Chronique

A DAY TO REMEMBER
Bad Vibrations

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Autoproduction

13 titres - 43 minutes
Sorti le 02-09-2016


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Dimanche 25 septembre 2016

35 mois, c’est-à-dire presque 3 ans. C’est par ces mots que je commençais en octobre 2013 la chronique de Common Courtesy, cinquième album du groupe et symbole de la libération de ses conflits judiciaires avec son ex-label Victory Records . Ils ont donc amorcé avec cet album une approche qu’on pourrait qualifier à juste de titre de DIY (Do It Yourself) pour le sens littéral… mais avec des moyens proches de ceux d’un gros label. Et une nouvelle fois, c’est 35 mois après la sortie de l’album précédent que ce Bad Vibrations nous arrive.

Enthousiasmé par deux singles prometteurs (Paranoia diffusé dès le mois de mars puis Bad Vibrations présenté en juin), j’avais même, concernant ce nouvel opus, osé soulever la question « A Day To Remember est-il sur le point de sortir son meilleur album ? », question qui avait du sens à ce moment. Et la machine promo a une nouvelle fois assuré en balançant Bullfight quelques semaines avant la sortie de de Bad Vibrations, puis le plus pop-punk Naivety la veille du jour J.

Ce qui nous fait donc quatre morceaux découverts avant la sortie de l’album, une copieuse mise en bouche qui nous permet d’anticiper (avec un brin de spéculation malgré tout) dans quelle direction partira ce Bad Vibrations. Et pas de surprise avec les trois premiers titres de l’album puisque c’est le morceau-titre qui ouvre les hostilités. Amusant de l’avoir placé en ouverture d’ailleurs, puisqu’avec les cris de Jeremy McKinnon sur fond de larsens en guise d’intro, on trace vite le lien avec le début de What Separates Me From You en 2010. En effet, on retrouve le même schéma couplet agressif / refrain plus doux en voix claire. Mais le côté ultra-mélo qui pouvait donner la nausée sur les albums précédents ne se laisse pas encore ressentir ici, on est plutôt dans de la voix claire d’ambiance et de soutien à la musique. En enchaînant avec Paranoia, premier single rencontré six mois plus tôt, on devine la volonté du groupe de renouer avec une partie de son public avide de gros son qu’il a perdu avec le plutôt dispensable Common Courtesy. Et après ces deux morceaux qui révèlent un côté du groupe même plus punk-hardcore qu’ils ne l’ont été par le passé, le plus doux Naivety passe plutôt bien. Et là, on se rend compte d’une chose : A Day To Remember
A Day To Remember


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, c’est quand même une putain de machine à tubes. Et le danger d’une machine à tubes, c’est de parvenir à tenir le niveau sur la durée d’un album, surtout quand elle choisit de placer tous ses meilleurs pions d’entrée de jeu.

Le côté metalcore du groupe se veut plus développé que jamais, avec des couplets aux riffs franchement metal sur Exposed, Turn Off The Radio ou encore Reassemble, morceau sur lequel le groupe explore une nouvelle fois un refrain mélodique mais non sucré. Une manière d’alterner voix claires et voix criées sans tomber dans la caricature et dans ce qui a déjà été fait des milliers de fois. Evidemment, une partie de la fanbase du groupe attend des morceaux plus calmes et ils ne seront pas déçus avec des morceaux comme Justify et surtout We Got This.

Comme souvent, l’inspiration s’est légèrement essoufflée en fin d’album avec le triptyque Forgive And Forget / Negative Space / In Florida dont la qualité est indéniablement en-dessous du début de l’album.

A Day To Remember
A Day To Remember


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ne prend pas de risques inutiles sur cet album et applique les formules qui ont fonctionné sur les albums précédents, avec des similitudes assez nettes avec Homesick et surtout What Separates Me From You. Mais au fil des années, il est difficile pour un groupe de partir spontanément vers exactement le même style musical sans le faire évoluer un minimum. Volonté qu’ils démontrent sur les refrains de Bad Vibrations et Reassemble par exemple, mais qu’ils semblent avoir voulu intégrer en douceur pour ne pas brusquer son public. Au final, on peut dire que ce Bad Vibrations a largement sa place au sein de la discographie du groupe, qui a réussi le défi de se remettre sur les rails après le semi-échec qualitatif de Common Courtesy.



Tags : pop punk metalcore
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AUTEUR : Erik
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