Chronique

LINDEMANN
Skills In Pills

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Warner

11 pistes
Sorti le 23-06-2015


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Jeudi 21 novembre 2019

Lindemann
Lindemann
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. On dirait un nom de chocolat bas de gamme pour les fêtes de fin d’année. Du genre fourré à la liqueur de cerise. Mais c’est d’abord le nom de l’armoire à glace au micro de Rammstein
Rammstein


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. Et aussi, depuis 2015, le nom de scène du projet qui réunit le précité Till Lindemann et Peter Tägtgren (Hypocrisy
Hypocrisy


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, Pain
Pain


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)… pour le meilleur ou pour le pire ?



Quand on connait un minimum l’univers des deux compètes, on ne peut qu’être curieux de goûter le résultat. (Même si la métaphore est certainement malvenue et qu’on vous déconseille d’accepter de mettre en bouche quoi que ce soit que ces deux-là vous proposeraient.) Alors qu’est-ce que ça donne, le mélange de Rammstein
Rammstein


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et Pain
Pain


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? Eh bien, c’est tout simple, exactement ça : un mélange de Rammstein
Rammstein


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et Pain
Pain


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.

Au fil des 11 titres qui composent ce premier album Skills In Pills, le duo nous emmène dans un univers complètement barré et souvent empreint de malaise dont on ne sait s’il faut en rire ou être gêné. Ainsi, rien que le titre des morceaux « Ladyboy », « Fat » et « Golden Shower » suggèrent très vite bien des images mentales dont on se serait volontiers passé. Et quand les titres sont plus anodins, ça n’est pas forcément de meilleur augure. Citons par exemple « Fish On » : « It smells like fish, I take a sniff. The bait is fresh, my rod is stiff. The hook is big, made from steel. I put some grease upon my reel. » Je ne vous fais pas de dessin. Et pourtant, à côté de ça, on retrouve des titres plus poétiques comme « Home Sweet Home » et « Yukon » qui sont des vraies perles d'indus mélancolique.

Musicalement parlant, on retrouve évidemment la voix singulière de Till Lindemann au chant, tantôt grave, rauque et inquiétante, tantôt claire, puissante et mélodique – et souvent les deux dans un même morceau pour varier les plaisirs. Principale nouveauté : il chante en anglais sur tous les titres. De son côté, Peter Tägtgren, en sa qualité de multi-instrumentaliste, fait ce qu’il sait faire de mieux dans Pain
Pain


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et compose en majorité des morceaux typés metal indus rythmés, presque pop dans leur structure. Gros riffs de guitare, rythme enlevé et nappes mélodiques au clavier ou au violon – c’est hyper basique, mais diablement efficace.

Le projet Lindemann est en somme le résultat attendu de la rencontre musicale de deux amis de longue date qui prennent leur pied ensemble. Leur vocation n’est certainement pas de bousculer les standards du genre ou de conquérir un nouveau public – ça plaira aux fans de Rammstein et Pain, c’est une évidence, mais ça ne marquera pas l’histoire. Et après tout, ça n’est pas une nécessité ! Parfois, ça a bien plus de sens de simplement sortir un album parce qu'on en a l'envie et qu'on sait que ça fera au moins sourire.




Tags : rammstein, pain, till lindemann, peter tagtgren, indus
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