Se connecter
Chronique 09-11-2016 par Guillaume 2 min de lecture

Meshuggah — The Violent Sleep of Reason

Cette vague Djent a beau être bien jolie et ondulée (quoique peut-être déjà sur sa phase descendante), encore faut-il bien se rendre compte de l’importance de Meshuggah dans son déclenchement. Que cela plaise ou non à nos génies du riff et de la polyrythmie, leur empreinte marque chaque sonorité issue de ce mouvement, qui tire d’ailleurs son nom (Djent) de leur son, tout simplement.

Innovant par essence, Meshuggah ne plait certes pas à tous, mais chacun reste impressionné par la facilité du combo à écrire de la musique aussi heavy que complexe quand d’autres peinent à se sortir de leurs 2-3 plans types. Et alors que les Suédois restent sur un gros succès commercial avec leur Koloss de 2012, ils font maintenant leur retour avec ce The Violent Sleep of Reason. Un album pour consolider leur statut de demi-Dieu pour les Djentlemen de tout horizon ?

Evidemment, on retrouve ce son typique, sorte de cascade ininterrompue de riffs et de rythmes aussi ambitieuse que virevoltante. Le cœur de la formule Meshuggah reste, et devrait rassurer les fans – la cible technique et stylistique visée par Meshuggah restant difficile à atteindre pour le commun des mortels. Mais on ressent aussi une nouvelle vibration, intense, qui prolonge la formule avant-garde de toujours. Ou comment rester contemporain tout en gardant toujours un temps d'avance. Emplis d’énergie, des morceaux comme Stifled ou MonstroCity groovent sec tandis que les Into Decay ou Clockworks se jouent de l’agressivité et des variations de tempo.

Dommage cependant que la longueur de certains titres viennent freiner quelque peu l’expérience ainsi proposée : By the Ton et le morceau éponyme pourraient sans problème être amputés d’une petite minute, celle qui fait toute la différence. En fait, même s’il reste plaisant de retrouver la palette habituelle des Suédois, ce que l’on regrette dans le même temps c’est que Meshuggah ne se soit pas servi de cette ambition de contenu pour revisiter un peu ses ingrédients, quitte à modifier un peu la formule.

Depuis Nothing et Obzen, Meshuggah n’a techniquement plus rien à prouver. Enregistré live – un tour de force étant donné ce contenu toujours si ambitieux - The Violent Sleep of Reason continue à démontrer le talent d’écriture, pas toujours facile à appréhender, d’un groupe animé d’une véritable vision et qui risque de causer à nouveau bien des soucis à tous ceux qui essaieront de marcher dans ses traces.


Tags Technical Metal, Djent, Prog

Encore Meshuggah

Maastricht (South Of Heaven Festival), le 08-06-2025
Photos 10-06-2025

Meshuggah

Maastricht (South Of Heaven Festival), le 08-06-2025 — 20 photos

par Klankbild

Le premier album de Killing Spree en écoute
News 14-09-2024

Le premier album de Killing Spree en écoute

Le duo KILLING SPREE , composé de Matthieu Metzger ( Klone , Orchestre National de Jazz , recherches sur Meshuggah ) et Grégoire Galichet ( Kwoon , Deathcode…

À lire ensuite

Un nouvel extrait du premier album de Piss
News Hier

Un nouvel extrait du premier album de Piss

Le quatuor noise-punk canadien PISS partage un nouvel extrait de son premier album, You Made Me / Skin On Linen , attendu le 30 octobre chez Sub Pop Records et…

Le nouvel album de Salvation en écoute
News Hier

Le nouvel album de Salvation en écoute

Le trio noise rock américain SALVATION (avec le batteur de Big'n ) vient de sortir son nouvel album, The Haunted , chez Reptilian Records . Il se découvre ici :

Huy (Atelier Rock), le 16-10-2026
Photos Hier

Suecide High

Huy (Atelier Rock), le 16-10-2026 — 34 photos

par Fred

The HU et la force de la musique traditionnelle
Live report 16-10-2026

The HU et la force de la musique traditionnelle

Mercredi 14 octobre, on avait rendez-vous à l'Ancienne Belgique pour un concert un peu particulier : le combo franco-nordique SKÁLD s'associait aux Mongols de…

par Priscilla

Clisson (Hellfest Open Air), le 19-06-2015
Photos 29-06-2015

Bölzer

Clisson (Hellfest Open Air), le 19-06-2015 — 10 photos

par Camille