Bonne nouvelle, on retrouve dans Splinters tous les éléments de A Fragile King ayant pu plaire aux amateurs : du Death old-school, bien gras, aux sonorités typiquement suédoises à la Entombed ou Grave, mais doté d’influences Doom aussi palpables que moites, donnant à la musique de Vallenfyre ce côté lourd, noir et aussi personnel que séduisant.
Sur Splinters, Vallenfyre se sert aussi de ses acquis pour proposer un peu de neuf avec des titres plus véloces et agressifs (Cattle ou Thirst for Extinction), ou au contraire encore plus sinistres (Bereft et ce violon enchanteur), et tous teintés par la voix encore plus caverneuse, si c’était possible, de Gregor Mackintosh .
Globalement plus brutal, plus sombre, Splinters donne l’impression que ses musiciens ont plongé dans un bain de jouvence pour y trouver une inspiration aussi ancienne que sa musique parvient à sonner si moderne, avec ce croisement entre le meilleur du Doom et du Death.
Un effet magnifié par l'excellente production de Kurt Ballou. A vrai dire, si l'on n'attendait peut-être pas l'Américain dans un tel registre, on aimerait désormais le revoir à l'oeuvre, pourquoi pas avec un groupe comme God Macabre (cf l'intro Scabs, qui rappelle joliment Winterlong)
Avec autant de qualités, Splinters parlera autant aux amateurs de la scène extrême européenne du début des années 90 qu'il pourra rapatrier les plus jeunes biberonnés au Death moderne.
On attend maintenant le groupe de pied ferme sur scène, si possible pour davantage que quelques dates en festival uniquement : ça tombe bien, Vallenfyre a la bonne idée de tourner avec Bolt Thrower cet automne, et promet d’autres dates à venir. De quoi donner encore plus consistance à un groupe qui, avec une telle sortie, n’en manque déjà pas.
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Grave
Asphyx
NecroWretch
Vallenfyre

