HTRZ, le premier single balancé quelque temps avant la sortie de ce nouvel album mixé par Magnus Lindberg (CULT OF LUNA) annone un THOT aux nouvelles dimensions. Les ambiances urbaines démultiplient la froideur que le groupe avait pris l'habitude de contrebalancer par une ombre vivante et organique.
Dédale est une autoroute noise traversant l'univers citadin de THOT. Blank Street en appelle à la verticalité, rappelant la tête levée qui se perd à la vue des buildings. Le monde végétale qui devait redécorer l'abondance bétonnée fait place à une mélancolie appuyée par un piano récurrent et des orientations Synthpop tendues (Traces).
Alors que THOT a su se nourrir d'influences nouvelles depuis 2005, la formation n'a jamais été aussi proche de la démarche de TRENT REZNOR ou NINE INCH NAILS. Une expression contemporaine d'un abandon humain au coeur de la cité.
The City That Disappears ne marque pas pour autant une cassure dans la démarche du projet. Parmi les huit compositions présentées, Rhythm.Hope.Answers et Citizen Pain sont autant de liens qui rappellent que le nouvel album est un prolongement des précédentes sorties.
Citizen Pain justement qui conclut cet album est un final sensationnel où THOT semble tout y condenser. Un paroxysme tangible est atteint par l'intermédiaire, dans un premier temps, d'une mélodie haletante pour dans un second temps se mouvoir en une tension musicale qui au terme d'un troisième temps se désintègre derrière un énorme mur du son saturé et fatal.
Même si cela peut paraître banal à dire, THOT affiche au fil du temps une maîtrise grandissante de son expression. La maturité est accrue de sortie en sortie. The City That Disappears est un album finement développé et homogène bien qu'un peu juste sur la durée tant l'intensité y est tenante.

Thot
Nine Inch Nails
Depeche Mode

Cult of Luna