Dès le premier titre, "Wall of Sound", le ton semble donné. Rapidité, virtuosité et puissance sont les maîtres-mots. Tout semble tourner autour du guitariste, pièce maîtresse de la formation hellénique mais, sans pour autant effacer les autres membres du groupe. Une osmose semble s'être emparée des différents instruments qui se complètent à merveille.
Si Firewind se revendique encore et toujours comme formation de power metal, on ne peut pas dire que Few Against Many soit l'archétype de l'album du genre. S'il reste encore quelques stigmates du style sur une bonne partie des morceaux, le groupe flirte bien souvent avec des tons plus heavy voire même de hardrock et se rapproche, au niveau du son, de formations comme Whitesnake (David Coverdale)ou Black Label Society(Zakk Wylde).
S'il a tourné avec un groupe comme Dragon Force, Firewind ne pousse pas (ou plus) la virtuosité à l'extrême comme peuvent le faire les Anglais. Gus G, guitare hero en puissance, ressemble de plus en plus à un Zakk Wylde un peu plus tendre plutôt qu'à un Herman Li (Dragon Force)speedé. Voilà peut-être la raison qui aurait poussé Ozzy Osbourne à le prendre comme guitariste live en 2011.
Firewind nous livre donc un album d'excellente facture qui pourrait être synonyme de maturité pour le groupe. Gus G, le virtuose, semble avoir trouvé le juste milieu et ne s'impose pas trop en tant que vedette du groupe même si chacun de ses solo est un réel régal pour les tympans. A noter également l'excellente collaboration entre le groupe et les violoncelles d'Apocalyptica sur le titre "Edge of a Dream".
Firewind
DragonForce

Black Label Society
Apocalyptica