Chronique

TERRAFORMER
Creatures

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Emotionally Unstable Records / Dunk! Records / Revolvermann Records

8 pistes / 43 minutes
Sorti le 18-04-2014


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Dimanche 21 décembre 2014

Le post-rock / post-hardcore, on a avalé jusqu'à plus soif il y a cinq à dix ans d'ici. Approche musicale intéressante s'il en est, c'était surtout un refuge pour tous les anciens metalheads / coreux soucieux de se démarquer de la scène dans laquelle ils ont évolué (c'était mieux avant de toute façon), devenus suffisamment matures pour se lancer dans un voyage musical introspectif. Hmm. Respectivement menés de front par des groupes comme Godspeed You Black Emperor ou Do Make Say Think d'une part et Isis ou Neurosis d'autre part, ces scènes se sont rapidement essoufflées... du point de vue grand public en tout cas, qui avait le sentiment d'avoir fait le tour de ces musiques souvent instrumentales... et surtout, d'en avoir bouffé à toutes les sauces. De toute façon même les musiciens s'en sont lassés, et sont passé à la mode suivante (le black-metal ou le drone, au choix).

Tel un village gaulois résistant encore et toujours à l'envahisseur, Terraformer est bien décidé à défendre sa musique et lui permettre de survivre à ce retour de manivelle. Mais Terraformer ne fait pas que survivre, il se permet même d'innover dans un style qu'on pensait surexploré. Leur composition guitare-batterie les oblige de toute façon à se redécouvrir sans cesse, céder à la facilité rendrait leur musique clairement ennuyeuse. Et dès les premières notes de Beast, c'est un Terraformer très musclé qui nous fait face de manière frontale et assumée. Tout comme sur leur opus précédent, The Sea Shaper, les sonorités math-rock sont très présentes. Mais si auparavant le groupe semblait devoir faire un choix entre technique et atmosphères, il conjugue maintenant à merveille les deux aspects majeurs de sa musique.

Dans sa globalité, Creatures est construit comme un véritable album et non pas comme une suite de morceaux sans rapport les uns avec les autres. Cette vue d'ensemble qu'a pris Terraformer sur son album lui confère une connotation majestueuse et épique - je me sens ici comme ces amateurs de musique classique qui sont parfaitement capables de comprendre une histoire sans le moindre mot, simplement bercés par les variations d'ambiance et d'humeur. Parce que c'est ça aussi qui rend cet album différent des autres : Terraformer ose des ambiances et mélodies positives, qui ajoutent l'espoir et la plénitude aux émotions déjà transmises par leur musique et, par extension, donnent beaucoup de richesse à cet album.


Tags : instrumental post-metal post-rock
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10
AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
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Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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