Dans un magma fusionnel de double basses et des percussions endiablées, la musique du Singe Blanc, que l’on qualifiera aisément de tribale, dans le sens où celle-ci s’adresse — communique d’instinct à instinct (De celui du groupe à celui de l’auditeur). Elle se ressent bien plus qu’elle ne s’écoute, s’insinue aux plus profonds des boîtes crâniennes. Le Singe Blanc s’adresse directement aux différents et plus anciens instincts que l’évolution a enfouis en chacun de nous…
Comme depuis près de dix ans, Le Singe Blanc s’exprime par onomatopées formulées sur des rythmiques syncopées, totalement débridées voire carrément psychédéliques approchant parfois la convulsion.
Il faut du courage et de l’obstination pour apprécier l’univers totalement scabreux du Singe Blanc, beaucoup malgré une bonne volonté certaine, n’y arrive pas… peut-être faut-il simplement accepter la chose, cesser de vouloir trouver un sens ou un quelconque concept, se laisser porter par la rythmique et accepter de laisser notre évolution, notre cerveau cartésien, sur le coté et lâcher prise pour ainsi laisser place à l’animal (un singe blanc ?) qui sommeille en chacun de nous…
Baï Ho est accompagné d’un dvd présentant l’univers du Singe Blanc fait d’un bordel chaotique et foutraque sans pour autant n’être que cela car la majorité de ce dvd est consacrée à la tournée Chinoise que le groupe a accomplis au pays de la Grande Muraille en 2007. En cela ce dvd tient à la fois du témoignage mais également du travail documentaire…

Le Singe Blanc