S'identifier



IN-KATA
Farewell Masquerade (Autoproduction)


Certains d'entre-vous se souviennent peut-être du groupe QUETZAL , qui suite à la séparation d'avec leur batteur, en accueillant un nouveau membre s'est transformé en IN-KATA . A l'époque, on avait cru qu'il s'agissait plutôt ou simplement d'un changement de nom "déontologique". La première démo enregistrée assez rapidement, plus comme une carte de visite professionnelle qu'une illustration pour le public, confortait ce point de vue.

Ensuite quelque chose comme un an après, IN-KATA a sorti une nouvelle démo, plus personnelle et plus démarquée de leur ancêtre QUETZAL .

Enfin avec ce premier album, tant préparé qui voit le jour, le moins qu'on puisse dire, c'est qu' IN-KATA sonne comme un nouveau groupe à part entière maintenant.

Evidemment on retrouve des ingrédients connus du temps de QUETZAL . Comme par exemple ces superpositions et mélanges des voix. On découvre aussi une musqiue moins énervée, moins rêche dans ses explosions.

IN-KATA constitue quand même une continuité logique à QUETZAL . Il n'était pas question pour les membres de renier leur passé musical. Mais la volonté des 4 musiciens d'appréhender IN-KATA comme un nouveau groupe prévalait. Un nouvel album de QUETZAL n'aurait probablement pas sonné comme Farewell Masquerade avec le mélange des 4 personnalités d'origine.

Cela parrait peut-être mal venu de comparer constament IN-KATA à son prédécesseur QUETZAL alors que le groupe désire tant distinguer les deux entitées. Cela s'explique déjà pour moi par le fait que QUETZAL a été un des groupes belges des plus marquants. Ceci étant dit et au delà de l'histoire, prenez cette comparaison plutôt comme une référence simple à un autre groupe, afin d'illustrer musicalement le propos descriptif.

Les 9 titres de Farewell Masquerade sont plein d'émotivité, d'émotions et de mélancolie. J'ai le sentiment que chaque titre est construit d'une manière théatrale. En effet, chaque écoute amène son lot d'impressions d'une histoire racontée avec ses moments d'intensité, de drame, de tension, de joie, de tristesse, d'espoir... et ses rebondissements tels des films plutôt poétiques, à l'image des textes du groupe.

Un titre à lui seul, qu'il fasse moins de 3 minutes (Try Harder) ou plus de 8 minutes (Waves), regorge des éléments nécessaires et indispensables de la dramaturgie.

IN-KATA n'a ni à rougir de son passé ni à s'inquiéter de son futur. La qualité est toujours bien au rendez-vous comme au temps de QUETZAL .


Chroniqué par fred le 18-09-2006
Voir la fiche de IN-KATA

Au menu sur leur fiche : photos, chroniques, medias