Reportage

Opeth, entre puissance et efficacité!

Bruxelles (Ancienne Belgique), le 17-11-2016

Lundi 21 novembre 2016



Après être venus en novembre 2014 à l'occasion de la sortie de leur onzième album, Pale Communion, être revenus ensuite en octobre 2015 lors de la tournée anniversaire des 25 ans de carrière du groupe qui coïncidait également avec les 10 ans de son album Ghost Reveries, à peine un an plus tard, voilà que les Suédois de Opeth
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étaient une nouvelle fois de retour l'Ancienne Belgique, mais cette fois avec Sorceress sous le bras, leur douzième plaque sortie en septembre. Bref, depuis trois ans, Opeth
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a ses petites habitudes annuelles au 110 du boulevard Anspach et ne se lasse pas d'y revenir. Du côté du public, même si le groupe reste une valeur sûre de la vague death/prog, on ressent par contre une petite lassitude puisque, une fois n'est pas coutume, l'AB n'affichait pas complet pour l'occasion. Qu'à cela ne tienne, en un peu moins de deux heures, Mikael Åkerfeldt et sa bande auront fourni une show tout à leur image, à la fois grandiose et caractérisé par une puissance, lente, mais efficace.


Avec un début de show à rendre un aveugle épileptique, le quintet originaire de Stockholm arrive sur scène avec sa fameuse reprise de ''Through Pain to Heaven'' de Popol Vuh couplée, cette fois, avec le titre éponyme de son nouvel album, ''Sorceress''. Impossible de tenir les yeux ouverts tant les lights sont agressives. On se dit alors qu'on est parti pour un véritable calvaire visuel, ce qui, heureusement, sera au final loin d'être le cas. On profite de ce premier titre pour glisser au passage qu'avec Sorceress, Opeth
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nous livre sans doute son album le plus abouti depuis son virage vers un metal beaucoup plus prog. Et si les fans de la première heure se sentiront peut-être toujours désabusés, voire frustrés, ceux du Opeth
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nouvelle mouture auront là de quoi se rassasier.

Enchaînant directement avec ''Ghost of Perdition'', titre d'ouverture de l'album Ghost Reveries, la clique à Mikael Åkerfeldt tape fort et nous rappelle au bons souvenirs qu'elle sait également pousser le tempo dans ses retranchements. Et de retranchements, il en est encore plus question lorsque Opeth
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balance les premières notes de ''Demon of the Fall'', titre nous ramenant en 1998 et à la sortie de My Arms, Your Hearse, troisième fait d'arme du combo suédois alors en pleine période Death, avec un grand D.



Après cette entrée en matière, le petit Mikael en profite pour retomber dans son petit travers et se lance alors dans une première intervention dont lui seul a le secret, mais qui, surtout, dure souvent un brin trop longtemps. De ce genre de petit laïus, il nous en offrira quelques-uns, un chouïa trop nombreux à notre goût et, également, à celui de ses acolytes qui, pendant ces moments de logorrhée, attendent patiemment que le temps passe. Résultat, le show se vit en dents de scie et l'intensité des morceaux retombe souvent tel un soufflé abandonné sur le coin du four.

A côté de ça, Opeth
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nous offre une prestation des grands soirs, qui, heureusement, aura magnifiquement été agrémentée et surélevée par un light show performant et loin de faire guise de pâle artifice. Niveau setlist, le groupe, actif depuis 1989 (!!!), a de quoi s'amuser. Entre le calme (et, il faut dire, ennuyeux) ''In My Time of Need'' sorti de l'album Damnation (2003) et le fracassant ''Heir Apparent'' extirpé de l'excellent Watershed (2008), Opeth
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pourrait nous livrer une setlist kilométrique qui serait loin d'être soporifique.

Avant le rappel, les cinq lascars nous offrent un ''The Grand Conjuration'' (Ghost Reveries - 2005) tiré en longueur et terminent leur set en apothéose. Clap de fin, les ''We want more'' résonnent dans une AB désormais gonflée à bloc. A peine quelques petites minutes suffisent pour faire revenir un Mikael Åkerfeldt à pas de loup. Opeth
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nous susurre alors, en véritable cerise du le gâteau, un petit ''Delivrance'' (2002) de derrière les fagots. Quinze minutes plus tard, la messe est dite. Controversé ou pas, adoré ou détesté, Opeth
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est bien toujours là, en véritable patron et ce n'est visiblement pas prêt de s'arrêter!
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