Cet album, c’est aussi un apport en sang neuf. En effet, douze ans années le séparent du dernier LP, portant sobrement le nom du groupe. Une première écoute laisse un sentiment de linéarité dans les compositions. Les reliefs ne viennent qu’avec le temps, comme ce rif très black’n’roll qui inaugure Lautada Izoztuetan, ce saupoudrage çà et là de growls bien sentis ou encore cette envolée épique à la fin de Nire Arnasean Biziko Da Gaua (vous pouvez respirer à nouveau).
Quiconque désire se faire plaisir pendant quarante-cinq minutes avec un black metal à la facture assez classique devra certainement y trouver son compte. Si par contre cet opus a piqué votre curiosité de par son apparente identité basque (vu le nom de l’album et des titres), vous risquez d’être un peu décu·e : la spécificité régionale se loge dans les lyrics et non pas dans les compositions musicales. Enfin si, soyons de bonne guerre : Itzaltzuko Bardoari en guise d’outro acoustique et folk laisse en bout de course entendre les sonorités particulières de cette langue atypique. Toujours mieux que rien!
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