Reportage

L’empereur Ihsahn envahit la Kufa

Esch-sur-Alzette (Kulturfabrik), le 06-11-2018

Mercredi 7 novembre 2018



A peine sorti des ces quelques dates spéciales ayant vu Emperor
Emperor


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interpréter en entier le sémillant Anthems to the Welkin at Dusk à l’occasion de quelques festivals (et surtout des 20 ans dudit album), Ihsahn
Ihsahn


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nous est revenu comme si de rien était, nouvel album sous le bras (Amr, sorti en mai), poursuivant ainsi son travail solo entamé il y a plus de dix années. Voilà donc une très bonne occasion de retrouver notre empereur norvégien sur les planches de la Kulturfabrik, pour un set qui sera donc plus personnel et intimiste que les quelques anthems entendus récemment sur les plaines de festival.



Mais évoquons d’abord le cas de Ne Obliviscaris
Ne Obliviscaris


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, qui accompagne Ihsahn
Ihsahn


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pour cette tournée et se voit donc de retour au Luxembourg (comme le précise le violoniste/chanteur Tim Charles) trois ans après sa première apparition, à l’époque à l’Atelier en compagnie de Cradle of Filth
Cradle of Filth


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(et oui...). Depuis, les Australiens, qui nous avaient régalés avec notamment les albums Portal of I et Citadel, ont sorti Urn, un album qui reprend peu ou prou leur formule maintenant bien établie. A savoir une musique variée, riche, souvent qualifiée de Metal progressif extrême dans laquelle le chant clair de Tim Charles répond aux growls de Xenoyr, et dans laquelle le violon de Tim Charles (encore lui) se mélange agréablement aux compos plutôt chiadées de Matt Klavins and co. Soit des caractéristiques que l’on retrouve sans sourciller lors de ce concert, jusqu’au côté un peu ‘too much’ que l’on a pu reprocher au groupe depuis Urn justement. Le set, pas forcément super bien sonorisé, reste néanmoins fort bien construit (cf les transitions opérées au violon, encore lui) et se suit avec beaucoup de plaisir par une partie de l'assistance manifestement venue pour les natifs de Melbourne en premier lieu. Convainquant !

Après un temps d’attente relativement minimisé, ce sont les boucles de Lend Me The Eyes Of Millenia qui retentissent dans les travées de la Kufa. Une intro rehaussée de fort belles lights, mais dont le mix fait craindre pour la suite. Heureusement, dès la réelle entame (tous growls dehors) la situation se rétablit presque et permet d’apprécier à sa juste valeur le petit tapping proposé en milieu de morceau. Il en va de même pour l’excellent Arcana Imperii (superbe refrain), lui aussi issu du petit dernier Amr et précédent la plus posée (et non moins planante) Samr. Est-ce à dire que notre ami Ihsahn
Ihsahn


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se lance dans un set dédié à son petit dernier ? Pas vraiment puisque la suite de ce concert lancé sur de fort bonnes bases sonores le voit piocher allègrement dans le reste de sa discographie, essayant d’alterner moments posés et passages plus écorchés. En atteste l’enchainement du growlé Pressure, issu de son album précédent (Arktis), avec le dramatique Hiber (qui personnellement me fait parfois penser à du Opeth
Opeth


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) , ou la doublette Pulse/Tacit plutôt bien trouvée entre lourdeur et introspection.



C’est à ce moment qu’Ihsahn
Ihsahn


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nous propose d’accélérer le mouvement avec un Until I Too Dissolve fort bien accueilli, sans parler de cet excellent Mass Darkness, twin guitars à l’affut. C’est donc au moment précis où on en prend plein les oreilles et que ce concert est définitivement lancé que l’on s'aperçoit que l’on en atteint déjà la « fin » puisque c’est déjà l’heure de la triplette emmenée par le furieux The Paranoid (inattendu à ce moment du set !), le plutôt bien repris Celestial Violence et le conclusif Wake, lui aussi issu de Amr.

Mais Ihsahn
Ihsahn


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n’est pas du genre à nous laisser ainsi en plan avec un discret au revoir. La pause vite expédiée, il nous revient déjà en demandant si l’on veut entendre quelque chose de plus heavy et dégaine à ce titre les anciens et furieux Frozen Lakes on Mars / A Grave Inversed avant l’étrange The Grave, signal de fin de ce concert maitrisé auquel n’aura manqué qu’un petit grain de folie pour être vraiment mémorable.




Remerciements à la Kulturfabrik
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