Reportage

The Sound of Revolution - le nouveau rendez-vous hardcore annuel indispensable

Eindhoven (Klokgebouw), le 04-11-2017

Vendredi 15 décembre 2017

The Sound of Revolution, 4 novembre, Eindhoven : voilà une date marquée depuis bien longtemps dans notre agenda. La première édition du festival en 2016 avait déjà fait une forte impression dans le monde du hardcore avec une affiche digne du This Is Hardcore avec des groupes tels que Life of Agony
Life of Agony


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et bien d’autres. Inutile de préciser les raisons pour lesquelles The Sound of Revolution était sold out un mois avant le jour J.



Les attentes pour 2017 étaient donc extrêmement élevées et c’est sans surprise que Loud Noise, l’agence de booking en charge de l’événement, nous a mis des étoiles dans les yeux dès l’annonce des premiers noms. D’ailleurs chaque annonce devenait de plus en plus excitante : vu que le festival collectionnait les dates européennes exclusives, c’était devenu un challenge de deviner le prochain groupe annoncé. L’impossible n’était plus si impossible ! L’affiche finale a bluffé tous les fans de hardcore, avec pas moins de 21 groupes dont cinq exclusivités, répartis sur trois scènes différentes. Pas moins de 6000 personnes venant de 43 pays différents ont eu la chance de dégoter un ticket pour le prestigieux événement, un nombre record pour un festival en salle. Nous faisions partie de ces milliers de personnes. Voici notre expérience du Sound of Revolution 2017 !

C’est après une attente plus ou moins longue sous la pluie qu’on se réjouit de mettre les pieds à l’intérieur du Klokgebouw … et qu’on découvre les noms pour l’édition 2018 du festival : Mushmouth (date européenne exclusive pour 2018), No Turning Back
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(concert d’anniversaire pour les 10 ans de “Stronger”), The Templars, GBH
GBH


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et Perkele. Une mise en bouche plus qu’appétissante !

Arrivés à 14h à Eindhoven, nous sommes tristes d’avoir raté les premiers groupes de la journée, mais il était fort compliqué d’arriver plus tôt et la file dehors nous a retenus. On se console comme on peut en se disant que les groupes que nous avons ratés sont des groupes qu’il est possible de revoir prochainement (comme Slander, Knuckledust
Knuckledust


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et Wisdom in Chains
Wisdom in Chains


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).


Ambiance sur la Main Stage par Bart Heemskerk

On part se perdre dans tout le Klokgebouw pour prendre connaissance des trois salles : une grande salle avec barrières (Main Stage), une grande sans barrières (True Spirit Stage) et une petite scène (War Zone), ajoutée en dernière minute, pour pouvoir faire jouer plus de groupes et donner de la visibilité à des groupes locaux. Une chose est sûre, il y a du monde partout et cela fait chaud au coeur de voir tant de gens venir du monde entier pour un événement hardcore. Si on sait que beaucoup de têtes familières sont présentes, il est pourtant pratiquement impossible de les repérer parmi la foule. C’est un peu dommage, mais c’est inévitable pour un événement d’une telle ampleur.


Hawser par Martina Wörz

Une bière et une ballade plus tard, notre coeur nous pousse à aller sur la petite scène pour voir Hawser
Hawser
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. Représentant la scène locale à côté d’un line up international, la pression est lourde sur les épaules du groupe hollandais. Leur stress est injustifié car au bout d’un riff, toute la salle est conquise. On ne ressent aucunement les 16 heures alors qu’on aurait facilement imaginé une heure supplémentaire pour que le public se réveille. La qualité du son y est probablement pour quelque chose, parce que, chose rare dans les concerts de hardcore, il est vraiment très bon. C’est dans cet excellent contexte que tous les meilleurs morceaux de Tough Love et de Young and Restless passent mieux qu’une lettre à la poste face à ce public déjà fort réceptif.

On ressort plutôt impressionné et de bonne humeur après ce si réussi premier set. Ce premier concert n’annonce que de bonnes choses pour la suite ! On s’extirpe hors de la salle comme on peut car la foule est très dense et les lieux de passages forts étroits et on se décide de prendre un peu l’air.


Backtrack par Michelle Olaya

Etant donné qu’il n’y a pas une minute de répit et que tous les groupes s’enchainent, on s’est vite fait dépasser par le temps. On arrive à capter la fin de la prestation de Backtrack
Backtrack


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. Cette fois-ci nous sommes devant la grande scène sans barrière, la True Spirit Stage. Il est assez impressionnant de parcourir cette immense foule en train de regarder le groupe. La salle est tellement gigantesque et il y a tellement de monde que quelques minutes sont nécessaires pour enfin s’approcher de la scène et pour découvrir le public s’en donner à coeur joie. On sent l’enthousiasme chez Backtrack
Backtrack


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, qui n’a pas mis les pieds en Europe depuis un long moment, on sent qu’ils sont heureux de nous présenter leurs nouveaux morceaux. On a eu la chance de découvrir Bad To My World en live (leur album maintenant officiellement sorti) et ça n’annonçait que de bonnes choses. Their Rules permet à tout le monde de chanter en coeur pour la dernière fois et on quitte la True Spirit Stage pour un court moment avant de voir No Warning
No Warning


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.


No Turning Back par Martina Wörz

No Turning Back
No Turning Back


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est le prochain groupe sur notre to do list. Nous ne voulions pas rater cette prestation pour deux raisons : il célébrait leurs 20 ans et on voulait voir Martijn, l’organisateur du festival et frontman du groupe, à l’oeuvre sur la Main Stage. Les légendes du hardcore européen occupent la scène principale, ce qui représente à la fois un honneur et un défi. Ce soir ils sont obligés de mettre le paquet car tout fan de hardcore a de multiples chances de les voir, il faut qu’ils marquent le coup. La foule est au rendez-vous, le groupe donne toute son énergie, le son est impeccable … Mais le seul piment que le groupe a pu rajouter est un lancer de confettis toutes les cinq minutes. Au début c’est plutôt fun, mais au final, cette mise en scène est très superficielle et ces confettis ressemblent surtout à de la poudre aux yeux. Cette mise en scène est soit un peu trop pauvre et ils devraient préparer une mise en scène plus élaborée, soit ces confettis sont déjà de trop et le groupe aurait dû viser la simplicité et l’efficacité d’un concert hardcore. Faut-il faire tout un spectacle pour un bon concert de hardcore ? C’est un débat que nous n’aurons pas ici, mais ce soir nous aurions tendance à dire non !


No Warning par Josi Hoffman (Holding.The.Moment)

Heureusement que No Warning
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viendra sauver la mise. Ce set exclusif européen, c’était la cerise sur le gâteau. Rappelons que leur passage à l’Ieperfest en 2014 était leur tout premier concert en Europe et qu’en 2015 ils étaient revenus pour uniquement trois dates, deux au Royaume Uni et une à Utrecht. Autant dire que le public attendait ce moment avec autant d’impatience qu’un enfant attend ses cadeaux de Noël. Dès les toutes premières notes de Behind These Walls, premier morceau de leur album classique Ill Blood, les premiers rangs se retrouvent dans un chaos total et cette ambiance festive ne retombera pratiquement pas pendant les 30 minutes à suivre. A vrai dire, il était difficile de résister à l’envie d’aller tout devant, alors que le son allait si fort et qu’il a probablement détruit la moitié de nos tympans. Leur set, reprenant les meilleurs titres de Ill Blood et de leur nouvel album Torture Culture, aura très clairement marqué cette soirée. Chaque chanson est attendue par la foule et chantée en coeur, les pieds volent dans la fosse à chaque breakdown. Bref, No Warning
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nous prouve par A + B que la logique “simple et efficace” est la combinaison gagnante ce soir.


100 Demons par Martina Wörz

Même si on a mal partout, il est impensable de louper 100 Demons
100 Demons


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sur la War Zone. Déjà, on se demande : qui a eu cette folle idée de faire jouer 100 Demons sur une scène aussi minuscule ? Faut-il rappeler à l’organisation que le groupe n’avait plus mis les pieds en Europe depuis ce qui semble une éternité et que le public n’arrête pas de parler d’eux depuis que le groupe a été annoncé ? On se retrouve scotché au devant de la scène vu l’affluence dans cette minuscule salle bien trop remplie. Les fans du groupe sont plus que prêts lorsque le groupe du Connecticut monte sur scène. Rapidement, la foule s’enflamme et se décharge de la frustration de n’avoir eu aucune possibilité de voir le groupe pendant 13 ans. Références en matière de metalcore, les Américains déferlent les riffs violents et dévastateurs de leur album éponyme et de In The Eyes of the Lord : Never Surrender Virtue et Time Bomb pour ouvrir la danse, Infected pour presque commencer une émeute générale et Forsaken pour donner le coup de grâce. Veni, Vidi, Vici : 100 Demons
100 Demons


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, c’était un sans-faute auquel nous avons survécu !


Cold World par Martina Wörz

On commence à fatiguer sévère après avoir survécu à des performances aussi musclées quand on se dirige vers la True Spirit Stage pour voir Cold World
Cold World


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, initialement prévu en en même temps que 100 Demons
100 Demons


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. Si tout le monde est ravi du changement d’horaire du festival, on a du mal à digérer la qualité de leur prestation, ou plutôt le manque de qualité. Dans ce cas-ci, heureusement que leurs fans étaient charmés par leur musique, peu importe le morceau joué car Cold World n’est pas à la hauteur techniquement. Les Américains commencent en force avec l’enchainement de Cold World, the Real Deal et Refuse to Loose pour continuer avec tout le meilleur de Dedicated To Babies Who Came Feet First, No Omega et How the Gods Chill. C’est Low Places, chanté à plein poumon par les premiers rangs, qui mettra fin à ce semi-massacre semi-bonheur. Il est vraiment triste et perturbant de voir un groupe qu’on apprécie autant sur CD venir en Europe pour une date exclusive et ne pas assurer techniquement.

C’est sur cette note à la fois positive et amère que nous quittons le [b]Klokgebouw[/b] car les circonstances ne nous ont malheureusement pas autorisé à rester plus longtemps. Nous aurions beaucoup aimé profiter encore plus de cette affiche exceptionnelle, mais c’est impossible dû aux longs trajets de retour.


Photo part Bart Heemskerk

Nous repartons partagés entre deux sentiments. D’abord, le sentiment de trop peu : trop peu de moments pour souffler entre les groupes, trop peu de groupes vus sur cette affiche à couper le souffle … Mais aussi le sentiment de trop plein : trop de groupes, trop de gens, trop grandes salles... Pour un festival de hardcore, il est sûr et certain que The Sound of Revolution est unique en son genre et qu’encore de nombreux éléments doivent être pris en compte et d’autres dispositifs mis en place.

L’organisation du festival a ses failles, mais au niveau de la musique, que ce soit au niveau du son ou des groupes, le festival met la barre très très haut et nous a fait passer un moment magique. On s’est faits très bien accueillir et ça ne donne envie que d’une chose : revenir. On est contents qu’une tel événement soit renouvelé pour une nouvelle édition car c’est une initiative assez incroyable et très ambitieuse pour le continent entier. A 2018, The Sound of Revolution !
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AUTEUR : Manon
Ancienne organisatrice de concerts et diplômée en communication. La musique est le centre de ma vie ... Voilà pourquoi je me suis mise à écri...
Ancienne organisatrice de concerts et diplômée en communication. La musique est le centre de ma vie ... Voilà pourquoi je me suis mise à écrire pour SMA : vous faire partager mes coups de coeur, mes mauvaises surprises et ses expériences. Attendez-vous à découvrir tout ce qu'il y a de meilleur au niveau de la scène hardcore en Belgiqu...
Ancienne organisatrice de concerts et diplômée en communication. La musique est le centre de ma vie ... Voilà pourquoi je me suis mise à écrire pour SMA : vous faire partager mes coups de coeur, mes mauvaises surprises et ses expériences. Attendez-vous à découvrir tout ce qu'il y a de meilleur au niveau de la scène hardcore en Belgique et ailleurs !...
Ancienne organisatrice de concerts et diplômée en communication. La musique est le centre de ma vie ... Voilà pourquoi je me suis mise à écrire pour SMA : vous faire partager mes coups de coeur, mes mauvaises surprises et ses expériences. Attendez-vous à découvrir tout ce qu'il y a de meilleur au niveau de la scène hardcore en Belgique et ailleurs !...
Ancienne organisatrice de concerts et diplômée en communication. La musique est le centre de ma vie ... Voilà pourquoi je me suis mise à écrire pour SMA : vous faire partager mes coups de coeur, mes mauvaises surprises et ses expériences. Attendez-vous à découvrir tout ce qu'il y a de meilleur au niveau de la scène hardcore en Belgique et ailleurs !...

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