Grand Morbid Funeral c’est une ode ; une ode à la gloire du Death metal suédois d’antan, celui des Entombed et autres Dismember. Après un The Fathomless Mastery plus touffu, Bloodbath revient en effet à un rendu plus cradingue, plus direct. En cela, avoir choisi Nick Holmes pour colorer ces morceaux de son chant primitif constitue une bonne pioche, en tout cas s’avère très cohérent, y compris pour les mid tempo tels que Church of Vastitas ou Grand Morbid Funeral, sans qu’il s’agisse forcément des morceaux les plus réussis de l’album.
Car si Grand Morbid Funeral peut se révéler quelque peu linéaire (aucun tube ne se détache réellement), on se délecte des mélodies sinistres dispensées çà et là, que l’on voudrait en encore plus grand nombre encore. Massif, épais, l’album est méchamment efficace (Total Death Exhumed) et la brutalité reste de mise (Let the Stillborn Come to Me ou Beyond Cremation). Une ambiance horrifique bien rendue, notamment par quelques breaks aussi délectables que maladifs, laissant pointer l’autre groupe de Jonas et Anders (Katatonia) comme sur les réussis Mental Abortion ou His Infernal Necropsy.
Haut de gamme, l’éloge du Death made in Sweden par Bloodbath fait toujours son petit effet. Avec un changement de chanteur finalement très cohérent dans le concept initié par cet l’album (mais qui reste à apprécier en live au regard du reste de la discographie), Bloodbath sort un joli méfait, délectable, sans toutefois qu’il n’atteigne les plus hauts standards auxquels ce all-star band peut logiquement prétendre.
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Hypocrisy

Vallenfyre


