pour alléger la lourdeur indigeste de la structure répétitive.
Si ce premier album démoli assez bien le cerveau, il le laisse aussi douloureux que le lendemain de la veille après quelques excès d'écoute. Ce premier effort, peu surprenant face à ses membres, aurait besoin d'appuyer et d'insister un tantinet plus sur les différences et les apports que chacun pourrait apporter pour s'éloigner de la redite trop systématique.
20-09-2012