Chronique

ALKERDEEL / NIHIL
The Abyss Stares Back #4

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Hypertension Records

Sorti le 01-12-2014


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Lundi 5 janvier 2015

Le quatrième volet de la série The Abyss Stares Back donne une place à deux pavés de treize minutes pour ALKERDEEL et NIHIL.

ALKERDEEL propose une plage longue et impressionnante. SHSRR débute par une riff de guitare entêtante qui impose immédiatement le style oppressant de la formation. Répétée un très long moment, durant une introduction angoissante, elle met à bout de souffle avant même que la déferlante impie des ténèbres ne s'abatte.

Ce mélange de Sludge, Doom, Noise, Drone, Grind et Black Metal s'est déjà montré particulièrement violent mais sur cette plage de ALKERDEEL, on atteint un paroxysme jubilatoire. A l'écoute de ce titre, il semblerait que l'entièreté des démons se soient réunis pour impressionner l'enfer lui-même.

Bien que la virulence de SHSRR se mue en un fracas plus temporel en seconde partie, le sentiment agressif reste intact.

Pour répondre à ALKERDEEL, il fallait une plage et une formation à la hauteur de l'obscurité engendrée. Après leur impressionnant concert au Roadburn de 2013, NIHIL était la contrepartie qui s'imposait.

Le collectif néerlandais délivre d'ailleurs un Black Metal tout aussi oppressant qu'offensif. Serve In Slavery And Thralldom n'est pas que long. C'est également une course sans fin, un sprint exténuant durant près de la moitié de la plage avant de concéder à la part expérimentale mais tonitruante et saturée de NIHIL.

Ce quatrième volet est d'une brutalité sans fond. Ces deux formations, qui ajoutent à leur tour des inédits à cette série, proposent là le volume le plus noir mais aussi le plus complémentaire. The Abyss Stares Back #4 est à ce stade de la série, le plus intéressant de la première note à la dernière et le mieux fourni.
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