Chronique

MACHINE HEAD
Catharsis

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Nuclear Blast

15 titres - 73 minutes
Sorti le 26-01-2018


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Vendredi 9 février 2018

On aurait dû se méfier. Car la crise des dizaines, il connait le Robb. Rappelez-vous de sa crise de la trentaine adulescente sur la doublette The Burning Red / Supercharger. Des albums qui renfermaient certes quelques bons titres mais surtout trempés de tonalités néo qui firent se lever plus d’un sourcil après les abrasifs Burn My Eyes et The More Things Change, sans parler de l’accoutrement qui allait avec. Rappelez-vous aussi de l’énorme The Blackening, sorte de la crise de la quarantaine à l’envers pour un Robb inspiré et inspirant, au sommet de son art, culminant en fait à un niveau jamais retrouvé depuis.

Mais rien ne nous préparait à cette cinglante crise de la cinquantaine. Certes, on a bien noté depuis Unto The Locust et surtout avec Bloodstone & Diamonds une certaine panne de créativité dans le clan Machine Head
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, même si le premier cité faisait encore plus que de tenir la baraque. Certes, l’effrayant single Is Anybody out there ? nous faisait craindre le pire. Certes, Robb a toujours déclaré qu’il ferait toujours ce que bon lui semble, y compris jouer la musique qu’il a envie de jouer. Mais pouvait-on vraiment s’attendre à une telle régression ?

Catharsis constitue l’apogée de ce l’on répugne à retrouver chez Machine Head
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. Des riffs ‘empruntés’ (merci Devin Townsend
Devin Townsend


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, merci Slipknot
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), des refrains dégoulinants, des lyrics façon crise d’ado existentielle, et des artifices en veux-tu en voilà. 73 minutes durant, Machine Head
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se perd dans cet album qui, encore plus que Bloodstone & Diamonds, chercher à tellement en faire, dans tous les sens possibles (titre radio-friendly par ici, solo à la Halo par-là), qu’il se vide de toute cohérence au fil de ses morceaux, notamment durant cette deuxième partie d’album, poussive au possible.

Robb Flynn est et restera probablement toujours un musicien talentueux et un frontman de premier plan. Mais à cinquante balais comme à vingt il lui restera toujours, outre son encéphalite de première, ce malheureux défaut de chercher à caler son écriture dans l’ère de son temps, suivant les modes propres à chaque époque, plutôt que de créer son espace (temps) à lui seul. On regrettera donc qu’avec cet énorme flop Machine Head
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ne pénètre à nouveau dans un « creux » de sa carrière alors que le groupe avait encore il n’y a pas si longtemps tous les ingrédients en main pour devenir LE groupe phare des années post-2000. Robb, ce n’est pas si grave : on t’aime quand-même.


Tags : Metal, Robb Flynn, crise de la cinquantaine
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► COMMENTAIRES

JIM14 - 16-02-2018, 17:10
Encore une chronique écrite sans avoir vraiment écouté attentivement l'album, c'est à la mode en ce moment,ça pullule sur le net ...
Finalement, ya quoi, 15 lignes de critique sur cet album ? sans vraiment parler des titres, même rythmiquement et artistiquement. Les lyrics, ah on en parle pas non-plus....pfff
ça sert à rien d'écrire des chroniques pareilles
GUILLAUME - 17-02-2018, 18:31
D'abord, merci d'avoir lu la chronique. Concernant l'exercice de la chronique en tant que tel, à l'heure où chaque album s'écoute entièrement sur différentes plateformes il ne nous parait pas forcément nécessaire de décrire longuement le contenu "musical" d'un album. Même s'il s'agit là de l'attente de certains lecteurs, comme toi. Pour en revenir à cet album en particulier, me lancer dans une description des lyrics puérils ou du manque d'inventivité des riffs n'aurait, je pense, pas modifié la coloration que j'ai donnée à cet album. En espérant qu'une prochaine chronique te plaise davantage !
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