Chronique

THE DEVIL WEARS PRADA
8:18

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Roadrunner Records

13 titres
Sorti le 17-09-2013


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Mardi 8 octobre 2013

The Devil Wears Prada
The Devil Wears Prada


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n'est pas un groupe de scène. Un son qui manque souvent de pêche, un chanteur qui malgré ses efforts ne parvient pas à tenir tout un concert en criant, un guitariste dont la voix claire est plus fausse que les seins de Megan Fox... Faute de pouvoir gagner de nouveaux fans avec leurs prestations scéniques, heureusement que The Devil Wears Prada
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a toujours été capable de sortir des albums studio décoiffants à l'image de Dead Throne, paru presque jour pour jour deux ans avant celui-ci et qui est selon moi une des plaques les plus efficaces en metalcore de cette veine.

Gloom, qui ouvre ce 8:18, reste pile-poil dans ce metalcore abrasif mais place en avant les guitares rythmiques plus que ce que le groupe nous avait proposé jusqu'à présent. Les riffs metal, à défaut d'être complètement originaux, sont efficaces. Il manque peut-être ce côté complètement chirurgical qui fracassait le crâne en trente secondes chrono sur l'album précédent. Les claviers sont également plus exploités que par le passé, en quelques simples mélodies il installe à lui tout seul l'ambiance lourde de Rumors alors que la claviériste James Baney a quitté le groupe début 2012. Sur ce même morceau les voix claires commencent à prendre une certaine importance et si c'est assez réussi sur album, je ne peux pas m'empêcher de me dire que le guitariste / chanteur Jeremy DePoyster va à coup sûr toutes les foirer en live. Rebelote sur First Sight, sorti en clip peu après la sortie de l'album. Un refrain tout en voix claire vient calmer légèrement la déferlante de guitares et double-pédale qui nous massacre dans le couplet.

Malheureusement, les choses se compliquent dès la quatrième piste, War. Le début du morceau se distingue déjà par un son beaucoup plus doux et surtout par un chant en voix claire très calme et pop. Les cris suivent après une trentaine de secondes mais on est très loin de l'agressivité auquel le groupe nous avait habitués. Je ne suis pas contre le changement, loin de là. Mais quand j'écoute The Devil Wears Prada
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c'est pas pour écouter du Sleeping With Sirens
Sleeping With Sirens


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quoi. Même si j'ai rien contre la bande à Kellin Quinn. Mais vraiment. C'était pas la peine d'enchaîner avec un autre morceau mélo direct comme ça (8:18). Heureusement que Sailor's Prayer vient réveiller tout ce merdier avec une double pédale du feu de dieu. Je ne blasphème pas là, il fallait juste que je puisse placer une référence à Dieu vu la chrétienté revendiquée du groupe. A sa décharge, il réussit avec brio à entretenir une amalgame entre cette croyance et l'ambiance malsaine constamment entretenue dans la musique du groupe.

On s'enfonce carrément dans une electro-pop peu inspirée avec Care More, que certains voient déjà comme la pépite dorée de laquelle le groupe a accouché pour annoncer un regain d'émotions et une maturité suffisante pour les extérioriser. Je préférerais la comparer à un étron insignifiant sorti de l'anus commun des cinq membres du groupe, sans doute soucieux de suivre la voie commerciale de ses congénères ayant utilisé la formule magique du "voix claires + passages emo = vans warped tour + groupies mineures à poil".

Avec le single Martyrs précédant la sortie de l'album, on était déjà prévenus mais d'autres titres le confirment : Mike Hranica a développé le syndrome Oliver Sykes, à savoir inventer une improbable voix mi-claire mi-criée, un mélange dégueulasse impossible à reproduire en public sous peine de se faire lyncher comme sous le doux soleil de Madagascar. Mais en le méritant, cette fois.

Après la réussite de Dead Throne, l'échec total de ce 8:18 dépourvu d'un quelconque fil conducteur me déçoit et me donne envie de brûler mon t-shirt. Hélas, même les bons morceaux de cette plaque se font rapidement oublier dans ce fratras de tentatives ratées d'innovations. Mais une dizaine d'écoutes de chaque album précédent et une thérapie me permettant d'oublier l'existence de ce triste disque me sauvera peut-être.


Tags : christian metalcore tdwp roadrunner
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
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