Interview

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Oui, Nick Olivieri est devenu un bon pote.


Dimanche 28 juillet 2013

La question évidemment que tout le monde a envie de poser : Comment se retrouve-t-on deux mois à Los Angeles (chez Alain Johannes et Nick Olivieri) pour enregistrer son album (Double Disco Animal Style) ?

P : Trois mois même ! Au départ, cela devait être dix jours mais nous ne sommes pas arrivés tous en même temps. Les musiciens se sont succédés et sont partis les uns après les autres. Robin était le premier à partir. Il a enregistré deux morceaux puis il est parti au bout de quinze jours. Ensuite il y a eu Mathieu, l'ancien batteur de LOADING DATA
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qui est resté trois semaines et a enregistré la plus part des morceaux. Adam (toujours à la batterie) est resté une semaine... etc. Donc au début cela devait durer dix jours et puis après il se trouve que nous sommes devenus très proches et Alain (Johannes) a vraiment kiffé le projet. Résultat, les dix jours se sont transformés en trois mois. Moi je suis celui qui suis resté le plus longtemps.

R : La première semaine, nous avions commencé avec de bonnes résolutions en débutant les enregistrements à dix heures du matin pour finir à dix ou onze heures du soir. Mais ça s'est transformé en « arrivée vers midi, une heure au studio » complètement pétés.

P : C'était une super aventure. Alain est un mec incroyable qui s'est vraiment épris du projet. C'est un mec qui nous a énormément apporté et qui a énormément apporté au disque. Il s'est investi dans le projet et il a pris du temps pour nous.

R : Et puis nous avons fait des trucs que je ne pensais pas faire. Un rêve de gosses ! Rencontrer Alain, Joe Barresi (TOOL
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...), Nick Olivieri... C'était genre jouer sur la batterie où ont enregistré les QUEENS OF THE STONE AGE
QUEENS OF THE STONE AGE


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... des détails comme ça qui font que j'étais sur un petit nuage. C'était une expérience, ça fait vibrer et rêver.
Cela nous a aussi permis de rencontrer Adam, l'ancien batteur qui habite à Miami.

P : En gros sur l'album, il y a quatre ou cinq batteurs. Différents batteurs avec qui j'ai joué. Du coup l'enregistrement de cet album était un peu des retrouvailles. Il y a eu plein d'intervenants sur ce disque. Nick Olivieri a composé un morceau (qui n'est pas encore sorti et sur lequel joue également le batteur de MONDO GENERATOR
MONDO GENERATOR


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). Alain joue également sur l'album. Robin, Mathieu... cela me tenait à coeur que tous ces gens là soient sur l'album parce qu'ils ont eu une importance dans l'évolution du groupe et dans ce que LOADING DATA
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est devenu. C'était une très belle aventure et j'espère que très rapidement nous pourrons enregistrer le prochain album avec Alain à Los Angeles.





Effectivement lorsque l'on regarde la composition des musiciens qui ont participé à cet album, on n'a pas l'impression de voir un groupe qui a débarqué chez un producteur pour enregistrer son album.

R : En fait son boulot d'enregistrement, cela a représenté dix pour-cent de son travail parce que nous sommes arrivés là-bas avec dix morceaux maquettés à la roots chez nous, avec des idées, des boîtes à rythmes. A part deux ou trois morceaux, il n'y avait rien de définitif.

P : Au final, je crois que nous avons enregistré presque vingt morceaux. Ce fut une sorte d'expérience entre amis, y compris Alain, où nous étions bien tous ensembles. Ce n'était pas vraiment se retrouver en studio, de manière carrée. C'était hyper détendu, sans stress. C'était une sorte de réunion de famille. Il y a eu des improvisations et des arrangements à la dernières minutes. Nous avons beaucoup fait sur place et dans l'urgence.

R : Alain, il a un milliard d'idées à la fois. Mais en plus, en même temps qu'il t'explique ses idées, il te fait écouter du son. Des trucs que je ne connaissais pas et que tu te demandes où il va les chercher. Il passait de la musique Afro à la musique classique, du gros rock... pour essayer de nous faire sortir des sentiers battus. Et ça c'était vraiment cool.

P : Et puis il y a sa patte de producteur et de musicien que tu reconnais.

R : Il fait partie de ces producteurs qui sont uniques. Je suis ingé-son à la base. J'étais l'ingé-son du groupe. Je suis allé là-bas pour enregistrer un peu de batterie au départ. Mais quand je l'ai vu bossé, je me suis demandé ce qu'il fabriquait. Je ne comprenais rien. Il a une manière de placer les micros que n'importe quel prof de studio désapprouverait. Il n'a jamais fait d'école pour ça, il est complètement autodidacte mais il sait très bien ce qu'il fait et il le fait très bien ! C'est incroyable !



Et après avoir travaillé de cette manière, avec tous ces invités, comment fait-on pour revenir en France et pour retranscrire avec un groupe ce qui a été fait avec autant de mains ?

P : Je t'avoue que le retour en France a été un peu dur. Ce qui restait du groupe avant, s'est arrêté. Il a donc fallu remonter un groupe. J'ai essayé plusieurs batteurs et Alain m'a dit que j'avais le batteur qu'il me fallait sous la main, Robin. Il a un groove incroyable. C'était évident pour lui. On a fait l'essai avec Robin et cela a été conquis ! Là dessus, on a rencontré Louise qui était aussi à Los Angeles et qui enregistrait avec la copine de l'époque d'Alain. On s'est croisé, c'était le fruit du hasard. Ensuite, nous avons eu un premier guitariste qui avait pas mal de projets en cours. En l’occurrence, nous allons très probablement ajouter un troisième guitariste qui fera aussi claviériste pour rester un peu fidèle à cet album et certains arrangements. Enfin voilà, le retour à Paris a été difficile pour plein de raisons. A Los Angeles, c'était assez magique, ce n'était pas vraiment la vraie vie. Ce fut trois mois incroyables. Tu reviens à Paris, tu te dis qu'il faut tout recommencer, qu'il va falloir défendre l'album.

R : Et puis les gens t'attendent au tournant...

P : ... parce que nous avions beaucoup balancé sur facebook, des photos, des vidéos des enregistrements... alors les gens s'impatientent, te demandent quand est-ce qu'il vient le son. Nous avons eu un ensemble de chroniques très positives. C'est très encourageant mais maintenant nous devons aussi être à la hauteur sur scène pour défendre l'album comme il se doit. Et pour jouer tous les morceaux du nouvel album, nous avons besoin d'un cinquième membre.

R : De toutes manières, même avec un cinquième membre, nous avons besoin d'adapter un peu parce qu'il y a des parties qui seront très difficiles à jouer en live.

P : Nous avons été un trio pendant super longtemps. Là nous sommes passés à quatre, mais même à quatre ce n'est pas suffisant. Il faut un cinquième membre, nous avons besoin de claviers quitte à ce que moi-même, sur certains morceaux, je lâche la guitare pour ne faire que du chant.





C'est assez fou ce que vous dites. Vous êtes venus à la Taverne du Théâtre une première fois à trois et LOADING DATA
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sonnait déjà très bien. J'attendais de vous voir à quatre ici au Power Festival et là tu es en train de me dire que le groupe va encore s’agrandir et donc que le résultat va encore prendre de l'ampleur !!


R : Quand nous sommes venus à la Taverne, il y a plus ou moins six mois, c'était notre deuxième ou troisième concert sous ce line-up là. Le set n'était pas encore très bien rôdé. Je me rappelle, nous avons fait un concert un peu Punk cette fois là.



Un peu à l'arrache quoi ! C'est aussi ça le Rock'n'Roll...

R : Oui, c'était marrant, nous avons sympathisé avec les mecs là-bas.

P : Nous nous étions bien amusés. C'est vrai que c'était un concert plus roots. Notre guitariste était déjà en date, donc il ne pouvait pas venir avec nous et puis du coup, nous nous sommes séparés de lui parce qu'il avait trop de projets et nous avons pris Pablo qui fait super bien l'affaire. Si tu veux, nous avons un set de morceaux que nous pouvons faire, mais il reste des morceaux qui nous tiennent à coeur, que nous avons envie de jouer mais qui nécessitent un clavier, du boulot, un membre supplémentaire ou des samples, mais nous ne sommes pas très branchés samples. Donc il nous faut absolument un cinquième membre.



Aujourd'hui, c'était une date ponctuelle mais vous préparez pour bientôt une tournée.

P : Nous avons encore deux dates en Belgique au mois d'août. Le 2 août au Classic Tour de Renaix (Ronse) et le 3 août au Muziekcafe De Giraf de Sint-Denijs-Boekel.

R : Ensuite le 16 août à Paris, nous avons une date avec MONDO GENERATOR
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où nous allons retrouver Nick Olivieri.

P : Oui, Nick Olivieri est devenu un bon pote. Je l'ai rencontré en 2002, je crois. A l'époque, Adam, le batteur avec qui je jouais aux USA, était un bon pote de Nick. Et c'est comme ça que je l'ai rencontré. Et du coup, il est venu enregistrer sur l'album. Retrouver Nick Olivieri, c'est toujours un grand plaisir, donc ça risque d'être une date où nous allons bien nous amuser.
Pour revenir à la tournée, début septembre, on part vers l'Espagne et le Portugal. Ensuite on retraverse et remonte pour aller jouer deux semaines en Angleterre. Au total cela doit faire une tournée de presque un mois. Le problème c'est que, malheureusement, Robin est blessé. Il a une sale tendinite. Nous sommes donc en quête d'un batteur.

R : De remplacement, j'entends ! (rires)

P : Ensuite plus tard dans l'année, nous avons encore quelques dates. Ce qui a vachement changé pour nous, depuis que nous sommes revenus avec cet album, c'est que nous ne sommes plus forcément obligés de démarcher. Pas mal de salles, de tourneurs ou de bookers nous contactent directement.

R : C'est cool parce que cela nous laisse plus de temps pour se consacrer à la musique. On peut déléguer plus ce qui est booking, promotion etc... parce que l'air de rien cela prend beaucoup de temps et d'énergie.

P : Mine de rien, cela fait quatorze ans que le groupe existe. Ce n'est pas désagréable qu'au bout de quatorze ans, le travail commence à porter ses fruits.





Quatorze ans d'existence mais une nouvelle mouture pour LOADING DATA
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avec ce nouvel album ?


P : Il y a eu plusieurs moutures. Le groupe s'est formé en novembre 1999 pour se séparer en 2002. Quand le tout premier album est sorti, Frenchman, Nevada, je suis parti m'installer aux USA à une heure de Miami. Cela a duré deux ou trois ans, puis j'ai été obligé de revenir en France. J'ai remonté le groupe au bout de 6 mois et ce fut la formation la plus longue de LOADING DATA
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avec Mathieu qui a duré cinq ou six ans. Ensuite, il y eu des départs, des histoires classiques à toutes les formations. Des chemins qui se séparent tout simplement. A tous ces gens, j'ai proposé de venir enregistrer à Los Angeles. Mathieu est venu. Je trouvais ça assez normal étant donné que sur certains morceaux, nous avions bossé ensemble. Et maintenant donc, c'est une nouvelle formation avec Robin à la batterie qui a été notre ingé-son pendant cinq ans, Louise que l'on a rencontré mais que Robin connaissait déjà et Pablo qui nous a rejoint il y a deux mois. Nous sommes encore un peu en rodage mais ça prend forme.



Comment conserve-t-on une identité avec de tels changements ?

P : Je pense que les musiciens qui viennent jouer dans LOADING DATA
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sont des gens qui aiment le groupe. Par conséquent qui savent où la formation va et s'adaptent ou adaptent leur son au groupe.

R : Pour moi, le truc qui marque vraiment dans LOADING DATA
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, c'est la voix de Lo (Patron). Si on l'enlève, je pense que ce n'est plus LOADING DATA
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. De plus c'est quand même Lo qui compose une bonne partie des morceaux. C'est lui le compositeur « number one » du groupe. Après ce qui est arrangements ou idées ajoutées, c'est plus propre aux musiciens du moment. Moi, j'ai hâte d'enregistrer un nouvel album pour justement apporter une patte, que Louise y mette la sienne et Pablo ajoute une couche. Les deux derniers albums ont été composés, plus ou moins, sur l'ancien line-up.

P : Je pense que pendant trop longtemps, je me suis un petit peu fermé en voulant rester dans un genre. Je n'osais pas explorer. Je me disais que c'était bien mais pas pour LOADING DATA
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. Je créais des barrières. Sur ce dernier album, j'ai brisé ces barrières. Si je composais un morceau et que j'avais envie de le mettre, je le mettais. Je ne voulais plus me bloquer quitte à déplaire. L'autre jour, j'ai reçu un mail de notre attaché de presse qui m'expliquait qu'un webzine de Stoner a refusé l'album parce que nous ne rentrons plus vraiment dans la catégorie Stoner. Et franchement, aujourd'hui, je m'en bats les couilles de ce côté étiquette dans laquelle il faut absolument rentrer. Je n'ai plus envie de m'enfermer dans un style. Je ne vais pas faire n'importe quoi non plus, je ne vais pas faire de la Techno avec LOADING DATA
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. J'ai envie de Rock. J'ai envie que ça groove, que ça soit lourd, que ça soit paresseux mais je ne vais pas m'empêcher de mettre un morceau sur l'album parce qu'il ne rentre pas dans le cadre Stoner. Les étiquettes ont aucune espèce d'importance. Si il faut mettre une étiquette pour nous placer sur un plateau, sur une affiche, pourquoi pas mais ça ne sera pas mon discours. Il y a un côté Pop dans LOADING DATA
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, une recherche de mélodies. Plus ça va et plus je me rends compte que je n'écoute pas de Stoner une fois sorti de QUEENS OF THE STONE AGE
QUEENS OF THE STONE AGE


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ou KYUSS
KYUSS
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.





Saviez vous que Brant Bjork
Brant Bjork


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a joué au Power Festival (2010) ?


P : Je ne savais pas. Nous avons joué avec lui deux ou trois fois. C'est marrant, il a tourné tout le temps en Europe et maintenant qu'il est avec la reformation de KYUSS
KYUSS
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, on le voit moins. A un moment, il jouait à Paris au moins deux fois par an. Je ne savais pas qu'il avait joué au Power Festival. C'est cool. En tout cas, nous avons passé une super bonne journée. C'était une bonne date avec une super organisation, une équipe accueillante et un public belge au top.

R : Ce fut une date sans le moindre problème. C'est bizarre, d'habitude, il y a toujours une merde... Ah si il y a quand même un ampli qui a pété, mais ça c'est un classique de LOADING DATA
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(rires). Nous avons réussi à venir en camion sans qu'il explose aussi.

P : C'est vrai, on s'en est sorti. Bon, on risque encore de se faire arrêté ce soir en allant à l’hôtel... (rires) C'était une super journée. On a joué ici (à la Taverne), il y a six mois, il neigeait et on avait déjà passé une bonne soirée. C'était sympa de revenir.



Vous préférez jouer en festival ou en club ?

R : Ce sont deux trucs différents.

P : Ce qui est bien en festival, c'est que les gens ne sont pas nécessairement venus pour toi. C'est intéressant pour conquérir un nouveau public.

R : Tu as de bons souvenirs en festival et des moins bons, mais c'est pareil dans les clubs. Après j'aime bien le délire festoche, où tu te poses où c'est plus à la cool.

P : C'est clair qu'aujourd'hui, c'était vraiment à la cool. Tu arrives, tu fais une balance en dix minutes. C'est peut-être moins stressant que les salles justement parce qu'il n'y a pas de balance interminable.





C'est amusant ça ! Parce que généralement le groupe a envie de bien s'entendre sur scène, d'avoir le temps de bien gérer le son... et en festival, c'est souvent un peu à l'arrache !

P : Il y a quatre ans, nous sommes partis jouer en Amérique du Sud et Robin était notre ingé-son et justement là-bas, entre autres en Argentine, il n'y avait pas de balance.

R : Les balances, je crois que c'est un truc très européen finalement. En tant qu'ingé-son, souvent les groupes américains ou australiens en tournée, ils ne font pas de balance.

P : Pour moi, c'était une belle expérience. Tu faisais un line-check et puis tu envoyais. Nous étions toujours un peu en panique.

R : Je me rappellerai toujours cette fameuse date, dans une salle genre le Bataclan, une salle d'un millier de personnes environ, où il y avait un rideau fermé. Je les voyais même pas ! J'avais un micro d'appel et un micro d'ordre et je parlais genre « grosse caisse » et là le rideau s'ouvre et à ce moment en tant qu'ingé-son, tu te chies dessus ! Comment ce bordel va sonner ? Finalement ça s'est bien passé. Pour en revenir à ta question de départ, je préfère les petits festivals avec les scènes pas trop grosses, un peu intimistes. Personnellement je trouve qu'il y a plus de communication avec le public alors que dans les festivals plus gros ça devient impersonnel. Après, nous ne faisons pas de la musique de stades...

P : Je t'avouerai que faire le stade de France, devant nonante milles personnes qui crient ton nom, ça doit être super-kiffant mais en même temps, je crois que je me ferai chier sur une scène aussi immense! Tu es loin de tout le monde. Pour moi, l'interaction avec le public, sentir les gens qui sont là c'est très important. J'adorerais faire ça un jour, vivre l'expérience, mais dans l'absolu je préfère les scènes à taille humaine, de trois à cinq cents personnes. Même mille ce n'est pas la fin du monde. Mais pfff quand ça devient du dix milles...

R : En même temps, ça, on ne l'a jamais fait (rires) !

P : C'est vrai... finalement je n'en sais rien. Je dis peut-être des bêtises.
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