Chronique

DARK FUNERAL
Where Shadows Forever Reign

image
Century Media

9 titres - 45 minutes
Sorti le 03-06-2016


image
Mardi 19 juillet 2016

Le terme de pionniers n’est peut-être pas le plus approprié pour décrire Dark Funeral, mais l’influence de nos fabricants de tremolos reste indéniable. Auteur de plusieurs albums de Black Metal aussi classiques que directs, les Suédois persistent de consistance kitsch, même si le massif Diabolis Interium (2001) se voit généralement mis en avant. Ce deuxième album avec Emperor Magus Caligula est en effet considéré par beaucoup comme le point culminant de la carrière du groupe : un chant varié, au service d’un contenu agressif et mélodique, bref du Black suédois dans ce qu’il a de meilleur. Alors, même si Dark Funeral a peiné à demeurer à un tel sommet depuis, on pouvait quand-même légitimement s’interroger sur l’impact du départ de Caligula (pour Witchery) après tant d’années.

L’ouverture (Unchain My Soul) constitue peut-être un des meilleurs morceaux de l’album. Les vocaux venimeux frappent fort, et mènent une charge assez Immortal-esque qui n’oublie pas la mélodie. Une mélodie que l’on retrouve aussi dans Beast Above Man, plus sinistre, ou dans le plus atmosphérique As I Ascend, où la performance désespérée de Heljarmadr constraste avec les cris déchirants entendus jusque-là.

Les attaques Black typiques ne sont pour autant pas oubliées, comme sur The Eternal Eclipse, entrelaçant au passage quelques interludes mélodiques aussi beaux que déprimants, ou les plus heavy Temple of Ahriman et Where Shadows Forever Reign. En revanche, pas grand-chose à retirer de chansons comme As One We Shall Conquer, assez standard, et de Temple of Ahriman ou To Carve Another Wound, presque médiocres.

Et pour en revenir à ce fameux changement de frontman... Ceux qui connaissent déjà les groupes Grá et Cursed 13 l’auront sûrement deviné avant même d’écouter Where Shadows Forever Reign, mais le recrutement de Heljarmadr est clairement un bon choix. Sa performance s’avère loin d’être terne, mais on regrette qu’il ne démontre pas une versatilité qui fusionnerait son registre issu de Grá comme de Cursed 13 (Black atmo pour l’un, Black’n’roll fun pour l’autre).

Au final, Where Shadows Forever Reign ne peut se hisser au niveau de Diabolis Interium, et se contente de dépasser les sorties plus récentes de Dark Funeral, ce qui n’est déjà pas si mal.




Tags : Black Metal
TU AS AIME ? PARTAGE !
Google +
Twitter
Facebook
Whatsapp
E-mail
E-mail
Google +
Twitter
Facebook

► COMMENTAIRES

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter !

Soit en deux clics via Facebook :

image

Soit via l'inscription classique (mais efficace) :

image

► A VOIR ENSUITE