Chronique

TRIBULATION
The Children Of The Night

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Century Media

12 titres - 68 minutes (édition limitée)
Sorti le 20-04-2015


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Jeudi 18 juin 2015

Comme beaucoup, j’ai découvert Tribulation
Tribulation


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un peu tardivement, davantage aidé en cela par les retours dithyrambiques de leurs prestations live (Mean et Neurotic par exemple) que par la distribution assez confidentielle de l’excellent The Formulas of Death par Invictus Productions. Un album ajoutant une panoplie mélodique, planante, progressive à leur Death axé old school des débuts (The Horror), pour en faire ce qui restera comme un de mes albums de chevet de 2013. Ce n’est donc pas rien de dire que j’attendais avec une grande impatience ce The Children of the Night – cette fois ci bien plus mis en avant par leur nouveau label ( Century Media ).

Délicate intro façon orgue d'église mutant progressivement vers une chanson-hymne structurée, Strange Gateways Beckon pose clairement l’ambiance, entre coup de poing sonore et lyrics mi-horrifico-vampiriques et mi-nocturnalistes. Si elles contribuent au façonnage de l’ambiance assez sombre qui se dégage de cet album, les paroles servent surtout à véhiculer les envolées musicales de Tribulation
Tribulation


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, entre virtuosité et mise en scène, la production propre primant différents éclairages d’ambiance. Ainsi, le plus enjoué (si on peut dire), Melancholia laisse ensuite place au très accrocheur In the Dreams of the Dead, l’un des hits de cet album, entre influences thrashy et feeling à la Immortal.

Les qualités soniques de Tribulation
Tribulation


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restent mais se font plus rétro, avec cette batterie presque garage et ces guitares à faible grain. Mais c’est surtout la réciprocité entre les guitaristes Adam Zaars et Jonathan Hultén qui fascine. Véritables stars de cet album, leur talent assure une totale fluidité aux compos parfois illuminés des solos dignes des meilleurs groupes Heavy (The Motherhood of God).

Plus efficace, mais peut-être moins hypnotique que The Formulas of Death (enfin pour du Tribulation
Tribulation


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, des chansons comme Winds se chargeant de nous le rappeler), Children of the Night n’en oublie pas moins les variations, où les guitares nasillardes se voient couplées à un orgue très sixties sur Själaflykt avant de laisser place à un hit gothique qui nous ferait croire à une réalité virtuelle (The Motherhood of God). L’orgue, ces sonorités vintage et ces allusions démoniaques rappellent un peu le travail de Ghost
Ghost


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ou In Solitude
In Solitude


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, qui a pu influencer le groupe, mais Tribulation
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garde son identité et le résultat parle pour lui.

D’ailleurs, pour rappeler les racines du groupe, reste le style vocal de Johannes Andresson (basse), perché quelque part entre les registres Black et Death. Un contrepoint bienvenue la beauté sombre de l’album, pour un rendu global que l’on hésiterait à nommer Dark Metal, tant ce qualificatif semble galvaudé (Strains of Horror).

Peut-on encore qualifier Tribulation
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de groupe de Death Metal ? Probablement plus maintenant. Bien sûr, de nombreux éléments rentrent encore dans ce cadre, mais les Suédois nous offrent ici un son qui va bien au-delà des balises habituelles du Death. Les palais délicats qui aiment à se délecter de choses raffinées prendront sans doute un malin plaisir à décortiquer un album qui prolonge la métamorphose du groupe.



Tags : death atmospheric black metal black metal suede
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