Chronique

ROTTING CHRIST
Kata ton daimona eaytoy

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Season of Mist

Sorti le 01-03-2013


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Mercredi 20 mars 2013

Si la Grèce est particulièrement touchée par la crise économique qui sévit depuis plusieurs années dans le pays, ce n'est pas pour autant que les Athéniens de Rotting Christ
Rotting Christ


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ont chômé.

Les stars du black metal hellénique viennent de sortir leur onzième album, Κata Τon Daimona Εaytoy. Et s'ils nous ont toujours habitué à des albums sombres et mélodiques, cette fois-ci, les frère Tolis nous emmènent carrément dans une sorte de rite initiatique païen.

L'album débute par "In Yumen – Xibalba", un titre très planant qui commence par des vocalises laissant notre esprit s'égarer dans le monde de la sorcellerie ou dans on ne sait quelle procession d'adeptes d'une secte quelconque. Dès ce premier morceau, c'est gagné, nous sommes déjà ailleurs. Son côté crescendo nous fait monter dans les tours au fur et à mesure que le titre prend de la puissance. Une entrée en matière fulgurante.

Sans spécialement forcer ou appuyer sur l'accélérateur, le combo originaire de la capitale grecque parvient à captiver l'auditeur tant les mélodies et les ambiances qu'il développe sont envoûtantes. Après à peine trois morceaux, nous voilà carrément dans un monde extérieur, un monde que l'on ne quittera pas avant la fin des dernières notes de l'album!

"Cine iubeste si lasa ", le cinquième titre du disque, débute par un long chant de femme. Celui-ci, comme s'il faisait référence à une longue plainte, se fera de plus en plus répétitif au fur et à mesure que l'on avancera dans le morceau. Un morceau d'ailleurs un peu plus lent et moins électrique que les précédent, mais cependant tout aussi poignant.

Si cet album comporte moins de chant crié que les précédents du groupe, le chant de Sakis Tolis est ici tout simplement parfait. A chacune de ses interventions entre deux chants de "prêtre initiatique", il nous scotche littéralement sur place. Sakis atteint sur cet album un niveau proche de la perfection, et l'on pèse nos mots.

Si certains trouveront surement des côtés répétitifs entre quelques morceaux, la bande aux frère Tolis n'aura pas oublié d'introduire dans ce disque quelques passages plus orientaux, comme sur presque chacun de ses albums. En témoigne par exemple l'introduction de "Ahura Mazda-Aŋra Mainiuu" qui laisse presque penser que le groupe a été enregistrer un imam en haut de son minaret à l'occasion de la prière du matin.

Si les frères Tolis, présents depuis la création du groupe en 1987, auront souvent été accompagnés par des musiciens différents, leur force tranquille impressionne encore une fois. Vingt-six ans après ses débuts, Rotting Christ
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atteint avec cet album une nouvelle fois la perfection.

Un disque tout simplement rendu énorme par ses ambiances si pesantes et mystérieuses toujours accompagnées de riffs de guitares précis et allant droit au but, en l'occurrence ici les nerfs de nos cervicales! Un must, ni plus ni moins!
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