Certes le punk rock de DEADLY SINS est efficace avec son chant emmené par Stephanie Dougherty. Cette dernière s’était d’ailleurs déjà faite remarquée en compagnie de DROPKICK MURPHYS qu’elle accompagnait en tournée en 2002 ou en participant sur le single The Dirty Glass de ceux-ci. Mais ce Selling Our Weaknesses reste un tantinet trop conventionnel. Grey Skies Turn permettait de s’envoler très haut alors que le reste de l’album ressemble plus à une descente où l’excitation palpitante s’est estompée.
Les titres sont accrocheurs et l’album tient la route. On en attend d’ailleurs pas moins quand on sait que derrière DEADLY SINS et sa chanteuse se cachent Billy Brown qui a sorti 3 albums avec CRASH AND BURN, Brendan Maguire qui officiait au sein de REACH THE SKY ou Nathan Brice qui a déjà cogné les fûts pour THE QUEERS et THE GENERICS. Mais encore un fois, sous l’impact de Grey Skies Turn, on avait envie d’entendre un groupe déchaîné plutôt qu’une version plus réussie que l’originale de THE DISTILLERS.
Quoiqu’il en soit, Selling Our Weaknesses se hisse quand même au dessus de la moyenne. Le groupe développe son propre style alliant punk et street punk au féminin. Les titres sont variés et le groupe évite un mimétisme évident sur ses petits copains des DROPKICK MURPHYS, ROGER MIRET & THE DISASTERS ou THE LOST CITY ANGELS. Le soufflé retombe peut-être mais ses saveurs restent.
Il faut encore souligner le travail de production de Dean Baltulonis (THE BOUNCING SOULS, SICK OF IT ALL) qui a su conférer au groupe un son à la fois rude et mélodieux. Il a su garder l’efficacité punk tout en mettant en valeur les mélodies des guitares.

Dropkick Murphys
