Interview

THOT

« Si je voulais voir le projet perdurer, je n'avais pas d'autre choix que de le laisser évoluer »


Lundi 15 mars 2021

Il y a dix ans, Thot
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sortait l'album « Obscured by the Wind ». Pour fêter ça, le groupe lance un mois de célébrations avec une sortie vinyle, du merchandising anniversaire et une session live qui sera filmée fin mars. De notre côté, nous avons posé quelques questions à Grégoire Fray pour parler du bon vieux temps mais surtout de l’avenir et du travail actuellement en cours au sein du groupe.
En parallèle, dans quelques jours, nous lancerons également un concours.



Crédit photo: Emilie Foudelman

Hello Grégoire ! Comment décrirais-tu Thot
Thot


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, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas le groupe?

Plus qu'un groupe, c'est un collectif à géométrie variable au gré des années et des sorties discographiques. Musicalement, nous croisons le post-rock, le rock industriel, le punk, le noise, l'ambient, tout en développant une identité visuelle singulière.

Comment t'es-tu « adapté » à cette crise sanitaire, en tant qu'artiste?
J'en ai profité pour prendre le temps de réfléchir à ce que je voulais pour le projet dans les années à venir, tout en composant un nouvel album. Parallèlement, je me suis remis sérieusement à l'apprentissage du piano, à écrire des textes en français et à acheter/revendre plein de pédales d'effets.

Thot met le paquet pour les 10 ans de la sortie de l'album « Obscured by the Wind ». Que représente t-il dans l'histoire du groupe?
C'est l'album que j'avais en tête quand j'ai commencé le projet. Nous avons mis du temps à le réaliser et le faire aboutir, mais j'en suis très fier. Je me suis récemment replongé dans les textes et les chansons et cela fait toujours écho en moi.

Quel est ton morceau préféré dans cet album?
Le morceau « Blue and Green (are melting down in a seed) », en raison du texte qui résume bien la thématique poétique de l'album.

Quelques évènements marquants/importants à signaler en 10 ans?
Justement, notre premier concert en République Tchèque, à Prague, au moment de la sortie de l'album, fut un moment fort pour le groupe à ce moment-là. Il y a eu aussi la première partie de Carpenter Brut
Carpenter Brut


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en 2016 à la Cigale à Paris, le Dour Festival avec 2 batteurs en 2018, la tournée en Corée du Sud la même année.


Crédit photo: Emilie Foudelman

Quel regard portes-tu sur l'évolution du groupe?
D'une certaine manière, si je voulais voir le projet perdurer, je n'avais pas d'autre choix que de le laisser évoluer, au gré des choix de vie, des envies musicales changeantes, ou malheureusement, des conflits humains. Je suis heureux de ne pas avoir baissé les bras et de voir qu'aujourd'hui, le projet reste très vivant grâce à l'énergie que m'apportent les musicien.ne.s actuel.le.s. Certains anciens membres me manquent évidemment, que ce soit humainement ou musicalement. J'ai récemment commencé à écrire une sorte de recueil de souvenirs.

Quel rapport entretiens-tu avec ton public?
J'ai toujours pris plaisir à tisser un lien particulier avec celles et ceux qui viennent nous voir en concert ou achètent des disques. Je le fais notamment par le biais d'une newsletter régulière, en plus des réseaux sociaux. Peu de temps avant la sortie d' « Obscured by The Wind » justement, j'avais envoyé l'album en primeur à des fans qui suivaient déjà assidûment le projet.

Avez-vous trouvé votre nouvelle musicienne?
Oui. Il s'agit de Lucie Lefauconnier. Elle a son propre projet garage en français LOU.K, et j'ai été soufflé par sa personnalité musicale. J'ai hâte de reprendre la scène avec elle à nos côtés.

Votre prochain album « Delta » est en construction. Comment ça se passe?
Très bien. Le songwriting et la composition sont terminés, nous avons enregistré 70% de la matière. Il y a pas mal de nouveautés par rapport aux albums précédents: plusieurs titres sont chantés en français, et certains textes ont été écrits par Juliette (membre du groupe depuis 2018). C'est un chantier ambitieux, qui demande du temps. Et ça tombe bien, vu que la situation nous empêche de tourner ou de nous produire live, nous avons ce temps.

Qu'est-ce qui t'inspire?
Mes expériences personnelles, mes voyages, mes lectures, la géopolitique, l'art, la philosophie, l'astrophysique, la poésie. C'est varié. Chaque album possède sa propre trame narrative, et j'essaye de tisser des liens entre chacun d'entre eux.

Comment écris-tu? Est-ce qu'il y a un processus particulier?
Je n'ai pas de recettes toutes faites. Certains titres ou paroles me viennent assez rapidement alors que d'autres prennent des semaines voire des mois à vraiment prendre forme.
Souvent, c'est aussi une émotion vive qui me vient, comme un bouillonnement ou une pulsation à laquelle je tente de donner forme avec des sonorités.
Prends le titre « Spellbound Fields » sur l'album « Obscured by The Wind ». J'ai essayé de traduire mon ressenti face aux orages qui sévissent dans ma campagne natale lors des chaudes soirées d'été.


Crédit photo: Emilie Foudelman

Pourquoi écrire en français ?
Lors de mes tournées solo, je reprends « The Partisan » de Leonard Cohen
Leonard Cohen
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, avec ce merveilleux final en français. A chaque fois, quel que soit le pays où je me produis, les gens viennent me féliciter et me dire que je devrais chanter plus souvent dans ma langue maternelle. Au premier confinement, face à l'envie d'écrire un nouvel album et d'essayer de nouvelles choses, j'ai réalisé que je ne perdais rien à essayer. Et apparemment, selon les retours de mes proches qui ont entendu les maquettes de « Delta », j'ai eu raison de reprendre possession de ma langue maternelle.

Comment envisages-tu les 10 prochaines années?
Sans masque ni distanciation sociale, j'espère.

Si tu veux ajouter autre chose, n'hésite surtout pas.
Peux-tu dire à Erik (fondateur de SMA) que je l'aime toujours même s'il n'est plus aux commandes? Merci à toi et à toute l'équipe passée et actuelle pour votre soutien ces 10 dernières années.
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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière ve...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en ju...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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