Reportage

Metal Méan : un kebab de la mort, des pieds nus et des petits chatons

Méan (Metal Méan Festival), le 17-08-2019

Mardi 20 août 2019

Samedi, 11h. Je suis dans la file en attendant l’ouverture des portes. Le Metal Méan commence à chaque fois comme ça. Parce que je ne veux pas être en retard pour le premier groupe qui est toujours une très bonne découverte. Au-dessus
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, cette année. Audn
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, l’année dernière. Uada
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en 2017.

Dans la file, j’entends dire que la soirée cover de la veille a fait carton plein avec une super prestation de Pilgrims et quelques 500 personnes présentes dans le public.
Ça y est, ouverture des portes ! Go to Les Oiseaux s'entêtent pour un kebab de la mort. 100% vegan. 100% miam. Je suis parée pour la journée !



Le site commence à se remplir. Pour ses 15 ans, le Metal Méan Festival a vendu 1.800 préventes. Pas mal. Plus les quelques entrées achetées sur place le jour même, le site a accueilli près de 2.000 personnes.

Au-dessus
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monte sur scène et lance les hostilités. Se succéderont : Zuriaake
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, Mephorash
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, Incantation
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, Asphyx
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, Bloodbath
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et Tormentor.

Une affiche cohérente avec un son que j’ai trouvé top. Un chapiteau plus haut et plus grand pour permettre à un plus large public de voir la scène. Un site qui s’agrandit chaque année de m² en m² mais qui finit par se retrouver coincé par les champs.

En parallèle de la musique, le Méan c’est aussi l’occasion de voir du monde, de revoir certaines têtes, de papoter. Je partage avec vous quelques-unes de mes rencontres.

Par exemple, celle avec Vincent. Après avoir essayé de me faire croire qu’il voulait devenir vegan, alors qu’il ne mange jamais un légume ni un morceau de tofu, il me dit que le Méan, ça change des gros fest à pognon. « Beaucoup de connaissances et de bières, ajoute t-il. Le public reste assez pointu, death old school et black underground. C'est différent des autres festivals, le Méan est simplement unique. »



Un peu plus tard, je discute avec Sandrine, bénévole. Pas spécialement fan de metal mais qui revient depuis plusieurs année pour l’ambiance.
« Je le faisais surtout pour donner un coup de main et pour voir l'envers du décor, dit-elle. Maintenant je le fais pour l'ambiance entre les bénévoles et les festivaliers! Tout le monde est de bonne humeur, rigole et passe un bon moment entre potes à regarder les concerts. Je recommencerai sans doute l'année prochaine. »
Le Méan fonctionne grâce à 130 de bénévoles, majoritairement des gens du village. Gestion du camping, du bar, de la restauration, entretien du site, transport des artistes vers les hôtels et les aéroports, etc.



J’ai rencontré aussi Michel, mieux connu sous le nom de Bal Musette, batteur de Black Bleeding. Ce gars vit pieds nus. Tout le temps. Il conduit même pieds nus. « Sauf pour travailler. Parce que les chaussures de sécurité sont obligatoires », précise-t-il. Une devinette circule d’ailleurs à propose de Bal Musette. « Qu’est-ce qui est écrit sous la plante de son pied ? » Réponse : Tama.

Un peu plus tard, j’ai eu droit à un cours de sexologie par Christophe. Il m’a dévoilé des trucs secrets qu’il a appris dans des livres. Deux astuces pour multiplier par dix les orgasmes féminins. Une à effectuer par votre partenaire au moment de la pénétration vaginale, une autre par l’utilisation combinée du majeur et de l’annulaire. Pour plus de précisions, contactez-moi en mp, je vous mettrai en contact avec l’intéressé.



Puis, à un moment, je n’ai plus vu Elodie. « J’ai été coincée dans une toilette pendant une dizaine de minutes, me raconte-t-elle. J'ai été bloquée parce que le truc pour nettoyer les toilettes s'est mis devant ma toilette après que j'y sois entrée et ce truc prenait toute la place dans l'allée. Donc, pas moyen d'ouvrir la porte. Pas mon meilleur moment du festival. Grande solitude. »

J’ai également entendu parler d’un sauvetage de trois chatons abandonnés dans une boîte aux abords du site et récupérés par une bande de potes metalleux au cœur tendre. Les petits chats ont été apportés au personnel de la sécurité qui les a réchauffés et nourris. Tous ont été adoptés dont le petit chat noir qui a été baptisé « Méan ».



Petit bémol. Nettoyage permanent du site par des bénévoles et utilisation de gobelets réutilisables. Top. Par contre, il faut payer pour boire un verre d’eau en bouteille, dommage, l’eau de distribution n’est pas potable à Méan ? Du coup, je trouve que l’effet « save the planet » est un peu gâché par les bouteilles en plastique proposées pour les eaux et les boissons du géant des boissons sucrées cancérigènes.

À noter aussi que la fin a été dure pour certain… Notamment pour celui dont la voiture s’est retrouvée dans le fossé en sortant du champ qui faisait office de parking. Le propriétaire, après avoir essayé de demander de l’aide pour porter sa voiture, a été contraint d’appeler une dépanneuse. Ben oui.

Pour terminer, j’ai essayé de savoir si des groupes étaient déjà prévus pour 2020. Gaultier, un des organisateurs, n’a pas voulu me dire grand-chose à part qu’un groupe était effectivement déjà booké. Je sais juste qu’un des musiciens de ce groupe fait partie d’un autre groupe qui s’est déjà produit au Metal Méan. Ça me fait une belle jambe… :-)
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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évèn...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrièr...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe e...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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