Le groupe de Punk-Hard-Core-Metal Celtique namurois n'a pas sensiblement changé se recette de la soupe à la citrouille pour la sortie de Chat in The Freezer. Un titre d'album possédant plusieurs lectures qui lève déjà le voile sur la question du choix, ou non, de la langue. Juste un batteur a été ajouté dans le chaudron.
Tel un Dr Jeckyll et Mr Hyde, le BUGUL NOZ nous offre ses deux visages. En bon lycanthrope, le lutin décline sa face jour et sa mine nuit durant les 12 compositions du disque.
D'un côté, avec le chant anglophone, nous avons un style souvent plus dur, Punk-Hard-Core. De l'autre, avec le chant francophone, nous avons des textes bien tournés et souvent engagés avec un jeu, toujours Irish évidemment, mais aux accents plus Metal.
Les instruments traditionnels et folkloriques sont assez bien mis en évidence. De même que le chant et les parties plus calmes. On sent qu'une attention particulière a été accordée à cette partie de la production. Du coup, la production globale sonne un peu comme la production d'un disque Metal des années 80. Les parties énergiques et rythmées sont moins exploitées ou mériteraient plus de puissance au profit des détails qui paraissent surexploités.
En refusant de faire des choix stylistiques et linguistiques, BUGUL NOZ devait s'assurer de trouver le bon équilibre entre ses différents penchants tout en portant suffisamment son côté celtique assez haut. Chat In The Freezer dose plutôt bien ses différents éléments. La touche celtique joue le rôle de ciment entre les compositions et les orientations plus sérieuses ou divertissantes. Les titres passent sans transition et de manière décomplexée d'un style à l'autre ou d'une langue à l'autre. Ce qui rend ces changements très fluides. Chat In The Freezer fait bloc et ne donne pas l'impression d'être découpé en moments.
Après, ceci n'est que l'expression de mon opinion. Bien évidemment, j'en fais une boule bien serrée, j'abaisse mon pantalon et ... Cela va de soi !

Bugul Noz