Chronique

BUGUL NOZ
S/T

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Autoproduction

Sorti le 24-06-2017


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Mardi 24 octobre 2017

Proposer un groupe brassant le folklore celtique et le Punk/Hard-Core, est inévitablement voué à la comparaison avec les DROPKICK MURPHYS. Il est courant de se référer à la tête de liste du genre, mais il est vrai que dans ce registre, le groupe de Boston doit truster les assimilations comme aucun autre.

Enregistré sans batteur, le premier album des Namurois de BUGUL NOZ démarre par une intro, trop longue pour ce qu'elle apporte au disque, mais qui plante le décor concernant ce nom qui renvoie aux légendes bretonnes. Le BUGUL NOZ est une sorte de lutin lycanthrope.

Bien que la formation soit originaire du bassin mosan, BUGUL NOZ s'applique avec force pour faire vivre un folklore emprunté aux terres brumeuses. Le groupe a mis un point d'honneur à inclure des instruments (cornemuse, violon, whistle) traditionnels. Et si le port du kilt obligatoire est plus enclin à décrocher un sourire, les convictions du groupe poussent le vice du détail jusqu'à avoir au sein de sa formation, un musicien également tombé dans la cuve du brassin (La Mochenaire).

Le croquemitaine breton n'a peut-être pas encore fait tous ses choix artistiques, mais il est en mesure de proposer un premier album de onze compositions (treize moins l'intro et un interlude). Le pari est risqué, car comme première carte de visite, c'est long, d'autant qu'au moment de l'enregistrement, BUGUL NOZ n'avait pas de batteur.

Ainsi, BUGUL NOZ dévie parfois de sa trajectoire et emprunte des chemins de travers. L'influence des DROPKICK MURPHYS est bien présente (Voices Of Bravest, Creepy Mind) mais on peut aussi entendre un passif plus Epic-Metal (Monster In The Pub) ou Punk (Dark Soul, Tales Of The Dragon Knight, Last One For Road).

Le choix le plus difficile semble être la langue dans laquelle il désire s'exprimer. Majoritairement chanter en langue anglo-saxone, BUGUL NOZ propose aussi trois compositions en français (Bang Bang, Dure Nuit, Liberté d'être con) ainsi que son intro. Alors que l'album permet de découvrir un groupe qui rafraichit la scène wallonne avec un style peu exploité par chez nous ; qu'il permet aussi d'entendre une formation reposant sur des bases déjà solides, cette dichotomie linguistique met quelque peu à mal la cohérence artistique. D'autant que BUGUL NOZ pourrait trouver son compte (conte ?) aussi bien dans la langue de Voltaire que celle de Shakespeare.
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