Au risque d’enfoncer une porte ouverte, impossible de nier que la scène UK bouillonne d’idées et de talents. Si cet échauffement est surtout perceptible au sein de la section Hardcore de cette scène (Gallows, Dead Swans, While She Sleeps, Feed the Rhino, Brutality Will Prevail, Bastions, Rolo Tomassi...), le flirt avec son pendant plus extrême produit aussi son petit effet. Ainsi, après s’être déjà fait remarquer l’année dernière avec son 7’’ Whiskey Sierra, Corrupt Moral Altar s’affirme cette année avec Mechanical Tides, sa première sortie chez Season of Mist.
En écoutant rapidement le groupe et en s’attardant sur le joli coup de pub que constitue le featuring de Jeff Walker (Carcass), on aurait tendance à classer trop vite Corrupt Moral Altar dans la catégorie Grindcore. Trop vite, car ce serait oublier le panel plus large que se donne le groupe pour évoluer. Quelques coups de Powerviolence par ci, quelques baffes de Sludge ou de Hardcore par-là, Corrupt Moral Altar se donne les moyens de se forger son propre son plutôt que d’imiter une tendance.
Sur Mechanical Tides, chaque morceau dégage son feeling, son identité : le mosh succède aux blast-beats sur Father Tongue, le Punk/Hardcore s’exprime sur Die Glocke, le Sludge sur Blood Harmony... mid tempo, riffs tourmentés , intenses accélérations, l’album mélange avec panache tous les styles et dévoile un groupe inventif. Participant à la coloration distinctive de tous ces morceaux, la performance Chris Reese au chant est remarquable, capable de s’aventurer autant dans les aigus que dans les graves (voire dans le clair, comme sur Admit Defeat), à la manière terrifiante d’un Nails. Dommage cependant que l’album peine à s’unifier autour d’un tout cohérent : un certain manque de liant se ressent au fur et à mesure de l’écoute, et donne un peu l’impression que Corrupt Moral Altar réalise un méga-patchwork des genres précités.
Reste quand-même cette atmosphère visqueuse, torturée, noire : Corrupt Moral Altar vit sa musique davantage qu’il ne la joue. Si la production sonne (volontairement ?) crade, et si le résultat n’est forcément facile d’accès (surement trop Hardcore pour les amateurs de Grind ou de Death, et vice versa!), Mechanical Tides brise le moule et vous avec.
En écoutant rapidement le groupe et en s’attardant sur le joli coup de pub que constitue le featuring de Jeff Walker (Carcass), on aurait tendance à classer trop vite Corrupt Moral Altar dans la catégorie Grindcore. Trop vite, car ce serait oublier le panel plus large que se donne le groupe pour évoluer. Quelques coups de Powerviolence par ci, quelques baffes de Sludge ou de Hardcore par-là, Corrupt Moral Altar se donne les moyens de se forger son propre son plutôt que d’imiter une tendance.
Sur Mechanical Tides, chaque morceau dégage son feeling, son identité : le mosh succède aux blast-beats sur Father Tongue, le Punk/Hardcore s’exprime sur Die Glocke, le Sludge sur Blood Harmony... mid tempo, riffs tourmentés , intenses accélérations, l’album mélange avec panache tous les styles et dévoile un groupe inventif. Participant à la coloration distinctive de tous ces morceaux, la performance Chris Reese au chant est remarquable, capable de s’aventurer autant dans les aigus que dans les graves (voire dans le clair, comme sur Admit Defeat), à la manière terrifiante d’un Nails. Dommage cependant que l’album peine à s’unifier autour d’un tout cohérent : un certain manque de liant se ressent au fur et à mesure de l’écoute, et donne un peu l’impression que Corrupt Moral Altar réalise un méga-patchwork des genres précités.
Reste quand-même cette atmosphère visqueuse, torturée, noire : Corrupt Moral Altar vit sa musique davantage qu’il ne la joue. Si la production sonne (volontairement ?) crade, et si le résultat n’est forcément facile d’accès (surement trop Hardcore pour les amateurs de Grind ou de Death, et vice versa!), Mechanical Tides brise le moule et vous avec.
Sludge - Hardcore - Grind - Death - UK - Jeff Walker




