Le groupe sera à Liège le 15 avril prochain pour un show que nous organisons avec PopKatari. Avant de voir les Américains sur scène, nous avons posé quelques questions à Scott Evans (chant et guitare).

Pouvez-vous présenter Kowloon Walled City, en quelques mots ?
Nous sommes un groupe d'Oakland, en Californie, près de San Francisco. On fait de la musique depuis presque 20 ans. On est bruyants, lents et plutôt déprimés.
Quelles sont vos principales influences (artistiques, musicales, philosophiques, environnementales, etc.) ?
À nos débuts, nous étions inspirés par trois groupes : Godflesh, Unsane et Shallow North Dakota. Mais c'était au tout début, et depuis, nous avons développé notre propre style. Plus d'espace, plus d'aération, moins de claustrophobie. Sur le plan philosophique, le groupe a toujours cherché à être réaliste et authentique : un matériel simple, pas de fioritures studio sur nos enregistrements.
Comment décririez-vous l'univers musical du groupe, aujourd'hui ?
Ça n'a pas encore fonctionné, mais peut-être bientôt.
Vos morceaux cherchent-ils à raconter quelque chose de concret ou à évoquer des états émotionnels ?
Musicalement, ce groupe fait surtout des chansons lentes et mélancoliques, mais je dis toujours que je veux que nos morceaux aient une certaine énergie, même quand ils sont très lents. Quant aux paroles, j'en écris la plupart, mais je ne me considère pas comme un grand écrivain. Du coup, nos chansons sont souvent un patchwork d'inspiration familiale et amicale, de livres et de sujets divers que j'ai lus.
Vous avez presque 20 ans d'existence. Quels sont les moments forts ?
Il y a mille petits moments. On apprécie tous vraiment d'être dans ce groupe. Ces gars sont de vrais amis et j'adore faire des choses avec eux. J'essaie de me souvenir de quelques détails. Notre premier concert à Londres. Jouer pour WFMU dans le New Jersey. Un concert DIY à Barcelone pour l'anniversaire d'Ian. Filmer et enregistrer deux morceaux en collaboration avec Town Portal. Attendre sous la pluie avec Fight Amp dans un garage avant de jouer. L'arrivée de Bryan comme ingénieur du son. Aller voir des matchs de baseball entre les concerts. Jouer un hommage à Shallow North Dakota à Toronto. Il y a mille petits moments.

Crédit photo : Thierry Loustauneau
Vous travaillez plutôt en groupe ou individuellement ?
Les deux. Jon et moi passons beaucoup de temps à commencer des chansons, et tout le groupe passe beaucoup de temps à les terminer.
Votre tournée en Europe commence dans quelques jours. Quel est votre état d'esprit à ce sujet ?
À peine préparée et très excitée.
Partir en tournée est-il un plaisir ou une corvée ?
Nous ne partons pas souvent en tournée, alors c'est un vrai plaisir, même quand c'est beaucoup de travail, même quand c'est difficile. J'adore découvrir de nouveaux endroits avec mes amis, j'adore les longs trajets en voiture, j'adore le café.
Je crois que vous n'avez jamais joué en Belgique. À quoi pouvons-nous nous attendre lors de votre concert du 15 avril ?
Nous allons probablement dépasser la limite de décibels à maintes reprises et faire de mauvaises blagues entre les chansons tristes.
Y a-t-il des groupes ou des artistes belges que vous aimez ?
J'adore le dernier album d'Oathbreaker. L'année dernière, j'ai rencontré Fervents pendant leur enregistrement à Oakland. Des gens super sympas et un groupe génial. Si vous connaissez d'autres groupes originaux et talentueux, n'hésitez pas à me les faire découvrir !
Un nouvel album est-il en préparation ?
Très lentement, mais oui.
Voulez-vous ajouter quelque chose pour terminer ?
Merci!

Kowloon Walled City
Godflesh
Shallow North Dakota
Oathbreaker