Reportage

Grind Here – Right Now ! The Birthday Fest reloaded edition

Trèves (Exhaus), le 22-11-2014

Lundi 24 novembre 2014

Pour la deuxième année consécutive, la gentille fête d’anniversaire de Mario (Katatonie) et Daniel (Boiler), des figures de la scène locale, prend la forme d’une journée de festival à vocation Grind. A nouveau très pointue, l’affiche rassemble le meilleur de l’underground pour le plus grand plaisir des amateurs du genre qui, une fois encore, sont présents en nombre, certains parcourant plusieurs centaines de kilomètres pour l’occasion.



Arriver à l’Exhaus en ce samedi après-midi c’est réaliser immédiatement qu’un festival Grind bat son plein. L’affluence, déjà très correcte, se partage entre puristes du style, Death metalleux, Punks et autres amateurs de culture underground. L’organisation est souriante et ultra détendue – on récupère même avec le bracelet d’accès un CD gratuit compilant les groupes à l’affiche. C’était déjà le cas l’année dernière, et ce genre de détails fait toujours très plaisir. Le merch est bien présent, et à prix démocratique : le tshirt du festival s’échange contre dix Euros, un prix que l’on retrouve sur la plupart des stands. Et la bière coule à flot…

J’ai déjà malheureusement raté Dirty East Godverdomme, et Captain Caveman vient d’achever son set. J’entame donc les festivités avec World Downfall
World Downfall


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de Cologne... et sa basse hyper saturée. De quoi renforcer l’aspect "gros son" qui caractérise peut-être ce groupe, mais qui ressemble pour le coup surtout à un mauvais réglage. Ceci combiné au chant à côté de la plaque (difficile de reconnaître les versions studio), on obtient là un concert pas des plus réussis. Dommage, le groupe était hyper motivé…

Comme l’année dernière, le festival se tient sur deux scènes : celle du Grosses Exil (la grande salle de l’Exhaus) où vient de se produire World Downfall
World Downfall


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, et celle du Kleines Exil, beaucoup plus petite, qu’investit alors Famine
Famine


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. Annoncés il y a quelques mois maintenant en remplacement de Jesus Cröst, Famine est un duo sonique qui jouit déjà d’une belle réputation dans le milieu. Il faut dire que leurs morceaux sont plutôt créatifs, proposant ce qu’il faut de variation de rythme pour accrocher. Dommage cependant de devoir subir autant de temps morts entre chaque titre (en matière de Grind, un petit temps mort c’est déjà un titre de moins à jouer !).



Une praline en en amenant une autre, l’enchainement avec Infest (FR)
Infest (FR)


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sur la grande scène fait très mal. En provenance directe du Pays Basque (et en pleine tournée), Infest (FR)
Infest (FR)


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délivre un show absolument mortel. Ces mecs ont tout compris et leur fureur fait plaisir à voir. Pour avoir discuté avec le groupe dans la soirée, Infest (FR)
Infest (FR)


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a particulièrement apprécié l’ambiance qui se dégageait lors de leur concert... ça tombe bien, le public aussi !

Je rate le concert Onanizer
Onanizer


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le temps de faire une pause bienvenue, et revient dans la grande salle pour Massive Assault
Massive Assault
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. Ce groupe, qui sonne beaucoup plus Death que Grind à la base, voit sa sonorisation un peu perturbée par les basses, à l’instar de World Downfall
World Downfall


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. On profite quand-même de leurs particularités, comme ces quelques passages bourrins alternés avec d’autres presque mélodiques (j’insiste sur le ‘presque’), toujours soutenus par un chanteur complètement dedans (il n’y a qu’à voir ses yeux semi révulsés !). Le groupe vient de faire quelques dates intéressantes dans sa Hollande natale en compagnie de Vallenfyre
Vallenfyre


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notamment, de quoi maintenir le cap !

Décidément, cette petite scène est foutrement intéressante : l’espace bien plus compact apporte une autre dimension aux concerts qui s’y tiennent, ce qui prend tout son sens pour du Grind. Et avec un groupe comme Eastwood
Eastwood


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on en prend évidemment plein la tronche. Au top, le concert des Allemands est bourrin, violent, prenant. Une réussite célébrée par le public avec un pit très vivant.

Le festival programme cette année quelques légendes, dont Mindflair
Mindflair


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. Assez groovy, tout en restant bien lourds, et dotés d’un chanteur versatile et charismatique, les Allemands envoient un set foutraque mais réussi. Et manifestement en terrain conquis, puisque le public adhère du début à la fin.



Si certains des groupes précédents ont parfois connus de petits soucis techniques, ce n’est rien en comparaison de Agathocles
Agathocles


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, qui retarde tout le timing de trente minutes au moins, le temps de régler un problème de câbles. Dommage, car une fois le concert démarré impossible de nier que les maitres du Mincecore savent y faire ! On reconnait même quelques hits du groupe, dont l’un sera servi en duo final avec le frontman de World Downfall
World Downfall


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.



Le running order du festival étant désormais méchamment chamboulé, Inhumate
Inhumate


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a déjà commencé son set sur la grande scène. Venus prendre leur revanche sur l’année dernière (un problème technique avait violemment écourté leur concert), Inhumate laisse parler sa poudre habituelle, bien connue des grindeux francophones venus en nombre ce soir.

On reste d’ailleurs en France avec Chiens
Chiens


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, un groupe qui a déjà beaucoup fait parler de lui grâce à ses concerts (cf les échos du Bloodshed fest 2012 ou du dernier Obscene Extreme Fest) et ses sorties studio. A l’image de Keitzer
Keitzer


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l’année dernière au même endroit (dans un autre style), Chiens
Chiens


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livre un concert absolument énorme d’intensité. Tout le groupe semble habité par son Grind, et l’assistance bien compacte montre que Chiens
Chiens


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méritait sans doute sa place sur la grande scène. Le public demandera un petit bonus, servi avec le morceau Being An Asshole. Un des concerts de la journée !

Clairement une légende du Grind en Allemagne, ayant publié quantités d’enregistrements (EP ou LP classiques, mais aussi live et répétitions en tout genre), Yacöpsae
Yacöpsae


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réunit ce soir une assistance bien fournie sur la grande scène. Avec son identité bien marquée, des morceaux parfois surprenant (Frost par exemple, et son début en douceur contrastant avec une suite plus enlevée) Yacöpsae
Yacöpsae


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tient bien la scène. Le groupe se paye même le culot de ne pas jouer sa reprise de Boys don’t cry puisqu’aucun volontaire ne se manifeste pour interpréter le morceau sur scène ! On aurait clairement bien aimé entendre cet air de The Cure, mais un nouveau titre est dévoilé en compensation.

Réunissant moins de monde que d’autres groupes ayant joué plus tôt, les Belges de Punished Earth
Punished Earth


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(encore un groupe en mode duo) officient aussi dans un style plus lourd et brutal que leurs collègues du jour. Quelques riffs incisifs, des vocaux profonds, pour un set réussi mais sans plus. Le créneau alloué au groupe n'étant pas des plus faciles, il est vrai...

Placés en tête d’affiche ce soir, The Afternoon Gentlemen
The Afternoon Gentlemen


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livrent une énorme prestation sur la grande scène. Avec leur chanteur qui fait un peu penser (au niveau look et gestuelle) à celui de Blockheads
Blockheads


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(qui occupait le même slot l’année dernière), les Anglais démontrent ce qu’est un concert de Grind réussi. S’appuyant sur leurs excellents morceaux et sur un son à l’avenant (même si, forcément, tous ces groupes de Grind ont davantage qu’un dénominateur commun après une telle journée), le show est juste jouissif. Si la doublette Grind In The Mind / Mind in the Grind valait à elle seule de rester pour voir ce set, c’est bien une coupure générale de son qui viendra interrompre nos Gentlemen à minuit ! Le retard accumulé ayant, il est vrai, bien perturbé les cadences préétablies.

La fatigue se faisant bien ressentir, on en tiendra pas rigueur à l’organisation (et désolé pour Iron Bastards
Iron Bastards


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qui joua finalement 45 minutes plus tard sur la petite scène), qui nous a proposé à nouveau un festival très attachant, voire carrément jouissif par moment.

Objectif atteint : la dose de Grind est massivement délivrée par ce Grind Here - Right Now ; une véritable petite fête pour le style. Vivement l’année prochaine !


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