Chronique

HORSEBACK
Dead Ringers

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Relapse Records

Sorti le 12-08-2016


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Mardi 6 septembre 2016

Jenks Miller poursuit l'aventure HORSEBACK. Alors que le projet a toujours été son projet solo, ce nouvel album est indubitablement le plus personnel. D'abord parce que ce mélange d'organisme et de synthétisme traduit sa posture « seul aux commandes ». Ensuite parce qu'il va nous surprendre avec ce Dead Ringers.

Bien qu'une fois encore, ce nouveau disque sorte chez Relapse Records , HORSEBACK propose un album qui dévoile des facettes du projet plutôt inattendues.

Le projet originaire de la Caroline du Nord nous a habitué, dans la lignée du label, à des productions sombres lorgnant vers une démarche que l'on peut qualifier de Metal même si les formes habituelles du genre ont été souvent repoussées.

Dead Ringers est un album de HORSEBACK que l'on pourra désigner comme Pop. Evidemment, il s'agit d'un album où les sonorités sont douces et où les mélodies sont bien présentes. Ce qui permet d'ailleurs d'entendre la voix claire et chantée de Jenks Miller. Une voix posée dont le timbre rappelle quelque peu celle de Franz Treichler.

Dans cette attitude singulière qui mélange ces atmosphères synthétiques aux ambiances plus charnelles, HORSEBACK prend d'ailleurs le pas des compositions plus flegmatiques de THE YOUNG GODS. Et ces accents psychédéliques, la constante actuelle du projet, renvoient aussi à une version moderne de THE DOORS.

Dead Ringers est aussi un album Pop parce qu'il cultive un côté disparate. On sait que Jenks Miller aime les expérimentations sonores. Il met d'ailleurs en résonance ses sonorités à la fois jouées et programmées afin de bousculer avec une bienveillance toute relative, son accessibilité. Une façon de faire qu'il aura probablement empruntée à Michael Gira et SWANS.

Les stars de la Pop aiment surfer sur différentes tendances. Une manière, non avouée, de satisfaire différents publics et ainsi d'attirer à soi un maximum d'auditeurs. HORSEBACK compose donc des titres où une forme de groove communicatif truste la cohérence en début d'album. Tout en maximisant son psychédélisme et ses tortures sonores, il s'aventure aussi sur des chemins carrément Dub (Lion Killer) ou très rock (In Another Time, In And Out Of Form) sans avertissement.

Moins frontal qu'à son habitude, mais finalement tout aussi perturbateur des coutumes, HORSEBACK propose un album subtilement dérangeant. On se plonge aisément dans ce Dead Ringers avant d'en saisir toute sa subversion lumineuse. A l'instar de son artwork qui de loin engage mais de près inquiète, ce nouvel album rassure autant qu'il déstabilise.
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