Chronique

ANGAKOK
S/T

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Metallic Media / Satanath Records / The Smoking Goat Records

Sorti le 02-06-2015


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Mardi 9 juin 2015

Progressivement le trio liégeois s'est forgé une réputation. Armé de ses deux guitares et de sa batterie, ANGAKOK est sorti de sa cave et a travaillé pour s'offrir plusieurs scènes où il a pu affiner son exercice. Après avoir joué avec des groupes comme MONARCH, ALTAR OF PLAGUES, SOFY MAJOR ou GALVANO, sorti une première démo et été lauréat au Loud de Court-Circuit, le trio s'est donné le temps d'enregistrer son premier album à Namur au Noise Factory Studio.

Lentement mais sûrement, ANGAKOK gravit les échelons. Si la lenteur paraît être un style de vie pour ces trois gaillards, c'est tout à leur honneur de ne pas vouloir brûler les étapes depuis 2010. D'autres formations se seraient déjà précipitées et surtout cassées les dents avec plusieurs sorties.

Mûr donc, le groupe propose un album finalisé. Cet aboutissement sera une des qualités que l'on retiendra durablement de ANGAKOK. Leur Doom/Sludge léthargique s'est étoffé depuis leurs débuts pour arriver à un résultat plus dynamique et complexe.

Bien que le tracklist soit riche de dix compositions, ce premier album condense sans éparpillement les attentes que nous avions. S'ouvrant avec un sample, les premières notes imposent la lourdeur caractéristique du trio. ANGAKOK s'extirpe de cette masse résonnante avec Sacrifice, le premier titre qui se démarque.

Rampant et engourdi, ce Doom, devenu identifiable, de ANGAKOK, suinte jusqu'à la pièce maitresse de l'album, Samsara. Déboulant avec un rythme belliqueux, le groupe attaque frontalement un réveil de la bête qui paraissait sommeiller. Durant près de 11 minutes, elle ne desserrera pas la mâchoire tenant sa proie.

L'interlude Avioyok laisse sa place à la troisième phase de l'album. La bête approchée, puis affrontée, il faut maintenant la dompter. Dead Birds, Trust My Scorn et Empty Cup insistent sur la puissance qu'ANGAKOK peut développer dans ses guitares, sa frappe, son rythme et ses vocaux gutturaux.

Cette mise en exergue de la détermination vitale qui nourrit les trois Liégeois se conclût avec Sivudlit Nertorpok, renvoyant à l'ouverture, Perpaluktok Aitut. Une boucle qui laisse supposer que ANGAKOK retournera dans ses eaux marécageuses, pouvant être satisfait du travail accompli, mais désireux d'élever encore d'un niveau le résultat à la prochaine évolution. On devrait entendre parler d'eux de plus en plus souvent.
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