A Day To Remember est-il sur le point de sortir son meilleur album ?
A la question “Quel est le meilleur album de A Day To RememberA Day to Remember4 chroniques · 2 galeries ?”, rarent sont ceux qui répondent Common Courtesy. L’album autoproduit du groupe, sorti fin 2013, n’aura pas marqué les esprits… comment on l’avait prévu dans notre chronique de l’album. Les ventes de l’album le confirment, avec un chiffre honorable mais bien en dessous des cargaisons de Homesick et What Seperates Me From You que le groupe est parvenu à distribuer à travers le monde. Propulsé sur la scène mainstream grâce à des singles imparables, All I Want en tête de rayon, A Day To RememberA Day to Remember4 chroniques · 2 galeries accède au rang de superstar.
Alors, qu’attendre d’un groupe qui sort un album décevant à l’apogée de sa carrière ? Soit il continue à s’enfoncer jusqu’à retourner dans un semi-anonymat et un succès relatif, soit il réagit et revient plus fort encore, comme ArchitectsArchitects7 chroniques · 6 galeries par exemple.
Remettons la sortie de Common Courtesy dans son contexte. Déjà épuisé par sa bataille juridique avec son label Victory RecordsLabelVictory RecordsVoir la fiche sur lequel il a sorti trois albums (For Those Who Have Heart en 2007, Homesick en 2009 et What Separates Me From You en 2010), le groupe décide de produire lui-même Common Courtesy. Et produire un album à cette échelle, demande une attention et un travail autrement plus complexe qu’une demo pressée à 100 exemplaires et diffusée gratuitement sur Bandcamp. Cet album, annoncé par un single assassin (Violence – Enough Is Enough), était prometteur mais le reste de l’album a globalement déçu. Hormis quelques singles catchy et évoluant principalement dans une veine pop-punk, l’album présentait plusieurs morceaux manquant clairement d’inspiration et d’envie.
Quand le groupe a diffusé en mars 2016 le single Paranoia, l’accueil du public a unanime. Et pour cause : le groupe présente une hargne simple encore rarement dévoilée jusqu’à présent. Alors les passages agressifs du groupe ont toujours évolué dans une veine plutôt metalcore, le début de ce Paranoia va clairement jouer sur le terrain du punk-hardcore basique en deux accords (oui, je confirme – j’ai compté). A Day To RememberA Day to Remember4 chroniques · 2 galeries reste fidèle à lui-même sur la structure du morceau, puisque le pre-chorus et le chorus reviennent dans un schéma plus classique, en voix claire sur un riff clairement pop-punk. Mais là, on est face à un A Day To RememberA Day to Remember4 chroniques · 2 galeries de toute bonne fournée, avec un refrain qui reste en tête dès la première écoute, digne d’un All I Want.
Le même genre d’engouement du public avait été réservé à… Violence, diffusé près de trois ans plus tôt avec le même rôle de teaser d’album (pour Common Courtesy donc). Voilà pourquoi il n’était pas temps de s’emballer à ce moment pour cet album (si on considère le contraste Violence et le reste de Common Courtesy), pas encore clairement annoncé d’ailleurs. C’est trois mois plus tard, début du mois de juin, que le groupe annonce les détails de ce sixième album : intitulé Bad Vibrations, il sortira le 19 août prochain sur leur propre label – autant dire, en autoproduction – et distribué sur Epitaph RecordsLabelEpitaph RecordsVoir la fiche.
Evidemment, ils accompagnent cette annonce d’une autre vidéo : Bad Vibrations, le morceau-titre de l’album donc. Tiens, c’est la première fois que A Day To RememberA Day to Remember4 chroniques · 2 galeries donne le titre d’un morceau à un de ses albums. De là à en conclure que ce morceau sera le meilleur représentant de l’album à venir, il y a un pas que nous ne nous risquerons pas à franchir. Mais il y a de quoi imaginer que ce Bad Vibrations sera bien un niveau d’agressivité au-dessus des deux albums précédents, si l’on met bout à bout Paranoia et ce Bad Vibrations. Avec ses cris scandés sur fond de larsens, on est de nouveau très proche du hardcore axé oldschool, avec une comparaison facilement faite avec HatebreedHatebreed1 chronique · 12 galeries sur I Will Be Heard par exemple… comparaison qui ne tiendra que quelques secondes (ne vous étouffez pas) - précisons-le quand même.
Si le refrain est toujours en voix claire (on ne change pas une formule gagnante), elle est plus aérienne que purement mélodique ce qui leur évite de tomber dans le piège de la facilité et l’overdose de voix claire. Au niveau des sonorités, le groupe multiplie les bandes de guitare pour mieux enrober sa musique d’ambiances variées mais plutôt sombres et malsaines sur ce Bad Vibrations.
Sortis de leurs déboires juridiques avec Victory RecordsLabelVictory RecordsVoir la fiche, les membres de A Day To RememberA Day to Remember4 chroniques · 2 galeries ont peut-être utilisé leur musique comme exutoire en écrivant un album plus agressif que chacun des précédents (même And Their Name Was Treason, premier album du groupe souvent considéré comme le plus metal). En tout cas, le choix des producteurs oriente le groupe vers un axe clairement punk / hardcore : Bill Stevenson a récemment produit les albums Diamond de Stick To Your GunsStick to Your Guns4 chroniques · 12 galeries et Awakened de As I Lay DyingAs I Lay Dying1 chronique · 1 galerie – son duo de production avec Jason Livermore s’est entre autres occupé du dernier album de Hot Water MusicHot Water Music1 chronique · 1 galerie. Pour le mixage par contre, c’est Andy Wallace qui s’en charge. Le nom ne vous dit sans doute rien, mais en sachant qu’il a travaillé sur des albums comme Reign In Blood de SlayerSlayer2 chroniques · 1 galerie, Nevermind de NirvanaNirvanaVoir la fiche, l’album éponyme de Rage Against The MachineRage Against the MachineVoir la fiche, Toxicity de System Of A DownSystem of a DownVoir la fiche ou encore Relationship Of Command de At The Drive-InAt the Drive-In1 chronique, on peut se surprendre à croire que ce Bad Vibrations pourrait devenir, comme les classiques précités, l’album de référence du groupe.
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